Les échanges avec Jean Nouvel et Michel Desvigne s’étaient déroulés sur le mode des questions/réponses. Après leur départ, le conseil municipal a repris son format habituel. Par conséquent, tous les élus ont été invités à s’exprimer à la suite, avant que le maire ne reprenne la parole pour répondre à leurs questions. Exercice difficile pour le premier magistrat de la ville, compte-tenu du feu nourri d’interventions ce soir-là, et non moins difficile pour le spectateur, qui doit garder en tête toutes les questions pour les relier à leur réponse. Après une première salve évoquée en début de semaine, voici donc, pour de bon, la fin du conseil municipal extraordinaire !

Enthousiasme versus vraisemblance : les points de vue divergents du maire et des élus – bis

Judith Shan

Intervenant après Raphaël Labrunye, Judith Shan (@lternance) a annoncé d’emblée que ses questions seraient « beaucoup plus simples » et que le maire pourrait y répondre « par oui, par non, ou par un chiffre. » Premier chiffre : ses questions étaient au nombre de cinq… :

  1. Faisant référence à une précédente réunion où le maire avait parlé d’accorder une dérogation à un président de société qui souhaitait arriver en voiture à son bureau sur l’île, Judith Shan a voulu savoir si d’autres dérogations étaient à prévoir et si, en tout état de cause, leurs bénéficiaires utiliseraient des véhicules propres ;
  2. Si d’autres véhicules devaient avoir accès à l’île, elle s’est inquiétée de l’adaptation de la voirie à ce nouvel usage, puisque le projet ne prévoit actuellement qu’une rue commerciale, des places, et des cours pour mener aux différents équipements ;
  3. Revenant sur les contraintes techniques attachées à l’édification d’immeubles de grande hauteur, elle à demandé à quel niveau, sous l’île, se trouvait la base calcaire sur laquelle poser les fondations, et si on avait situé la nappe phréatique (laquelle est susceptible, si on ne la prend pas en compte, de faire bouger les fondations par sa simple masse hydraulique…)
  4. Passant du contenant au contenu du projet, sa question portait sur l’état d’achèvement de celui-ci. En particulier, elle s’est inquiétée du sort réservé aux propositions faites par les citoyens et la société civile. Il y a quelques années, a-t-elle rappelé, une vaste consultation avait été organisée, qui avait attiré une quarantaine de propositions, dont le programme de La Cité des savoirs du XXIème siècle.
  5. Enfin, elle s’est interrogée sur la divergence possible entre la maquette translucide et sa réalisation en dur.

martine even

Rebondissant sur le sujet de la concertation, Martine Even (@lternance) a d’abord constaté : « L’île Seguin intéresse certains Boulonnais alors qu’elle devrait intéresser la majorité d’entre eux. » Sur la façon d’intéresser les citoyens au projet et à son enjeu, Madame Even a alors posé deux questions : selon quels critères sont établies les listes d’invités aux réunions non publiques comme celle du 28 septembre ? De plus, compte-tenu du délai extrêmement court qui séparait la publication du lieu et de l’heure de la réunion du 13 octobre de sa tenue effective, ce qui explique peut-être sa faible fréquentation, Madame Even a demandé si « la municipalité [avait] une réelle volonté de concertation avec la population. »
Par ailleurs, elle a tenu à souligner une évolution entre le programme de campagne du maire, qui prévoyait d’aménager sur l’île 40 000 m² de bureaux réservés aux activités médiatiques et culturelles – « ce qui pouvait faire sens avec l’histoire de la ville » -, et le projet désormais présenté, qui ne s’attache plus à la nature des activités, mais aspire juste à attirer sur l’île des sièges sociaux.
Enfin, comme d’autres élus ce soir-là, elle a exprimé sa préoccupation quant au problème du stationnement dans cette nouvelle configuration.

jean-michel tisseyre

Jean-Michel Tisseyre (@lternance) a ensuite pris la parole pour qualifier le projet dans son ensemble. D’après lui, le terme même de projet est présomptueux, et il estime avoir plutôt affaire à un avant-projet.
Monsieur Tisseyre avait deux séries de questions à poser, respectivement liées aux transports, dans la lignée de son intervention du mois de juillet, et au financement du projet.
Au plan des transports, son intervention se déclinait en trois points :

