Pas moins de douze artistes, peintres, sculpteurs, photographes pour All are Guests, cette exposition, très variée, de fin d’année, à la Galerie Exit art.

Il s’agit de : Delphine Brabant ; Katrin Bremermann ; Anne Commet ; Anne Damesin ; Rémi Delaplace ; Arthur Djoroukhian ; Pascal Frament ; Christophe Goutal ; Christine Jean ; Boris Jean ; Nicolas Kuligowski ; Sophie Mabille, Raphaël Renaud ; Olivia de Saint Luc.

All are Guests

Les aquarelles de Christian Jean

Ces artistes ont presque tous été déjà exposés à Exit Art, mais ils y présentent des œuvres originales.
Le « Street Art » y occupe une place privilégiée, mais on y voit d’autres tendances actuelles, telles que les aquarelles sur papier de Christine Jean, de petits formats aux mouvements élancés et aux nuances subtiles.

Le bidon emblématique de Djoroukhian, entre plein et vide

Le bidon emblématique de Djoroukhian, entre plein et vide

Les bidons d’Arthur Djoroukhian offrent une pâte, au relief étonnant, notamment pour ce bidon qui semble se dérouler. Explose-t-il pour exprimer la fin du pétrole, après la COP21 ?

Faut-il se fier absolument aux affirmations des artistes pour pouvoir interpréter et apprécier leurs œuvres ? Pas sûr ! Je regardais, avec intérêt, deux tableaux juxtaposés de Rémi Delaplace. J’étais sensible à l’équilibre de ses formes, la subtilité de ses couleurs.
« C’est une sorte de pas de danse, l’expression des mouvements de corps occupant l’espace, » m’explique le peintre, là où j’avais vu au contraire une forme assez statique qui m’impressionnait par l’équilibre qu’elle exprimait. Une responsable de la Galerie, qui regardait au même moment, avait autant de mal que moi à déceler du mouvement dans cette abstraction très construite. Avait-elle tort ? N’ai je rien compris aux intentions de Rémi Delaplace ?

All are Guests

Corps en mouvement ou forme statique ? Les abstractions de Rémi Delaplace

C’est probable, mais qu’importe ! La vérité de l’art contemporain est, le plus souvent, dans le regard et l’appréciation de celui qui en contemple les œuvres.

J’aurais pu évoquer d’autres photos, sculptures, tableaux… Je ne le ferai pas faute de place. Comme d’ailleurs, Exit Art a manqué de place pour valoriser, au mieux, chacun de ses artistes, mais c’est le jeu d’All are Guests.

Il vaut donc mieux que vous alliez vous en rendre compte par vous même.

Jusqu’au 24 décembre.

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Gilbert Veyret

Gilbert Veyret

Il pensait ne rester que peu de temps à Boulogne-Billancourt. Cela fait plus de 40 ans que ça dure. 5 de ses petits enfants y vivent. Il commence donc vraiment à se sentir Boulonnais et à en connaître les contours ! Mais il aime aussi en sortir (Bordeaux, en arrière plan)