Voici Thierry Solère, candidat UMP et conseiller général sortant.

e-bb : Quelle est votre profession ?

Thierry Solère : Je suis consultant, donc profession libérale. Je travaille depuis 2003 principalement pour une structure qui s’appelle Aliapur, une filière de recyclage des pneumatiques que j’ai montée avec son actuel Directeur Général. Nous essaimons depuis en Europe.

e-bb : Depuis quand habitez-vous Boulogne Billancourt ?

T.S. : J’ai habité Boulogne quand j’étais enfant, entre 10 et 20 ans. J’habite de nouveau Boulogne depuis 1999.

e-bb : Pourquoi êtes-vous candidat ?

T.S. : Pour 2 raisons, la première, pour qu’il y ait un partenariat fort entre la ville de Boulogne Billancourt et le département des Hauts de Seine car sinon vous ne pouvez quasiment rien faire dans la ville : le budget d’investissement de Boulogne représente à peu près 30 millions d’euros, et celui du département 1,8 milliards. Si la ville n’a pas une influence forte au niveau départemental, vous êtes coupés des investissements sur votre ville. Je veux représenter Boulogne au niveau du département.
La seconde raison a une dimension départementale : notre département est très caricaturé, on dit qu’il est trop riche, déconnecté de la réalité, à part. En fait, c’est un territoire beaucoup plus contrasté qu’on ne le dit, et je tiens à ce que l’on fasse vraiment bien la péréquation au niveau départemental.

e-bb : Qui est votre suppléant ?

T.S. : C’est une femme, comme le dispose la loi sur la parité. J’en suis par ailleurs ravi. C’est Catherine Klein.

e-bb : Quel est votre budget de campagne ?

T.S. : Il est assez faible, je vais dépenser 10 à 12.000 euros, sur mes finances personnelles. C’est le plafond de remboursement pour ces élections.

e-bb : Qu’est-ce qui s’est fait dans la ville avec vous qui ne se serait jamais fait sans vous ?

T.S. : Je suis fier d’avoir permis la rénovation du collège Bartholdi. C’est un chantier compliqué, nous avons maintenu les collégiens sur site. On a commencé dès 2004 en ouvrant les crédits d’études, et les travaux proprement dits devraient s’achever d’ici un an environ.

L'entretien de la voirie départementale, une préoccupation récurrente.

e-bb : Si vous étiez réélu, quel serait le dossier que vous défendriez en priorité :

  • A l’échelle de la ville ?

T.S. : Nos voiries départementales sont dans un état désastreux. C’est un problème dans tout le 92. Je me battrais donc pour qu’un budget conséquent soit alloué à la rénovation des voies départementales de Boulogne et notamment pour la requalification complète de la route de la Reine.

  • A l’échelle du département ?

T.S. : Il s’agirait moins d’un dossier que d’une démarche. Dans quatre ans, la réforme territoriale entrera en application. Il ne faut pas attendre ce terme pour se recentrer sur nos compétences régaliennes. Cela signifie qu’il faut arrêter de faire ce qui est du ressort de la région et faire en sorte que la Région assume de son côté ses compétences. Au niveau du département, je pense au secteur du social, et notamment à toute la politique sociale de solidarité. Globalement, la politique du département est bonne.
Notre projet est résumé dans la lettre adressée par Jean Sarkozy à tous les conseillers généraux : solidarité, logement social (notamment définir des critères clairs et transparents pour l’affectation des logements), et une politique efficace au niveau des adolescents.

e-bb : Combien le canton compte-t-il d’habitants ?

T.S. : Je ne sais pas exactement, environ 40.000.

e-bb : Combien d’électeurs ?

T.S. : 26 000 inscrits environ.

e-bb : Quel a été le taux de participation aux précédentes cantonales en 2004 ?

T.S. : 62,06 %

e-bb : Quel score a fait le candidat de votre famille politique en 2004 au premier tour ?

T.S. : Nous étions divisés à l’époque, il y avait 2 candidats de la même famille politique. Je signale que c’est la première fois depuis 27 ans que nous présentons un candidat unique sur ce canton.
J’ai fait 33 % et le candidat sortant de l’époque 21 ou 22 % (37,6 % pour lui, et 24,8 % pour son adversaire d’alors, Henri Ricard, ndlr)

e-bb : Combien y a-t-il d’établissements scolaires dans ce canton ?