  • La question de l’accès à l’île de toute la population qu’elle va y attirer, salariés et clientèle de loisirs. Monsieur Tisseyre a estimé qu’il était urgent d’anticiper sur ce nouveau flux, compte-tenu de l’état de quasi-saturation du trafic sur la ville actuellement.
  • La question de la circulation intra-insulaire : Monsieur Tisseyre a souligné que le projet continue de compter sur une circulation « très limitée » à l’intérieur de l’île, avec un accès automobile réservé aux livraisons, aux taxis, aux autocars, et, désormais, aux voitures des PDG. Il a voulu savoir si on poursuivait sur ce principe.
  • La question de l’articulation entre les circulations douces sur l’île et la circulation dans la ville : il ne lui semble pas raisonnable d’envisager le bon établissement des circulations douces sur l’île sans lui adjoindre un véritable maillage dédié aux mêmes types de circulation dans la ville. Or, pour l’heure, ce dernier fait défaut.

    la circulation sur l'île version 1, par Flavie Solignac

    Renvoyant à des propositions précédemment émises par le maire, il a rappelé que la ligne 9 du métro était déjà saturée aux heures de pointe, que la ligne 10 était « un peu loin, » qu’il n’était pas prévu pour le moment de tracé pour un bus en site propre, et que le projet de métro automatique du Grand Paris qui pourrait desservir l’île, chiffré à 22 milliards d’euros, était actuellement en débat avec un autre projet, estimé, lui, à 7 milliards d’euros. En un mot, d’après Monsieur Tisseyre, la question des transports collectifs et de la circulation vers et sur l’île est loin d’être réglée.

Sa seconde question se déclinait elle aussi en deux volets complémentaires : quel est le chiffrage financier du projet, et qui va le financer ?

marie-hélène vouette

Marie-Hélène Vouette (@lternance) est ensuite intervenue avec une entrée en matière lapidaire : « Espérons que ce ne soit pas encore une séance d’explication de tout ce qu’on ne va pas faire, » a-t-elle déclaré.
Et de poursuivre sur ce thème, estimant que, pendant vingt ans, les élus locaux avaient refusé de voir la dimension nationale du site, de son histoire, mais aussi de son projet d’aménagement. A cet égard, elle considère l’échec de la ville à attirer sur l’île la Maison de l’histoire de France comme un nouvel effet de cette politique locale. Pour compléter le tableau, elle a ajouté que « l’on [n’avait] pas réussi à garder ce qu’on avait, » faisant allusion aux bâtiments de l’usine. En cela, elle fait sienne l’expression de Jean Nouvel déclarant plus tôt dans la soirée que l’île était actuellement dans une situation « post-atomique. »

la circulation sur l'île Seguin version 2, par Flavie Solignac

En l’état actuel, elle a reconnu un point positif au projet présenté ce soir-là, le concept d’île durable, que le groupe @lternance appelle de ses vœux depuis des années.
Cela ne contrebalance pas une série de points négatifs, qu’elle a par la suite énumérés :

