Deux vernissages ce 25 janvier dans les galeries de Carré sur Seine

à Voz Galerie 41 rue de l’Est pour l’exposition des belles photos de Marie Moroni (du 25 janvier au 3 avril )
à «  Exit Art contemporain  » 2 Place Denfert -Rochereau, pour une expo intitulée :« De nœuds et d’étoiles », réunissant les sculptures d’Olivia de Saint Luc et les toiles d’Anne Commet. (du 25 janvier au 3 mars)
Ces deux galeries attirent désormais un public fidèle qui semble s’élargir à chaque évènement.
Le public de ce genre de manifestation s’est assez « parisianisé ». On y croise des amateurs venus voir des œuvres et en discuter avec les artistes. On doit aussi contourner des personnes venues y bavarder aimablement, rarement de peinture, après avoir seulement jeté un regard distrait sur quelques tableaux exposés. Mais c’est aussi ce qui fait le charme des mondanités !  (NDLR remarque personnelle !)

Les portraits de Marie Moroni sautent au visage

 

La série de photos Ibada de Marie Moroni, à Voz Galerie , vous saute au visage et vous hante durablement. Il s’agit d’une galerie de portraits de femmes Rwandaises, photographiées en 2015. Elles font partie d’un atelier de broderie, créé dans les années 70, dissout en 1994, pendant les massacres des Tutsies et rouvert depuis peu. 25 femmes en vivent et peuvent ainsi mettre leurs enfants à l’école.

Sont elles Hutus ou Tutsies ? Marie Moroni refuse de le savoir . Ces femmes refusent d’en parler, « pour que ne se reproduise plus jamais ce qu’elles ont connu »

Leur regard exprime leur confiance à l’égard de la photographe qui est venue plusieurs fois les voir et une gravité, l’angoisse d’un passé mal enfoui. Elles ont brodé leur nom et parfois un objet familier à côté de leur portrait. La qualité de la lumière est surprenante. Ces photos numériques, avec un petit appareil compact ont été prises dans un garage, en ouvrant plus ou moins la porte d’entrée pour modifier la lumière venant de l’extérieur.
Joli pied de nez vis à vis des fanas de techniques qui en oublient le regard du créateur.
Une autre série Faros a été réalisée en résidence. La technique a un peu évolué, les regard sont toujours aussi expressifs.

DR – Marie Moroni

(Prix de 500 à 1.200 €)

Anne Commet et Olivia de Saint Luc affichent leur lien avec l’expressionnisme  abstrait

 

A « Exit Art Contemporain », l’exposition « Des nœuds et d’étoiles », au titre énigmatique regroupe une peintre Anne Commet et une plasticienne Olivia de Saint Luc, ces deux artistes, par leur envie de remettre en cause les conventions traditionnelles du médium de la peinture ou de la sculpture, ont en commun leur lien avec l’expressionnisme abstrait .

Anne Commet DR

Ne passez pas trop rapidement devant les toiles de la série « Empreintes » d’Anne Commet, ses abstractions risqueraient de vous paraître confuses. Il faut s’attarder un moment pour découvrir la richesse chromatique, les « vibrations de la couleur et de l’espace » de ces « visions atemporelles de lieux visités et de souvenirs collectés ». Dans certains tableaux, de petite taille, le support, plié, déplié est aussi important que la couleur, donnant un effet de relief. (prix de 350 à 4.300 €).

Les structures ouvertes de Olivia de Saint Luc, mélangent des matériaux souples et durs. Mais elle sculpte essentiellement le métal, pigmenté, ciré, patiné, lui donnant des formes labyrinthique et très structurées, légères et équilibrées. (Prix de 700 à 1.400 € )

 

sculptures d' Olia de Saint Luc

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Gilbert Veyret

Gilbert Veyret

Il pensait ne rester que peu de temps à Boulogne-Billancourt. Cela fait plus de 40 ans que ça dure. 5 de ses petits enfants y vivent. Il commence donc vraiment à se sentir Boulonnais et à en connaître les contours ! Mais il aime aussi en sortir (Bordeaux, en arrière plan)