Chaque séance du conseil municipal s’ouvre sur une série de questions orales adressées au maire par les élus des différents groupes. Le maire en prend connaissance trois jours avant la séance et charge l’un des membres de la majorité de répondre.

Le 12 novembre, quatre questions ont été posées : une sur le Conseil économique et social (CESL), une sur la fibre optique, une sur l’identité nationale et une sur la circulation du boulevard Jean Jaurès. Actualité oblige, nous vous rapportons tout d’abord la question sur l’identité nationale.

 

La Terre vue depuis Apollo 17 - source NASA

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Jean-Michel Tisseyre (@lternance) a rappelé que le débat sur l’identité nationale voulu par le gouvernement devait être relayé dans chaque arrondissement par les représentants de l’Etat (préfets et sous-préfets) et par les parlementaires. La question était donc de connaître les modalités d’organisation d’un tel débat à Boulogne Billancourt : qui, quand et comment.

Jean-Michel Tisseyre en a profité pour souligner que, depuis l’entrée en vigueur du traité de Maastricht (1er novembre 1993), tout citoyen français était également citoyen européen (ce qu’attestent nos passeports, entre autres). Il souhaitait donc que le débat sur l’identité nationale soit enrichi d’une réflexion sur la citoyenneté européenne.

Les réponses d’Esther Kamatari, conseillère municipale déléguée à la Solidarité internationale, et du député-maire, Pierre-Christophe Baguet, ont porté sur l’organisation du débat :

  • Deux débats seront organisés dans la ville, l’un en présence du préfet, et l’autre, probablement, en présence du ministre de l’immigration et de l’identité nationale. Le maire, en sa qualité de parlementaire, les animera. Mais leur date n’est pas encore fixée.
  • Esther Kamatari a laissé entendre que les participants à ce débat seraient uniquement les élus, les membres du CESL, et les représentants de certaines associations (associations cultuelles et de parents d’élèves, notamment).  La problématique de ce débat sur la ville semble ainsi prédéfinie par la nature de ses participants.

A l’issue du conseil municipal, Monsieur Tisseyre nous a confirmé qu’il insisterait pour qu’un tel débat, dès lors qu’il est organisé, soit ouvert à tous les Boulonnais et prenne en compte la question de la dimension européenne de notre citoyenneté.