S’agit-il de «  Jungle » comme le suggère Juliette Clovis ou des métamorphoses dans lesquelles l’œuf originel engendre des oiseaux, des roses des papillons, tandis que le visage des femmes se dissimule sous des végétaux, des épines ou des animaux fantasmagoriques ?  Ce sont, en tous cas, des œuvres d’inspiration effectivement baroque.

Un travail sur l’identité féminine dans un nouveau médium : la porcelaine

 


Les visages féminins, en porcelaine, de Juliette Clovis superposent des figures humaines, très hiératiques et une nature, tantôt accueillante avec ses oiseaux, coquillages, papillons, fleurs, tantôt menaçante avec ses épines ou ses serpents.
Cette profusion d’éléments naturels, recouvrant des visages féminins en porcelaine, donne cette impression de fragilité qui devient pourtant la matrice d’un monde en création.

 

Des portraits qui mélangent style et époque

 

 


On retrouve ces visages féminins baroques et luxuriants dans ses tableaux de vinyle et plexiglas, à dominante noire et rouge qui avaient déjà été présentés à la Galerie Mondapart.

Après des études, notamment à l’école du Louvre et celle des Gobelins, Juliette Clovis s’est consacrée entièrement à son art, depuis 2004. Elle a souvent exposé en France, au Royaume-Uni, aux États Unis, à Hong Kong… Elle travaille aujourd’hui à Bordeaux.
Le visage de la Méduse impose une présence lancinante dans les sculptures féminines de Juliette Clovis.
Méduse, dans la mythologie, incarne la puissance, souvent maléfique, de cette femme divinisée et le pouvoir du regard. « On ne peut regarder le visage de Méduse, sans être pétrifié » disait la légende.
Rassurez vous, vous ne risquez pas d’être pétrifiés en allant voir cette « Jungle Baroque ».
Tout au plus séduits !

Galerie Mondapart jusqu’au 4 mai
80 rue du Château

92100 Boulogne- Billancourt
Prix de 600 à >5.000€ ; jusqu’à 9.800€ pour un grand portrait

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Gilbert Veyret

Gilbert Veyret

Il pensait ne rester que peu de temps à Boulogne-Billancourt. Cela fait plus de 40 ans que ça dure. 5 de ses petits enfants y vivent. Il commence donc vraiment à se sentir Boulonnais et à en connaître les contours ! Mais il aime aussi en sortir (Bordeaux, en arrière plan)