Jusqu’au 20 octobre, Bernard C. expose à la librairie Les mots et les choses son œuvre sur de multiples supports.

Ticket pour une expo court tout au long de la librairie

Ticket pour une expo court tout au long de la librairie

« J’ai toujours beaucoup dessiné » raconte Bernard C., « mais ce n’est qu’il y a trois ans et demi, lorsque j’ai abandonné mes fonctions de directeur d’école privée, que j’ai appris la gravure. »

Bernard C. devant "Les paradis perdus"

Bernard C. devant « Les paradis perdus »

Les œuvres réunies dans le cadre de « Ticket pour une expo » reflètent ce parcours : on y trouve des dessins bien sûr, mais aussi de la gravure sur bois, cuivre, linoleum ou bien au vernis mou. Les possibilités offertes par ces techniques sont mises en avant, ainsi de la série des kanjis, issus de la même plaque, des effets de l’aquateinte sur une plaque de cuivre, ou bien de la déclinaison en trois variations d’une même gravure, une fois brute, une fois retouchée à la couleur, et une fois encore habillée d’un personnage de bande dessinée.
Au bout de l’exposition, un clin d’œil au lieu qui l’accueille, avec un dessin de la place Jules Guesde en pleine mutation.
Derrière cet éclectisme, les inspirations de l’artiste se dessinent avec évidence : l’amour de la matière, certainement, qui le conduit d’une technique à l’autre, un attrait pour les ports et leur invitation au voyage, pour les musiciens exigeants (Leonard Cohen, CharlElie Couture, Christophe), et le goût du détournement et de la réappropriation des références.

Son prochain projet ? « J’aimerais illustrer les chansons des artistes que j’aime » confie Bernard C. Lorsque l’on contemple sa planche des Paradis perdus, on a envie de l’en presser !

Le Havre par Bernard C.

Le Havre par Bernard C.

Entrée libre