Irène Nenner et Stéphane Magnan ont été tirés au sort parmi les candidats de GPSO pour siéger au CoDev de la Métropole du Grand Paris. Présentation.

Le CoDev, une instance de réflexion à long terme

En octobre dernier, Philippe Laurent annonçait que la création du Conseil de Développement de la Métropole du Grand Paris (CoDev). Il devait compter, sur 80 membres, 24 habitants issus des territoires. Le protocole de recrutement reposait sur les critères suivants :

  • Une stricte parité : deux représentants par territoire, un homme et une femme
  • Le volontariat : il fallait répondre à l’appel à candidatures lancé par le Forum Métopolitain
  • La citoyenneté pour tout bagage : le CoDev ne recherchait pas de personnalités qualifiées, mais des hommes et femmes de bonne volonté.

Ces habitants ont été tirés au sort parmi les candidats le 16 janvier dernier.
Moins un nouveau CESE qu’un cercle de réflexion à long terme, le CoDev cale son calendrier sur celui de la Métropole. Ses tout récents membres siègeront donc jusqu’en 2020, date de renouvellement.

Irène Nenner et Stéphane Magnan, les représentants de GPSO

Irène Nenner (Chaville) et Stéphane Magnan (Issy-les-Moulineaux) seront les représentants de GPSO dans cette instance. Ce que l’on appelle désormais le territoire T3 de la Métropole compte 300 000 habitants répartis en 8 communes.
Respectivement issus du monde de la recherche et du secteur bancaire, tous deux ont une claire vision de ce que doit être la Métropole du Grand Paris.

Stéphane Magnan, pour une métropole de taille internationale

Les expériences à l’étranger de Stéphane Magnan le conduisent à envisager la Métropole en regard de ses homologues mondiales.

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Stéphane Magnan habite Issy-les-Moulineaux depuis 10 ans. Il a une longue expérience de l’international.

C’est sur le terrain du développement économique et des infrastructures de transport que cet Isséen depuis 10 ans compte s’engager. « Le défi à relever est une concurrence directe et frontale avec Londres sur le plan économique. Cette concurrence va s’exacerber avec le Brexit mais cela va également offrir des opportunités pour la Place de Paris. C’est à nous de construire une métropole accueillante pour les touristes dont notre économie à besoin, mais aussi une métropole facile à vivre pour tous et où il est facile de créer des emplois à valeur ajoutée » expose-t-il.

Dans cette perspective, la question de la mobilité est centrale. « Paris n’a pas évolué dans ses frontières depuis 1860. La création du périphérique dans les années 60 a figé encore plus cette frontière. Pourtant la ville ne peut se concevoir qu’à l’échelle de la métropole. Le grand Londres fait 1 569 km2 et englobe une population de 8,5 millions d’habitants. New York fait 1 214 km 2 et englobe 8,5 millions d’habitants. A côté de cela, la commune de Paris, c’est 105km2 et 2,2 millions d’habitants. En tant que citoyen je souhaite que nous soyons à même de construire un plan de déplacement qui englobe toute l’agglomération et dépasse le nombrilisme parisien qui nous empêche de réellement améliorer les conditions de vie des Grands Parisiens. »

Irène Nenner, pour la prise en compte des enjeux environnementaux

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Chavilloise de longue date, Irène Nenner s’occupe des questions d’environnement depuis plus de 20 ans.

Chavilloise depuis 40 ans, Irène Nenner, qui a été successivement chercheur en physique fondamentale et consultante en management de la recherche et l’enseignement supérieur, se préoccupe avant tout des questions environnementales.

Biodiversité, préservation des zones humides, gestion des eaux pluviales, protection des forêts et questions de circulation et de stationnement sont au nombre des problématiques soulevées. A la tête de Chaville Environnement, Irène Nenner a suivi de près la gestation de la Métropole du Grand Paris. Elle a été partie-prenante dans la création d’un collectif regroupant les associations d’environnement du territoire T3. Et, parce que l’environnement ne connaît pas de limites administratives, quelques associations limitrophes des Yvelines ont également rejoint le collectif.
« Tous les projets proposés par la MGP doivent être discutés par les citoyens très en amont si l’on veut rétablir la confiance avec les élus » estime-t-elle. Elle conçoit son mandat en lien avec ce collectif.

Premier contact institutionnalisé entre la Métropole et ses citoyens

Bien avant l’entrée en vigueur de la Métropole du Grand Paris, la gouvernance et le lien avec les citoyens étaient des préoccupations majeures.

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Patrick Ollier, le président de la MGP, lors de la cérémonie des vœux du 23 janvier

Le risque était fort, en effet, que cette superstructure se coupe de ses administrés. C’est le syndicat Paris Métropole, devenu depuis le Forum Métropolitain, qui a porté cette réflexion et mené les premières expérimentations dès 2009. Tournée des territoires, consultations innovantes, groupes de travail en temps limité… Il n’est pas étonnant que ceci ait débouché sur la création du CoDev.

A cet égard, Stéphane Magnan, qui a assisté à la réunion préliminaire le 23 janvier dernier, est optimiste. « J’ai été agréablement surpris de voir que les élus de tous bords étaient représentés et semblaient travailler en bonne intelligence vers un but commun  : construire une vraie métropole de taille internationale, et non pas une simple agglomération de communes qui recherchent des synergies de moyens. Cette réunion a été suivie d’une cérémonie des vœux où les discours ont été consensuels et positifs. En période électorale, ce m’a semblé être un signe de convergence des vues. »

Affaire à suivre !