Avec beaucoup de retard, on en vient au conseil municipal du 8 juillet, avec de nombreuses décisions d’importance liées au Grand Paris et à l’aménagement des terrains Renault, notamment. Et pour commencer, retour sur les questions orales qui sont encore d’actualité.
Notons que les élus, en cette veille de vacances, étaient particulièrement dissipés et que le maire a dû, au cours du conseil, déployer toutes les facettes de sa fonction : régisseur, lorsqu’il s’est agi de régler des problèmes de prise de son au début de la session, président impuissant lorsque, après l’importante délibération sur l’île Seguin et alors qu’il restait 6 points à passer en revue, tout le monde s’est égayé vers le buffet, et finalement surveillant général, appelant tous ces chenapans à se taire (« chut chut chut !« ) et à  « écouter un petit peu » pour « la dernière délib.« …

agnès bauche

Suite au conseil municipal du 10 juin, où ont été arrêtés les montants des redevances pour l’occupation de l’espace public, Agnès Bauche (UPBB) a voulu en savoir plus sur les modalités d’autorisation ou non d’occupation de l’espace : à quelles conditions un commerçant a-t-il droit d’occuper la chaussée, à ciel ouvert ou sous une terrasse couverte, et au bout de combien de temps peut-il espérer une réponse à sa demande ?

guillaume gardillou

Guillaume Gardillou, l’adjoint à la Voirie, lui a répondu en insistant sur la complexité de la question. En effet, avant toute chose, il faut prendre en compte les différentes parties : l’intérêt du commerçant, les attentes de ses clients, la tranquillité des riverains, et le maintien d’une bonne circulation tant sur la chaussée que sur le trottoir. De plus, a-t-il ajouté, en fonction de la nature des voies, la décision n’appartient pas à la même personne : pour les voies communales, la décision se prend par arrêté municipal (le maire pouvant donner délégation de signature au maire-adjoint territorial concerné), tandis que pour les voies départementales, la décision sera émise par arrêté préfectoral, après avis de la municipalité.
Sur la situation générale à Boulogne Billancourt, Monsieur Gardillou a reconnu un certain désordre : « Des situations hétéroclites se sont figées« , a-t-il expliqué, occasionnant finalement des traitements inégalitaires, pour ne pas dire iniques. Afin de remédier à cela, une commission d’examen des demandes a été créée en juin. Composée de représentants des services municipaux et communautaires, des élus territoriaux concernés et de Messieurs Gardillou, Coquebert (adjoint aux Affaires économiques) et Mougin (adjoint à l’Urbanisme), cette commission doit se réunir une fois par mois – sauf l’été – et communiquer sa décision au requérant sous deux mois.

martine even

La question suivante, posée par Martine Even (@lternance), portait sur l’état de délabrement du commissariat. Elle a expliqué avoir visité les lieux et avoir ainsi pris la mesure de « conditions de travail indignes pour les fonctionnaires de police« , sans parler de l’état des cellules et des faibles moyens de fonctionnement. Elle a rappelé que la construction d’un nouveau commissariat figurait au programme de l’actuelle majorité et voulait donc savoir quelles mesures seraient prises pour remédier à cette situation.

guillaume gardillou

C’est de nouveau Guillaume Gardillou qui a répondu. Il a appris à ceux qui l’ignoraient (dont l’auteure de ces lignes) que le commissariat était un bâtiment classé ( !) ce qui limitait les aménagements que l’on pouvait y faire : depuis des années, la Ville accomplit donc des travaux à la marge (peinture, tuyauterie, plomberie, réparation de l’ascenseur, installation d’une rampe d’accès pour personnes invalides). Il a par ailleurs rappelé qu’il s’agissait d’un gros commissariat, en charge de la coordination de neuf autres établissements, et que le Ministère de l’Intérieur louait les lieux à la Ville pour un euro symbolique. On pourrait d’ailleurs se demander si, dans ces conditions, il n’appartient pas au Ministère de refaire la peinture. Moyennant quoi, Monsieur Gardillou a partagé le constat de Madame Even quant au délabrement de l’édifice. D’où l’idée de construire une extension flambant neuve sur le parking à l’angle de l’avenue Morizet et de la rue Georges Sorel. En janvier 2008, le maire, alors simple député, avait écrit à la ministre de l’Intérieur sur le sujet, à la suite de quoi le Conseil Général des Hauts de Seine avait débloqué 570 000 euros pour aider aux travaux. Malheureusement, d’après Monsieur Gardillou, la municipalité d’alors n’a pas saisi l’occasion. Depuis, la municipalité actuelle œuvre pour que le projet aille au bout, avec apparemment de bons espoirs de succès.
Par ailleurs, il a tenu à détailler les diverses mesures prises pour améliorer la sécurité en ville. Citons, entre autres : des patrouilles mixtes Police municipale/Police nationale, permettant à la police nationale de se recentrer sur ses fonctions principales, la généralisation de la « vidéo-protection », l’élargissement des horaires d’action de la police municipale et, en ce début d’été, la réitération du plan « tranquillité vacances » (des rondes de polices autour des habitations désertées par les vacanciers).

Judith Shan

Ce conseil s’ouvrait en fait sur un festival de questions pour Monsieur Gardillou, puisqu’à son tour Judith Shan (@lternance) s’est adressée à lui au sujet des vide-greniers.
Il s’agissait de savoir combien rapportait à la ville la location des emplacements lors des brocantes et vide-greniers organisés sous l’égide municipale.
Les manifestations concernées sont les deux brocantes à succès de l’avenue Pierre Grenier (dont c’était cette année la 20ème édition) et de la route de la Reine (qui célébrait sa 9ème édition). Guillaume Gardillou a expliqué que la Ville, pour l’occasion, réglait le stationnement et la circulation aux abords des brocantes, et octroyait donc une autorisation du domaine public, moyennant une redevance payée au mètre linéaire occupé. Pour 2009, le total des redevances perçues a atteint 7 460 euros.

A noter qu’une première question avait été posée par Jean-Michel Tisseyre (@lternance) sur les pré-inscriptions aux ateliers d’arts plastiques. Nous n’y revenons pas puisqu’en octobre, la période des pré-inscriptions est close depuis longtemps.