  • Elle doute de l’efficacité du concept de « ville dans la ville«  mis en avant par Jean Nouvel : elle le juge trop faible et pas assez volontariste pour prendre en charge « la force du symbole de Billancourt.« 
  • Le problème des transports collectifs et de la démultiplication des automobiles sur l’île  : Madame Vouette a invité l’assemblée à se représenter concrètement l’équipée d’une famille se rendant à pied au cinéma sur l’île en plein hiver, en traversant la passerelle Barani battue par les vents. De même, elle a évoqué les élèves du conservatoire, parfois très jeunes et chargés de leur instrument. Sur ce dernier point, elle a profité de l’occasion pour répondre au maire qui, en juillet, avait déclaré que le transfert du conservatoire, actuellement rue de la Belle-Feuille, sur l’île Seguin, ne modifierait pas la distance moyenne à parcourir pour y accéder. Il avait insisté : il ne parlait pas d’équidistance par rapport au conservatoire, mais de distance moyenne, c’est-à-dire de moyenne des distances, un résultat calculé à partir des distances à parcourir depuis le Trapèze – plus courtes – et des distances à parcourir depuis partout ailleurs – plus longues. Madame Vouette a de nouveau été lapidaire : « Je suis désolée, c’est faux Monsieur le maire, prenez un compas !« 
  • La question des équipements sportifs  : le groupe @lternance a toujours souhaité que la Ville profite de l’acquisition de l’île pour y aménager les équipements sportifs qui lui font défaut par ailleurs. Lors du conseil municipal du 7 octobre, Marc Fusina avait d’ailleurs rappelé au maire ses propos tenus au journal Le Parisien en 2007 : Monsieur Baguet, alors député et conseiller général, regrettait que la municipalité en place n’installe pas un terrain de football sur l’île Seguin. A présent, Madame Vouette ne peut que déplorer l’absence d’équipements sportifs dans le projet, « alors que ça aurait pu être possible. »

En conclusion, Madame Vouette a déclaré que l’impression d’ensemble du groupe @lternance restait « extrêmement mitigée, » et toujours perplexe face au « terrain vague de l’île qui coûte très cher aux Boulonnais. » Elle voit dans le projet défendu par la majorité « un projet prêt à porter qui ne correspond même pas au programme des municipales [de la majorité]. »

pascal fournier

Pascal Fournier (majorité) a ensuite pris la parole pour commenter cette « nouvelle querelle des anciens et des modernes. » En tant qu’adjoint à la Culture, il s’est réjoui de ce projet d’une île de toutes les cultures, tout en rappelant que les avant-gardes faisaient toujours l’objet de débats et de rejets. « Qu’on se souvienne d’Haussmann et de Ravel, dont la création du Bolero a été sifflée » a-t-il ajouté.
Face à ces critiques, il a insisté sur la largeur du spectre visé par ce concept d’une île de la culture, « de Boulogne Billancourt au monde entier. » D’après lui, « le rôle du politique est d’inventer et de se réinventer » et, en l’occurrence « de faire de ce rêve une réalité pour les Boulonnais. »

pierre-christophe baguet

A la suite de toutes ces interventions, le maire, Pierre-Christophe Baguet, a fait un louable effort pour tenter de répondre à tout le monde. Mais des questions se sont perdues en route.
D’une manière générale, il a estimé que toutes les interventions présentaient « un fond commun« , avec « des questions concrètes et légitimes. » A l’intention de tous, il a tout d’abord souhaité rappeler que la Vallée de la Culture, avec l’île Saint Germain, l’île Seguin, l’île Monsieur, le jardin Albert Kahn, le musée Belmondo, le parc et le château Rothschild, s’inscrivait « dans un ensemble à dimension internationale. » Il a répété qu’il souhaitait, avec l’île Seguin, « déplacer le centre de gravité de Paris vers l’ouest. » Cela lui paraît possible, puisque François Pinault, au temps où il pensait installer sa fondation sur l’île, comptait y attirer un million de visiteurs par an, soit 4 % des  25 millions de visiteurs qui convergent chaque année vers la région parisienne. « On est complètement dans cette dimension d’ambition internationale » a-t-il martelé.
A Jean-Michel Cohen, il a confirmé qu’ « on ne bâtit pas la dimension culturelle sur rien. » En l’occurrence, Monsieur Baguet puise le fondement culturel dans l’histoire de la région et du site qui, au XVIIème siècle, était le passage obligé des courtisans pour se rendre au lever du roi à Versailles. Avec ce projet, a ajouté le maire, « on replonge dans l’histoire de notre pays. »

