Les 14 et 21 mars prochains auront lieu les élections régionales. L’occasion pour l’e-bb d’aller à la rencontre des candidats boulonnais présents sur les différentes listes…

On connaît mal les missions du Conseil Régional, et encore plus mal le mode de scrutin qui désigne nos élus auprès de cette assemblée. C’est forts de ce constat, confirmé par le micro-trottoir que nous avons réalisé le week-end dernier sur le marché de Boulogne Billancourt, que nous avons décidé de vous proposer une série d’articles autour de cette instance : quelles sont ses prérogatives, comment est-elle composée, comment son pouvoir de décision s’articule-t-il à celui des collectivités locales… etc.

Première étape, samedi 27 février, l’e-bb va à la rencontre des Boulonnais candidats sur les différentes listes en présence. En effet, on n’y prend pas toujours garde, mais derrière les têtes de liste à la notoriété certaine, des personnes issues de toutes les villes d’Ile de France s’engagent et s’activent. A Boulogne Billancourt, vous pouvez les croiser sur les marchés, ou les entendre lors des réunions publiques. Nous avons souhaité les réunir autour d’un café, afin de mieux les connaître, de les entendre parler de leur engagement personnel, et de confronter leurs expériences et leurs points de vue.

Tous les candidats boulonnais ont été invités : Sylvain Canet (MoDem), Pierre Deniziot (UMP), Thierry Guigui (Front de Gauche), Olivier Kalousdian (Verts), Alain Mathioudakis (Verts), Ségolène Missoffe (Nouveau Centre), Judith Shan (PS) et Isabelle Weill (Société civile). Seuls deux candidats ne nous ont pas encore répondu. Les autres ont tous volontiers accepté de se prêter au jeu et nous les en remercions, en regrettant que des contraintes d’emploi du temps ne permettent pas à Madame Isabelle Weill de participer à la rencontre proprement dite.

EDIT : depuis la parution de cet article, nous avons reçu la réponse des deux autres candidats : Madame Ségolène Missoffe n’est pas disponible pour la rencontre ; quant à Monsieur Pierre Deniziot, que nous félicitons chaleureusement, il savoure aujourd’hui sa première journée avec son bébé !

En attendant la rencontre, dont vous retrouverez le détail sur l’e-bb, voici le portrait des candidats qui nous ont répondu : en quelques mots, ils nous disent qui ils sont, ce qu’ils font, et pourquoi ils se sont engagés dans cette élection :

Sylvain CANET – MoDem, n°8 Hauts de Seine sur la liste menée par Alain Dolium (MoDem) :

Sylvain Canet

Sylvain Canet

J’ai 48 ans et je suis père de 3 enfants. Actuellement directeur d’école en ZEP, président de la Cité des Savoirs du 21ème siècle pour l’Île Seguin, et conseiller économique et social de Boulogne-Billancourt, j’ai été chef d’entreprise, chroniqueur TV sur France 5, et créateur du Conseil Scientifique de l’UNICEF.
Au plan politique, c’est en 2007, après un engagement associatif de plus de 20 ans, quand une nouvelle offre se fait jour avec le Mouvement Démocrate, que je considère que l’engagement politique est une continuité de l’action. Adhérent du MoDem dès sa création, c’est naturellement à Boulogne-Billancourt (où je réside depuis 12 ans) et en équipe que je défends la rénovation de la vie et de la décision politiques lancée par François Bayrou. Je travaille sur la créativité avec la société civile et le monde associatif, en m’intéressant à la construction collaborative. Je suis responsable de la Commission Nationale Education du MoDem, conseiller départemental 92 et co-président du MoDem de Boulogne-Billancourt.
J’étais tête de liste MoDem aux élections municipales de 2008, dans un contexte politique difficile. Le score de 8 % que nous avons obtenu, pour une 1ère participation, a été remarqué. Les Démocrates sont présents à  Boulogne-Billancourt et font valoir une autre société plus démocratique, plus sociale, plus écologique et mieux rassemblée.

Thierry Guigui

Thierry Guigui

Thierry GUIGUI – Syndicaliste, n°16 Hauts de Seine sur la liste menée par Pierre Laurent (Front de Gauche) :

Je suis infirmier depuis plus de 15 ans, spécialisé en endoscopie bronchique et représentant du personnel au CHSCT à l’hôpital Ambroise Paré.
Mon engagement, c’est la sauvegarde de l’offre de soins sur le territoire et sur Boulogne Billancourt, avec un hôpital d’excellence et de proximité pour tous, de ne plus vivre dans une société qui n’est pas loyale avec ses membres les plus fragiles, qui a perdu la capacité de s’indigner, un Etat qui ne protège plus les plus faibles, qui ne leur parle plus, qui ne les écoute plus.
Mon engagement, c’est celui de ne pas être spectateur mais acteur car il n’y a pas de fatalité. Nous l’avons démontré lors de la lutte que nous avons menée pendant 3 semaines à l’hôpital Ambroise Paré, une mobilisation qui a permis une amélioration des conditions de travail mais aussi de garantir une bonne prise en charge des patients qui nous sont confiés.
Ma voix porte un espoir, pas une utopie ; et Brigitte Gonthier Maurin, sénatrice des Hauts de Seine, m’a donné la chance de rejoindre le Front de Gauche afin de construire une vrai alternative, où une France plus juste, plus fraternelle est possible, où l’égalité n’est pas un mot abstrait, où l’Etat est là pour aider les concitoyens qui ont subi des dommages de la vie (maladie, chômage, handicap, lieu de naissance, discrimination), pour agir dans l’intérêt de tous en proposant des solutions audacieuses qui permettent à chacun et à chacune de s’épanouir dans une France plus juste et plus respectueuse des différences qui font notre richesse.


