Avec beaucoup de retard, on revient sur le conseil municipal du 7 juillet 2011, dont nous avons déjà parlé un peu ici et . Pour commencer, retour sur trois des quatre questions orales, la dernière portant sur l’organisation des primaires PS, achevées depuis.

Où en est le projet de tennis-club aux Glacières ?

Judith Shan

Judith Shan (PS) a posé une question sur l’avenir du parc des Glacières. Membre de la commission d’appel d’offres qui se réunit le vendredi matin, elle avait lu à l’ordre du jour un point sur « la passation d’un marché d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la programmation d’un tennis club au parc des Glacières. » A la veille de la commission, le point a été retiré de l’ordre du jour mais, a souligné Madame Shan, « cela ne retire pas la question. »
Question qui portait donc sur l’état d’avancement de ce projet controversé.

gauthier mougin

Gauthier Mougin, l’adjoint à l’Urbanisme, lui a expliqué que le point a été retiré de l’ordre du jour car il s’agissait d’un avenant à un marché d’étude. Or, finalement, aucun avenant n’étant prévu, le point n’avait plus lieu d’être.
Par ailleurs, concernant l’évolution du dossier, Monsieur Mougin a expliqué que l’avant-projet ayant rencontré une forte opposition de la part des riverains, la municipalité poursuivait sa réflexion. Le problème est difficile, car, comme il l’a résumé : « les besoins d’équipements sportifs sont importants et l’espace pour les satisfaire, rare. »

De l’espace d’expression des oppositions municipales

agnès bauche

La deuxième question, posée par Agnès Bauche (UPBB), portait sur l’espace d’expression des élus d’opposition.
Elle a rappelé que, légalement, tout élu d’opposition, siégeant seul ou en groupe, avait droit à un espace d’expression dans le journal municipal. Or, malgré des demandes réitérées, les élus indépendants (Judith Shan et Pascal Fournier, à l’époque ndlr) ne disposaient pas pour l’instant d’un tel espace.
Par ailleurs, elle a abordé la question du site internet de la ville, demandant s’il serait possible que les oppositions y bénéficient d’un espace, ce pour deux raisons : le développement d’Internet dans l’information des Boulonnais, et l’usage que la majorité faisait elle-même du site.

pierre-christophe baguet

Le maire, Pierre-Christophe Baguet, lui a fait une réponse légèrement ironique en plusieurs temps.
Reconnaissant tout d’abord que la question soulevée méritait réflexion, il a rappelé que le site de la ville, mis en ligne en 1998, était strictement institutionnel et ne pouvait accueillir de débats « politiciens. » Ce disant, il se conformait à la définition légale du site officiel d’une collectivité, telle qu’elle a été rappelée par le tribunal administratif de Versailles en mai 2010 à l’occasion d’un recours portant sur le même sujet, et dans l’enceinte de GPSO même en avril 2010. En revanche, il a négligé ce à quoi faisait allusion l’élue d’opposition lorsqu’elle évoquait l’usage qu’en fait la majorité. Quelques jours auparavant en effet, le site de Boulogne Billancourt proposait au visiteur en page d’accueil de « consulter les prises de parole des élus de la majorité » lors du conseil municipal de juin.
Il a par ailleurs rappelé que, depuis 2010, le BBI – et par conséquent les tribunes des oppositions – était consultable en ligne, et que le conseil municipal était enregistré, ce qui permettait aux Boulonnais de le suivre de chez eux en direct, ou de le consulter ultérieurement sur le site de la ville.
Concernant les tribunes des oppositions dans le BBI même, il a considéré qu’il faudrait certainement redéfinir les équilibres. Mais, pour ce faire, a-t-il ajouté malicieusement, il faudrait l’aviser des changements en cours. Et de rappeler que Jean-Michel Cohen avait annoncé en juin que son groupe « prêtait » Gérard Askinazi à Thierry Solère pour lui permettre de constituer un groupe, que Jean-Pierre Fourcade était supposé présider un intergroupe mais ne l’en avait pas avisé formellement, et que Marie-Hélène Vouette, absente ce soir-là, ne serait peut-être pas d’accord pour que Madame Bauche s’exprime au nom de toutes les oppositions. Les initiés auront perçu dans ces propos un certain nombre d’allusions, boulonnaises et extra-boulonnaises, dont nous vous ferons grâce. Poursuivant, il s’est livré à une simulation de répartition de l’espace rédactionnel au prorata du nombre d’élus par groupe, expliquant qu’en toute logique, l’opposition représentant un tiers des élus, elle ne devrait bénéficier que d’un tiers de page et la majorité de deux tiers. Or la majorité dispose d’une page complète et l’opposition d’une page complète. Dans « un élan de générosité et de bonté, » il a proposé de maintenir cette répartition, quitte à redistribuer l’espace au sein de la page de l’opposition, en fonction des effectifs des groupes.
Pas un mot, en revanche, du cas des élus indépendants.
On connaît aujourd’hui la solution trouvée et appliquée dans le BBI d’octobre : le groupe UPBB dispose d’une demi-page, le groupe @lternance d’une demi-page, le groupe RPBB d’un tiers de page et Judith Shan (PS), qui siège seule, n’a toujours pas d’espace d’expression sur ce support.

Quel avenir pour le mur de l’Artillerie ?

marc fusina

Marc Fusina (@lternance), enfin, a demandé quel serait l’avenir du mur de l’Artillerie, vestige des usines Renault qui longe le Trapèze est, en cours d’aménagement.

Gauthier Mougin lui a répondu que la valeur patrimoniale de cette construction était reconnue, mais qu’elle ne pouvait demeurer à sa place, à cause des travaux d’aménagement de la parcelle. En attendant qu’un lieu d’accueil soit trouvé, en accord avec Renault, la SAEM va donc démonter le mur et le stocker*. Il semblerait que pour l’instant, aucun projet de mise en valeur ne soit abouti.

*Le démontage et le stockage en pièces détachées de monuments est une pratique de plus en plus courante. Certains sont remontés rapidement sur un site accueillant, d’autres languissent des années durant dans des entrepôts. Souhaitons un prompt remontage au mur de l’Artillerie !