Seine Musicale

La Seine musicale le jour

L’inauguration officielle de La Seine Musicale vient de mettre le point d’orgue d’une semaine  d’ouverture qui a permis à tous les publics de découvrir en avant-première les multiples facettes musicales et architecturales du vaisseau amiral de l’Ile Seguin.

 

Deux pôles musicaux pour le Grand Paris

C’est un bateau, un vaisseau spatial mystérieux, un phare majestueux posé sur une ile, et c’est aussi beau le jour que la nuit. La foule d’officiels, de politiques et du Grand Paris mélomane, parmi lesquels, Michel Legrand, Eve Ruggieri, Rosine Bachelot…  qui se rendent à la cérémonie découvrent la vue magnifique et la facilité d’accès du lieu. Photo obligatoire sur le Pont Renault afin de s’immortaliser devant le nid de verre majestueux de Shigeru Ban et Jean de Gastines.
 
Seine Musicale

La double salle de concert de nuit

«  Il n’est plus nécessaire maintenant de rentrer dans Paris pour trouver une offre culturelle de qualité » dit le maître de maison Patrick Devedjian, « La Seine Musicale devient aujourd’hui le centre de gravité de la Vallée de la Culture des Hauts-de-Seine. Avec cette reconquête territoriale et culturelle, nous voulons fonder un nouvel art de vivre aux portes de Paris. C’est une chance pour les Hauts-de-Seine, qui travaillent désormais étroitement avec les Yvelines, ajoute le Président du 92, de pouvoir attirer vers l’ouest de la capitale une programmation musicale digne de ce nom, en équilibre avec la Philharmonie parisienne à l’est. En agglomération parisienne nous n’aurons pas trop de deux pôles musicaux  »
 
 

La Seine Musicale fait la part belle à toutes les musiques et à tous les publics

Les concerts se tiendront dans l’auditorium pour la musique classique, et dans la grande salle pouvant accueillir jusqu’à 6000 spectateurs pour la musique amplifiée. Insula Orchestra, orchestre en résidence dirigé par Laurence Equilbey, n’est pas seulement un orchestre. C’est un acteur très impliqué dans la politique éducative du département, puisqu’il conduit de nombreux projets avec des collégiens, des jeunes, des personnes fragilisées.
La Seine Musicale abrite aussi des acteurs de l’excellence : la Maîtrise des Hauts-de-Seine, choeur d’enfants de l’Opéra de Paris, dirigée par Gaël Darchen  ; et l’Académie musicale du contreténor Philippe Jarroussky.

 
Seine Musicale

L’inauguration avec ses acteurs , Gaël Darchen, Laurence Equilbey, Jean-Luc Choplin, Pierre-Christophe Baguet, Patrick Devedjian, Thierry Roulet, Shigeru Ban et Jean de Gastines

C’est également un lieu de fabrication, avec des espaces de répétition et d’enregistrement  ; un lieu de détente, avec des commerces dédiés à la culture et des restaurants, et un jardin sur le toit de plus de 7000m2.
La Seine musicale fait l’objet d’un partenariat public-privé unique en France, associant le département, Bouygues, Sodexo, OFI, InfraVia et TF1. 

 

Un concert inaugural inattendu

Seine Musicale

L’intérieur, tout en courbes

Un lieu ouvert sur son environnement

A l’intérieur c’est tout aussi beau, confortable et pratique, on se sent bien partout. Chaque escalier, coursive, verrière réserve des vues exceptionnelles sur la Seine, les bateaux amarrés, les coteaux de Meudon et de Saint-Cloud.
Au rez de chaussée le public découvre une immense salle de concert rock qui accueillera plus tard une soirée électro : The Avener + The Shoes, et au premier étage, l’auditorium de 1150 places, lieu chaleureux, accueillant avec des harmonies de bois fauves tressés, un plafond finement alvéolé, également dans les teintes fauves rappelant l’Orient et des fauteuils rouges très confortables. Premier coup d’oeil  : très belle salle  !

 

Insula Orchestra, où l’humour allié à la virtuosité

Laurence Equilbey, en résidence à Boulogne avec son orchestre Insula, a imaginé un concert de fête avec son chœur Accentus et quelques solistes prestigieux (Sandrine Piau, Stanislas de Barbeyrac, Bertrand Chamayou entre autres). Morceaux choisis pour faire sonner l’auditorium et en montrer les qualités techniques  : netteté de l’acoustique, effet de la sonorisation de la voix parlée, jeux de lumières, spatialisation des solistes et des choristes dans la salle, vidéos, mais aussi un comédien, Nicolas Carpentier, pour rappeler avec humour l’histoire de l’Ile Seguin et l’enjeu du projet actuel.
Ce n’est pas seulement un concert mais plutôt un spectacle très enlevé avec quelques facéties comme la participation de Sam, le petit chien de Laurence Equilbey
Suivent des extraits de la Finta Giardiniera de Mozart dans sa version allemande, avec un intermède très drôle de rébellion féministe de Sandrine Piau, puis des extraits du Freischütz de Weber (en version française réalisée par Berlioz) où les solistes et le chœur  nous montrent toutes leurs qualités. Enfin la Fantaisie pour piano, chœur et orchestre de Beethoven, rarement jouée et pourtant une merveille.
Bertrand Chamayou au piano, emmène les solistes, le chœur et l’orchestre avec éclat, fougue, fluidité et solidité sous la conduite de Laurence Equibley. Il nous montre cette fois encore, quel grand interprète il est  !
En conclusion, soirée très agréable. Laurence Equilbey et Insula Orchestra en résidence à la Seine Musicale et responsable du tiers de la programmation nous en promettent bien d’autres et nous nous en réjouissons  !

 

Quelques images et sons  des deux concerts d’ouverture 


The Avener en concert à la la Seine Musicale par e-bb


Inauguration de la Seine musicale par l’Insula… par e-bb

Anne Carbonnet et Michèle Milois