Une nuit de février dernier, un avion équipé d’une caméra infra-rouge a survolé le territoire de GPSO. Son but ? dresser la carte thermographique des sept villes (Boulogne Billancourt, Meudon, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Chaville, Ville d’Avray, Sèvres), c’est-à-dire, en captant les rayons de chaleur émanant des édifices, mesurer la déperdition de chaleur des toits.

la carte thermographique de GPSO

Les résultats sont disponibles sur le site de la communauté d’agglomération, qui a dressé une carte interactive. Six échelons ont été retenus :

  • non perceptible
  • faible
  • modérée
  • forte
  • très forte
  • excessive

Rappelons qu’il s’agit uniquement de la déperdition de chaleur des toits, et que ce résultat, indicatif, n’est pas celui que produirait une mesure énergétique globale des bâtiments. A chaque fois que vous cliquez sur un point, une synthèse de l’analyse et des améliorations à apporter apparaît en pop-up. Des conseils plus détaillés sont prodigués en pied, lors de ses permanences, ou par téléphone (0800 10 10 21), par un conseiller de l’agence locale de l’énergie.
Suite à la publication de cette carte, il y a quinze jours, des questions se sont posées dans le cas de Boulogne Billancourt, dont le maire s’est fait l’écho lors du conseil municipal du 9 décembre dernier. On remarque tout d’abord, et sans surprise, que des bâtiments historiques comme l’hôtel de ville perdent pas mal de chaleur (jaune, « déperdition forte »). Résultat compréhensible compte-tenu du volume du bâtiment et de son âge. Plus étonnant, certains bâtiments neufs du Trapèze sont carrément classés rouges (« déperdition excessive »). Plusieurs réponses ont été apportées à ce cas : la verrière du siège de l’Equipe est en rouge, comme toute verrière (le verre n’est pas un bon isolant), et d’autres bâtiments n’étaient pas achevés lors du vol de l’avion.
Cependant, l’adjoint à l’Urbanisme, Gauthier Mougin, a annoncé que la SAEM allait s’assurer, via un organisme indépendant, que les promoteurs s’étaient bien acquittés du cahier des charges, et a rappelé les objectifs de la Ville pour ce nouveau quartier : tous les bâtiments sortis de terre sont HQE (haute qualité environnementale, une qualité qui se calcule selon un système de points attribués à chaque matériau de construction), et que les suivants seraient plus exigeants encore, jusqu’à tendre à un bâti entretenu à 100 % par des énergies renouvelables sur l’île Seguin.