l'affiche du dernier cube festival

« On est la première ville d’Ile de France après Paris, a-t-il rappelé, on ne peut pas se contenter de projets ronronnants, sans dimension. » C’est pourquoi il se réjouit tant de l’arrivée du Cirque du Soleil qui « après avoir investi des millions de dollars à Macao » projette de faire de même sur l’île. Quant au caractère élitiste de l’art numérique pointé par Monsieur Cohen, Monsieur Baguet s’est inscrit en faux, évoquant le succès populaire du dernier Cube-festival d’Issy-les-Moulineaux. Le projet d’aménagement compte donc également « donner une nouvelle dimension au Cube. » Et de conclure sur ce point : « Je crois qu’on peut être fiers de porter un projet pareil. »
En ce qui concerne la programmation, le maire s’est défendu de faire du remplissage et d’agir dans la précipitation : « Ça fait deux ans qu’on y travaille » a-t-il dit, pas du tout dans le contexte d’urgence que la ville a pu connaître lors de l’annulation du projet de fondation Pinault. Et il est revenu à son leitmotiv : il défend ce soir un projet global, qui s’adaptera aux circonstances, et qui justifie qu’on n’arrête pas à l’avance la hauteur des immeubles et les mètres carrés à bâtir. « Tout est une question d’équilibre, et s’il faut faire des concessions, on ne va pas faire n’importe quoi non plus » a-t-il promis.
Un exemple de concession en forme de réponse indirecte à la première question de Judith Shan : les fameux parkings. Il a confirmé qu’il faudrait en prévoir sur l’île, sous peine de connaître des déconvenues de taille : il a ainsi raconté que Microsoft, qui a finalement installé son siège à Issy les Moulineaux, avait d’abord envisagé de s’installer sur l’île, mais y avait finalement renoncé « parce que la Ville refusait des parkings souterrains sur l’île. Cette intransigeance nous a coûté Microsoft. »

le siège social de Microsoft aurait pu s'installer sur l'île

Il a également raconté que si le siège de Monoprix avait quitté la ville il y a quelques années, c’était faute d’avoir pu disposer de son propre parking, les voitures des employés étant régulièrement vandalisées dans le parking public. C’est pourquoi il a eu l’idée de proposer des parkings différenciés sur la berge, c’est-à-dire, d’une part, deux fois 600 places de stationnement réservées aux entreprises, et d’autre part, un parc de stationnement de 800 places ouvert à tous. Soit 2 000 places de parking en tout, ce qui lui paraît conséquent.

En réponse à Jean-Michel Tisseyre sur la question des transports, Monsieur Baguet a tout d’abord nié avoir jamais évoqué la ligne 10, qui lui semble en effet « un peu loin. » Sur le fond, il a estimé que l’on aurait dû se préoccuper des transports avant même de lancer l’aménagement du Trapèze. Sur ce point, il a tenu à préciser que si le tramway T2 ne traversait finalement pas Boulogne Billancourt, ce n’était pas par la faute de la Ville, mais par la décision du STIF. Revenant d’ailleurs sur les orientations du STIF, il pense que Jean-Paul Huchon semble avoir abandonné l’idée de relier par Arc express tous les terminus de métro (dont, donc, le Pont de Sèvres et le Pont de Saint-Cloud).

la délicate conciliation des circulations douces et des circulations dures, par Flavie Solignac

Plus grave, d’après lui, le président de la Région Île de France aurait décidé de privilégier le nord-ouest et le sud-est du Paris au détriment du sud-ouest. D’où l’idée de s’accrocher au projet de métro automatique du Grand Paris. Et de faire en sorte que l’île Seguin soit desservie, ainsi que le Pont de Sèvres. Pour ce faire, il compte notamment sur l’appui d’Hervé Marseille, le maire de Meudon (ville membre de GPSO) et vice-président du Conseil Général en charge des transports.
Bien que rien ne soit assuré, Monsieur Baguet se félicite de figurer dans l’avant-projet actuel, et a insisté sur le symbole et sur l’enjeu de la réunion publique du 9 décembre organisée sur le sujet. Boulogne Billancourt est la seule ville d’Ile de France à bénéficier d’un tel débat, a-t-il souligné.