Olivier Kalousdian

Olivier Kalousdian

Olivier KALOUSDIAN – Verts, n°21 Hauts de Seine sur la liste menée par Cécile Duflot (Europe-Ecologie Ile de France) :

Boulonnais depuis 2005, j’ai toujours soutenu ou participé aux actions militantes.
Des manifestations Devaquet en 86 aux associations de soutien pour les catastrophes naturelles (Arménie ; Mexique…), j’ai souvent pris à cœur les problèmes de mon entourage et de mes concitoyens.
Très impliqué sur les questions de logements depuis mon arrivée chez les Verts, j’habite rue Pau Casals, ex-rue de la France Mutualiste à Boulogne Nord.
D’une formation communication – médias, je suis aujourd’hui auteur ou rédacteur la majorité de mon temps. Je crois aux nouvelles technologies de notre époque pour fédérer nos concitoyens en les informant d’une autre vision, d’une autre vérité que celles qui sont colportées par les médias généralistes.
L’urgence de parler et penser différemment pour les politiques, n’a jamais été si pressante.


Alain Mathioudakis

Alain Mathioudakis

Alain MATHIOUDAKIS – Verts, n°15 Hauts de Seine sur la liste menée par Cécile Duflot (Europe-Ecologie Ile de France) :

45 ans, père de deux enfants, de formation juridique, je suis chargé de mission auprès de collectivités locales. Je fréquente Boulogne-Billancourt depuis 1993.
J’ai adhéré aux Verts en 1999 lors des élections européennes et je suis entré en politique en 2001.
Il est important que la 2° ville d’Ile-de-France soit représentée par des candidats lors des régionales, c’est à ce titre que je fais partie de la liste Europe-Ecologie Ile-de-France. Par sa situation géographique, Boulogne-Billancourt est à la croisée des chemins régionaux : trafics routiers générés par sa proximité avec Paris, présence de la Seine, spéculation immobilière poussant à la hausse des loyers et du prix des appartements, préservation de la mémoire ouvrière, densité de population, fonctionnement des transports publics, place de la culture et des étudiants …


Judith Shan

Judith Shan

Judith SHAN – Parti Socialiste, n°2 Hauts de Seine sur la liste menée par Jean-Paul Huchon (PS) :

Mère de famille (2 enfants de 8 et 13 ans), je vis à Boulogne Billancourt depuis juillet 2004 après avoir passé une grande partie de ma vie à  Paris.
Diplômée en géographie et aménagement du territoire et en droit des collectivités locales et gestion urbaine des universités de Paris 4 et Paris I, j’ai travaillé pour le CNRS et la Direction Régionale de l’Equipement d’Ile de France, avant de gagner un bureau d’études spécialisé dans l’assistance à maîtrise d’ouvrage concernant des équipements sportifs pour les collectivités locales.  J’ai aussi été chargée de valorisation du patrimoine pour un établissement public de l’Etat.
Je suis à présent représentante des parents d’élèves et engagée auprès de différentes associations boulonnaises qui mènent des actions d’alphabétisation, de défense de l’environnement et des projets culturels. Je suis conseillère municipale de Boulogne Billancourt depuis 2008.
Ma candidature aux élections régionales représente principalement pour moi un retour aux premiers centres d’intérêt qui m’ont amenée à m’engager en politique : l’éducation (les lycées) et l’aménagement du territoire. Je suis également très soucieuse de l’orientation que va prendre la décentralisation, et veux œuvrer pour que les collectivités territoriales conservent leurs compétences et leurs moyens.

Isabelle Weill

Isabelle Weill

Isabelle WEILL – Société civile, n°14 Hauts de Seine sur la liste menée par Valérie Pécresse (UMP) :

Je vis à Boulogne-Billancourt depuis 18 ans.
Je suis présidente d’une association qui œuvre pour l’information et la prévention en matière d’action médicale. Nous soutenons notamment la généralisation des défibrillateurs cardiaques dans les lieux recevant du public. C’est une solution qui a déjà fait ses preuves dans d’autres pays et qui permettrait de sauver des milliers de vies chaque année en France.
Si j’ai décidé de m’engager, c’est tout simplement pour agir, pour servir l’intérêt général et apporter ma contribution à la vie de la collectivité autrement que par l’engagement associatif.
En tant que responsable associative, j’ai une expérience à faire valoir. Dans les actions que je mène au quotidien, je me heurte parfois à des forces d’inertie. Je veux aujourd’hui avoir toutes les cartes en mains pour agir dans l’intérêt général.
Je crois que beaucoup de choses peuvent être faites au niveau de la région pour améliorer le quotidien des franciliens. C’est le cas en matière de transport pour faciliter la mobilité, en matière de logement également, notamment pour les étudiants, en matière d’aide aux entreprises ou de formation professionnelle pour mettre en adéquation l’offre de formation avec les besoins des entreprises. C’est aussi le cas en matière d’éducation au niveau des lycées aujourd’hui gangrenés par une violence que toute la société ne peut plus supporter et qu’il faut combattre à tous les échelons.

La rencontre du 27 promet d’être passionnante !