Saison 2017-2018 d’Insula Orchestra : musique tous azimuts à la Seine Musicale

La saison 2017-2018 d’Insula Orchestra, première à la Seine Musicale, se décline en cinq « îlots » audacieux, à ravir tous les mélomanes.

La couverture de la saison 2017-2018 d’Insula Orchestra cultive le mystère. Voilée de brume, la sphère désormais si reconnaissable de la Seine Musicale nous invite à aborder un monde inconnu.
Et de fait, la musique si largement embrassée et servie se fait monde. Désormais bien dans ses murs, l’orchestre décline son programme en cinq « îlots » tout au long de l’année, plus riches les uns que les autres en découvertes.

saison 2017-2018 d'Insula Orchestra

Une brume prometteuse pour la saison 2017-2018 d’Insula Orchestra

Un programme initial en hommage au Nouveau Monde

Le premier îlot sera américain. Mais encore ? L’orchestre nous propose un voyage aux côtés des compositeurs emblématiques, de Gerschwing à Philipp Glass, en passant par Bernstein et John Cage. Mais on l’a vu, la musique est monde. Le répertoire s’élargit donc aux influences de ces compositeurs, tel Brahms pour Bernstein, et à ceux que l’Amérique a influencés. Bien sûr, il faudra compter avec la Symphonie du Nouveau Monde !

L’idée est aussi d’accueillir à la Seine Musicale les musiciens d’ailleurs. Le Cincinnati Symphony Orchestra ouvrira donc le bal pour deux concerts exceptionnels, dont l’un mettant à contribution Lambert Wilson. Il faudra aussi compter avec le quatuor américain Bella, un concert participatif de création d’une oeuvre animé par le chœur Accentus et cette expérience atypique, Le jeu de la musique et du hasard autour de compositions stochatiques et aléatoires de John Cage.

Attention, chef d’oeuvre !

En décembre, on joue avec les codes et les références. Les deux génies Mozart et Schubert sont rapprochés par le truchement de leurs dernières symphonies. Étrange ? D’autant plus qu’elles ont été composées dans la même tonalité et ont toutes deux été créées à titre posthume… Les voies de la musique sont décidément bien impénétrables.
De nouveau, Insula Orchestra invite, cette fois-ci le concert d’Astrée, qui présentera deux chefs-d’oeuvre de la musique sacrée : le Magnificat de Bach et le Dixit Dominus de Haendel.

Pour mettre un peu de folie dans cette célébration, les jeunes d’Insulab et de la Relève sont mis à contribution. Durant tout un week-end, l’auditorium sera leur. Ils sont déjà 250 à avoir rejoint Insulab. Ce sera Fast and Furious promet-on. On le croit volontiers !
Ils seront rejoints par le Simón Bolivar Trumpet Ensemble, qui, comme son nom l’indique, est vénézuélien. L’occasion de revisiter des chefs-d’oeuvre du vieux continent à la trompette, et de les marier aux grands classiques latino-américains, de Piazzola à Gardel.

France-Italie : des siècles d’histoire

La saison 2017-2018 d’Insula Orchestra se poursuivra en janvier avec un îlot consacré à un grand couple de l’histoire de la musique : France-Italie. L’orchestre s’est amusé à imaginer le voyage de Marc-Antoine Charpentier en Italie, et les musiciens qu’il avait pu rencontrer avant de composer sa messe à quatre chœurs. Plus tard, il se placera sous la direction du chef argentin (il y a tant d’Italie en Argentine !) Leonardo García Alarcón pour le voyage retour : les Italiens à Paris.

France-Italie, ce sont aussi les musiciens d’aujourd’hui, comme Sophie Pacini. La pianiste interprétera les œuvres de compositeurs européens nourris par la péninsule, comme Wagner ou Chopin. Enfin, la Banda des Pouilles mêlera en un joyeux programme des œuvres de Nino Rota et des grands opéradistes italiens.

Homme/Femme en musique

Un îlot féminin attendra les auditeurs du mois de février. Interprètes, compositrices et cheffes d’orchestre seront à l’honneur ! Ainsi, le triple concerto de Beethoven sera associé à la Symphonie n°3 de Louise Farrenc, sous la direction de Laurence Equilbey. Une soirée suivie le 17 février d’un after H/F… La compositrice admirée de Schumann aura ensuite sa propre soirée, consacrée à ses œuvres de musique de chambre. Une autre compositrice oubliée aura les honneurs d’une journée : Hélène de Montgeroult. Entre deux sets, vous en apprendrez plus sur les femmes dans l’histoire de la musique.

Expérience rare pour artiste singulière au programme par la suite : la contralto Nathalie Stutzman viendra diriger son orchestre de chambre en chantant à la fois !

Beethoven, le dernier îlot

Beethoven monde et monstre à lui tout seul aura les honneurs du dernier îlot. Nicolas Angelich viendra interpréter le concerto n°5 et la symphonie n°7, deux œuvres marquées par les tumultes de la grande armée. Quelques jours plus tard, le pianiste reviendra pour le concerto n°4. Un autre concert alliant symphonie et concerto pour piano sera confié à l’orchestre philharmonique de Varsovie. Entretemps,, Lorenzo Gatto aura proposé une nouvelle association originale, fondée sur le double B : LE concerto pour violon, et la symphonie en ut de Bizet.

Mais il n’y a pas que la musique symphonique. C’est pourquoi Insula Orchestra n’oublie pas les quatuors à cordes, qui ont tant marqué les contemporains et les générations ultérieures.

Postpénultième et complètement fou : Frankentein

C’est par des projets aussi doux-dingues que l’Insula Orchestra se distingue. Comme son nom l’indique, le projet Frankenstein recèle bien des surprises : et pour cause, il va s’agir d’une création collective, à laquelle tous les spectateurs seront conviés ! Selon l’idée folle de Mark Withers, pour célébrer les 200 ans du roman.

La Seine Musicale s’ouvrira ensuite aux lauréats des plus grands concours de musique. Deux virtuoses de demain se succéderont dans l’auditorium, Justin Taylor (clavecin) et Elizaveta Miller (pianoforte).
L’orchestre symphonique d’Helsinki viendra clore la saison 2017-2018 d’Insula Orchestra en interprétant la 9ème symphonie de Mahler.

Et ensuite ? Place à une deuxième édition du festival Mozart !
D’ailleurs, en parlant de festival Mozart, ne manquez pas Mozart Maximum, tout le week-end du 23 au 25 juin 2017, dans le cadre de Fête en Seine, cet événement organisé par tous les départements bordant le fleuve !

 

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