Descendre  la rue du Château  un soir de printemps un peu frisquet et s’arrêter là où il y a de la lumière, une façon, comme une autre de vivre Boulogne..

Benjamin Joffre Photo AC

Au numéro 61  deux galeries se partagent l’espace, ce soir c’est Green Flowers Arty Gallery qui reçoit et met en lumière dans l’exposition Phare  le travail décalé, comme indifférent à son époque  de Benjamin Joffre  . Les montagnes de Benjamin Joffre,  intemporelles, et de facture classique pourraient trouver leur place à deux pas d’ici à la Bibliothèque Marmottan parmi les dessins  de Jacob Meyer et le peintures de Théodore de Crissé du 18ème siècle .  Couleur minérale des reliefs installés depuis le séisme d’origine,  seuls les cieux agités par le vent suggèrent un mouvement . Tout suggère la longue observation du peintre et son désir de l’instant suspendu, car dit-il tout est imaginaire, aucun paysage n’est peint sur le motif .
Imaginaires également les situations avec personnages résolument figuratifs  reprenant sur la toile le leitmotiv de l’instant suspendu .il y a toujours dit le peintre dans un mouvement un instant où tout s’arrête, c’est celui là qui m’intéresse .  Diplomé de l’ENSAD mentionné du prix de dessin Frédéric de Carfort  de la Fondation de France. Benjamin Joffre  vit à Annecy .

Exposition Phare de Benjamin Joffre Green Flowers Arty Gallery jusqu’au 31 mars

Mathieu Exposito photo AC

Au numéro 80 de la rue du Chateau , Mathieu Exposito artiste engagé  décline sa  nouvelle série Poésie Urbaine à la galerie Mondapart . Pas de personnages dans ses dessins, seulement des figures géométriques,  des architectures déconstruites, disproportionnées dépouillées comme des usines désaffectées, des boites vides pleines de clous,  allégories du labeur issu du monde ouvrier …son travail se veut une approche sociale de l’art .
D’austères lignes noires sur un fond blanc où l’artiste intégre la couleur rose pour son ambiguïté, car elle incarne à ses yeux à la fois la chair, la rosée génératrice, la séduction, la gourmandise,  l’excès .
D’où viennent ces épures ? « De Lorraine, dit Mathieu Exposito où je vis et travaille. J’ai beaucoup

Ségolène Misoffe maire adjoint et Mathieu Exposito

traîné dans les bars en dessinant comme Max  Beckman disséquant et caricaturant personnages et objets. Je voulais représenter un monde pas facile de façon légère et ludique »
Pour aider à la performance son personnage fétiche EXPOPAIX a construit sa cabane dans un coin de la Galerie, où il vivra et dormira du 29 au 31 mars pour le « finissage «  de l’exposition.
Matthieu Exposito expose en France et à l’étranger . Son travail a fait l’objet de nombreuses commandes publiques et privées .
Exposition Poésie Urbaine de Matthieu Exposito Galerie Mondapart jusqu’au 31 mars
Et puis, juste en face, au 65 rue du Château  la lumière, attira irrésistiblement la rédactrice de l’e-bb chez MotorVillage : on fêtait l’arrivée de la nouvelle Fiat Panda voiture citadine connectée et malicieuse …qui comme l’Art, vous transporte ailleurs !