T.S. : Il y a deux collèges, Bartholdi et Rambam, le lycée Notre Dame et trois groupes scolaires, Saint-Denis, Billancourt et Silly.

e-bb : Combien d’habitants touchent le RSA ?

T.S. : Je ne peux pas vous dire.

e-bb : Quel lieu fréquentez-vous le plus souvent dans le canton ?

T.S. : J’aurais du mal à vous dire, plein plein d’endroits. Il n’y a pas d’endroit privilégié.

e-bb : Dans quelles institutions présentes sur le canton le Conseil Général est-il représenté ?

T.S. : Beaucoup, le collège Bartholdi, les maisons de retraite des Abondances et des anciens combattants (l’ONAC), et au lycée privé Notre Dame. Je ne suis pas administrateur de l’école Rambam, mais on vient me voir lorsqu’il y a des travaux à financer. De plus, je représente la ville au conseil d’administration de Dupanloup, même si ce n’est pas mon canton.

e-bb : Combien vous faut-il de voix pour vous maintenir au second tour ?

T.S. : Pour se maintenir au second tour il faut être dans les deux premiers sauf si le premier arrive à faire plus de 50 % des inscrits. Avec 40 % de participation il faut faire 62,5 % des voix pour être élu dès le premier tour.

Le département du 92 compte 45 cantons

e-bb : Combien y a-t-il de cantons dans les Hauts de Seine ?

T.S. : 45

e-bb : Combien d’habitants ?

T.S. : 1,5 million d’habitants

e-bb : Combien d’électeurs ?

T.S. : Cela doit être 800.000 électeurs.

e-bb : Quel est le budget du Conseil Général ?

T.S. : 1,8 milliard d’investissement par an. Pour le fonctionnement, on fonctionne par pôle, et je ne connais pas le montant global.

e-bb : Quel est le budget des autres Conseils Généraux d’Ile de France ?

T.S. : A titre d’exemple celui de la Seine Saint Denis est de 2,1 milliards, et celui de Paris est considérable. Mais quelle est la vraie richesse ? le montant global du budget ou le montant des charges ? Un département où beaucoup d’habitants touchent le RSA a plus de charges qu’un autre. Dans le 92, la pression fiscale est constante depuis des années. D’une manière générale je suis contre toute augmentation d’impôt, et plus particulièrement aujourd’hui où c’est difficile pour tout le monde.

e-bb : Quel est le budget du Conseil Régional ?

T.S. : Je ne sais pas précisément, il est très important. Depuis la fin du plan lycées, les régions sont très favorisées et bénéficient d’importantes marges de manœuvres. Mais je trouve qu’il y a beaucoup de gâchis : ainsi, en 2004 dans le 92, il existait 100 dispositifs d’aide à la création d’entreprise, répartis en 30 organismes différents.

e-bb : Quel est le montant des indemnités d’un conseiller général des Hauts de Seine ?

T.S. : Dans les 2.000-2500 euros et un tout petit peu plus pour un Vice Président. Je ne sais pas exactement, car mes impôts sont prélevés à la source.

e-bb : Quel est le montant des indemnités d’un conseiller général de Seine Saint-Denis ?

T.S. : Je ne sais pas, mais ces montants sont fixés par la Loi, en fonction du nombre d’habitants.

e-bb : Quels sont les 3 principaux chantiers de Boulogne Billancourt dans lesquels le Conseil Général est actuellement engagé ?

T.S. : Il faut citer la construction du nouveau collège qui vient de s’achever, la reconstruction du collège Bartholdi. Ce sont des dizaines de millions d’euros dans les deux cas Le reste c’est sur la ZAC Renault et notamment le financement de la surcharge foncière pour permettre la construction de logements HLM.

e-bb : Quel est votre plus gros défaut ?

T.S. : Alors que j’aurai 40 ans cet été, certains me reprochent d’être trop jeune…  (transmis à la candidate PS, Chloé Jaillard, qui  pourrait être sa fille ! ndlr)

e-bb : Quelle est la plus grande qualité de chacun de vos adversaires ?

T.S. : Je les connais peu. Je connais Maurice Gille qui m’apparaît comme quelqu’un de droit et sincère. Je ne connais pas les autres, mais je pense qu’ils sont tous sincères.

Rendez-vous dimanche 20 mars pour les résultats du premier tour !