olivier meyer

La voix cassée par l’exercice, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l’Ouest parisien (TOP), s’est livré plusieurs soirs de suite à sa rituelle présentation de saison culturelle du mois de juin.

Marathonien du genre, il a livré d’un trait la trentaine de pièces proposées, soutenu dans sa tâche par les metteurs en scène et les comédiens présents dans la salle. Grands classiques, contemporains, one (wo)man show, spectacles musicaux ou philosophiques, qu’importe le format ou l’auteur, c’est d’amour, que la saison à venir nous parle.

Chaque année, parfois sans le vouloir, un thème émerge dans le choix des pièces. En 2012/2013, le sémillant directeur prête sa scène à l’amour. À celui qui fait rire, comme Le système Ribadier de Georges Feydeau, ou à celui qui fantasme, dans Le Journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau. On y trouve aussi l’intrigue historique, avec L’Histoire de la princesse de Montpensier de Madame de La Fayette, la fuite de l’amour et du ratage déchirant de La Mouette d’Anton Tchekhov, celui, épistolaire et troublant, des Love Letters de l’auteur contemporain new yorkais A. R. Gurney ou encore, celui plus insolent de l’époque victorienne, qui condamna par deux ans de travaux forcés les amours inverties d’Oscar Wilde.

Au TOP, c’est l’heure aussi de redécouvrir en musique, la langue inventive de François Rabelais qui associe si bien chez Pantagruel l’ange et la bête, le corps et l’esprit ; de refaire grincer le rire avec l’humour mordant de Pierre Desproges dans ses Chroniques d’une haine ordinaire dites par deux femmes d’exception, Christine Murillo et Dominique Valadié ; d’aimer la dérision gourmande et affutée de Raymond Devos portée par Jean-Claude Dreyfus ; de se perdre en compagnie de Pierre Richard dans La Maison d’os du poète de l’absurde Roland Dubillard. On ne peut pas tout dire, comme l’a si bien fait Olivier Meyer : Eugène Sue, Saint-Exupéry, Marivaux, Christine Montalbetti, Gilles Granouillet, Saint Augustin… mais on peut tout voir. Il faut tout voir !

Stéphanie Bataille est Peggy Guggenheim Seule en scène CR photo Nadia Saiji

Seules en scène et si proche de nous
Du 14 au 31 mai – La 3e édition du Festival de Théâtre Seules… en Scène revient. Chaque fois un peu plus fort, chaque fois un peu plus femme, chaque fois plus proche de nous. Six comédiennes qui disent les maux, les désillusions, les passions, et qui rient la vie à grand éclat.

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