Go West en cours !

Tout le week-end se déroule la 8ème édition du tremplin Go West.

Hier, six groupes se sont succédé, représentant autant d’esthétiques différentes.
Dans certains groupes le chant domine, comme Nana, jeune chanteuse aux influences soul mais qui compose en français, ou Rudy Ehrhart, à la voix taillée dans le cuir de son blouson. Épithélium propose des solos électro samplant des classiques présentés comme des « héritages » (Nina Simone et John Coltrane). Concentré au milieu de ses consoles, il contraste avec Light House, jeune groupe de rock indé très au contact avec le public.
Enfin, Mandakil a offert une conclusion éclatante à cette première journée : groupe à géométrie variable venu en partie du rock, il propose une musique faite d’ « éthiojazz » et de grooves africains, influencée par Mulatu Astatke. Le coup de cœur unanime, voire bluffé, du jury comme des spectateurs.

Nana pour une de ses premières scènes : elle a le fond rauque de la soul, mais il faut affermir la voix et apprivoiser les vibes.

Épithélium pratique une musique électro qui met en avant sa propre fabrique, avec de longs préludes des originaux avant les samples. C’est plaisant, mais pour l’instant peu adapté à la scène (ah ! si son sax avait été là !)

Voix veloutée et bon anglais, le jeune groupe Light House propose une musique qui roule mais qui gagnera certainement à travailler nuances et fréquences

Santiags blouson noir et cheveux longs, Rudy Ehrhart annonce la couleur. Ses chansons, qu’il co-compose, lui ressemblent. Sa reprise du « Pont Mirabeau », en rythme ternaire et mélodie monotone, en fait presque un chant de marinier

Energie à 2000 %, plaisir de jouer ensemble, virtuosité de tous : Mandakil a coiffé tout le monde !

Les auditions reprennent dimanche à 16h, c’est gratuit et c’est à l’espace Landowski !

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