Au sujet de la hauteur des tours, le maire a catégoriquement refusé de donner une indication. Il a expliqué que le projet actuel distinguait différents niveaux : le talus, le socle, et les « châteaux. » Ce qui lui importe, c’est que le socle de 15 mètres est moins haut que la façade-enveloppe de 18 mètres initialement prévue. A l’adresse de Dorothée Pineau, qui rappelait que cette enveloppe était une idée de Jean Nouvel, Monsieur Baguet a déclaré : « C’est vrai que Jean Nouvel a défendu la façade-enveloppe, mais je lui ai fait entendre raison. » Et de répéter que la hauteur moyenne de l’île – à ne pas confondre avec la moyenne des hauteurs – serait moins élevée qu’avant : « C’est comme ça qu’il faut retenir les choses » a-t-il conclu, ajoutant que le projet précédent ne permettait pas de voir les coteaux depuis le Trapèze, alors que là, « grâce au socle de 15 mètres et aux transparences de Jean Nouvel, on le pourra. »
Une fois encore, il a justifié cette indétermination par le souci de ne pas brider la liberté créatrice des architectes et des investisseurs, reprenant l’exemple avancé par Raphaël Labrunye sur la pointe aval de l’île. Et d’ajouter : « Si Monsieur Seydoux [le co-président du conseil de direction de Pathé, NDLR] veut faire un projet révolutionnaire, je ne sais pas s’il va y arriver, mais on ne va pas le brider : s’il arrive à empiler ses salles de cinéma, on en parlera dans le monde entier ! »

la vue actuelle depuis la rive boulonnaise de la Seine, face à l'île Seguin

Quant à la motivation de la modification du PADD, mise en question par Dorothée Pineau, le maire a déclaré : « Je suis complètement d’accord avec vous : la modification du PADD n’a presque rien à voir avec le projet. » D’après Monsieur Baguet, l’objet principal de cette modification est lié à l’évolution du contexte réglementaire, et notamment à l’entrée en application du Grenelle 2. Par conséquent, a-t-il ajouté « il faut arrêter de fantasmer sur les hauteurs. »

Répondant ensuite à Jean-Michel Tisseyre au sujet du coût et du financement du projet, il a assuré : « On va trouver le bon équilibre entre la constructibilité et l’équilibre économique. Combien ça va coûter ? pensons à la construction des ponts, je rappelle que sont imputés sur le budget de l’île Seguin la construction du Pont Barani, le coût des deux parkings de 600 places, et un certain nombre d’autres choses. Ça a été défini comme ça en 2003, on ne va pas revenir sur ces répartitions budgétaires. »

Vers l'Ile Seguin : le pont Renault de Marc Barani - CR Hervé Abbadie

A Marie-Hélène Vouette, il a déclaré que l’installation d’équipements sportifs sur l’île n’était pas possible. Il a fait le choix d’augmenter la surface des espaces verts sur l’île, au prix de l’amputation d’une partie du parc des Glacières, « un parc mal utilisé, » qui accueillera bientôt de nouveaux équipements sportifs. Il s’est dit par ailleurs très fier de l’attention portée au développement durable dans ce projet.
A tous, visiblement un peu agacé par les références récurrentes à ses promesses de campagne, et notamment à la dédensification de l’île, il a opposé : « Vous faites tous référence à ma campagne électorale, excusez-moi, j’ai parlé du projet, mais surtout, des tracts ont été distribués en disant que Monsieur Baguet allait nous ruiner, qu’il allait faire un jardin de sculptures et que ça allait coûter 200 millions d’euros, qu’il y aurait des dédits et des procès… On est deux ans après, il n’y a pas tout ça. » Ce qui est, incontestablement, un élément de satisfaction.

Après une pique à Jean-Michel Cohen (« Je trouve dommage que vous n’ayez plus votre enthousiasme d’antan. Si c’est fini, laissez votre place à des plus jeunes !« ), Pierre-Christophe Baguet a conclu : « Ce qui vous dérange, c’est que ce projet a l’air d’être le bon parce que tout le monde est enthousiaste. » Se félicitant d’avoir su intéresser la communauté d’agglomération GPSO (fondée en janvier 2010) au financement du projet, par le biais du fonds de concours, le maire, applaudi par sa majorité, a invité tout son conseil municipal à dépasser les clivages et les oppositions pour s’unir derrière lui sur ce projet.

The end  !