8 mai 2012. 67 ans que cette tuerie s’est terminée, qui montrait l’Europe comme un territoire d’une sauvagerie insoupçonnée.

Amené lentement par la crise de 1929 et l’humiliation infligée aux allemands lors du traité de Versailles, le nazisme avait tout emporté.

Hier matin plus de monde qu’à l’habitude au cimetière. Des enfants des écoles et du collège Bartholdi, la fanfare municipale, les élus et ceux qui aspirent à l’être, l’équipage du Beautemps Beaupré, navire océanographique dont Boulogne Billancourt est marraine, et les anciens combattants de toutes les guerres…

Claude Leroy, président du comité d’entente des associations d’anciens combattants et victimes de guerre a présidé la cérémonie. D’abord le dépôt des gerbes, dont la gerbe du conseil communal des enfants qui voisinait avec celle de la deuxième DB, dont un bras est entré dans la ville par l’avenue du général Leclerc le 25 août 1944, déposée par Monsieur de la Bachellerie

Ce n’est pas seulement la sonnerie aux morts qui donne la chair de poule, c’est aussi de voir ces hommes qui sont des arrière grands-pères, voisiner avec ces âges tendres pour qui la guerre n’est qu’un mot voire un jeu. En 1945, ces anciens combattants avaient leur âge.

Martial, fidèle porte-drapeau

Martial, fidèle porte-drapeau

Un vétéran a lu l’ordre du jour N°9 du maréchal de Lattre de Tassigny.
Puis a été lu le discours du secrétaire d’État aux anciens combattants Marc Laffineur… L’un des tout derniers discours de ce quinquennat.

Alors, suivant les porte drapeaux, le cortège s’est ébranlé autour du cimetière pour rejoindre le carré des combattants morts pour la France… d’abord doucement et solennellement, puis ils ont allongé le pas, suivis par les marins et les pompiers puis les enfants, puis les élus, et puis les misères de l’âge ont allongé le cortège et chacun aidant sa chacune, ou s’aidant d’une canne, a clopiné à son rythme.

Nous avons regagné la mairie pour un dépôt de gerbes aux Boulonnais morts pour la France à côté de l’entrée du rez-de-jardin.

Enfin, nouveau discours solennel du maire cette fois, puis les enfants ont chanté le Chant des partisans sous les applaudissements.

Des livres sur la Résistance les ont récompensés. L’un d’entre eux voulait une dédicace du maire trop occupé. C’est Robert Créange qui lui a mis un gentil message. Robert, qui dédie tout son temps à transmettre la mémoire.

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