Ce jeudi 22 septembre à partir de 18h30, le conseil municipal se réunir à l’Hôtel de Ville.
Suivez les débats en direct sur notre fil !

ÉDIT 27-09-16 : vous trouverez à la fin de cet article le fil complet du LiveTweet.
Retour sur les principales décisions.

Des agréments individuels pour l’armement de la police municipale

pierre-christophe baguet

pierre-christophe baguet

La décision avait été annoncée à la fin de l’été, et le maire s’en est expliqué. Après avoir longtemps hésité, il a décidé d’armer la police municipale. Gare aux raccourcis : tous les agents ne seront pas armés, il s’agit d’un agrément individuel. Le maire se fonde sur le parcours de nombre d’agents, qui étaient antérieurement gendarmes et sont donc formés au maniement des armes. Ce sont les événements de l’été, l’inquiétude des familles mais aussi celle des policiers, qui l’ont conduit à prendre une décision dont il mesure le poids.
Cette décision n’était pas soumise au vote du conseil. Un court débat a néanmoins eu lieu. Chloé Jaillard (PS) a dit ses réserves, la protection armée relevant pour elle d’une mission régalienne de l’État. La police municipale devrait se concentrer sur ses missions de proximité. Pierre Gaborit (PS), encore marqué par la tuerie de Nanterre qu’il a suivie en tant qu’avocat, a estimé que le contexte autorisait une telle mesure.

Débat sur le Plan d’aménagement et de développement durable.

De nouveau, un débat sans vote. Gauthier Mougin a présenté le futur PADD, à partir duquel sera élaboré le nouveau PLU.

Gauthier Mougin

Gauthier Mougin

Son exposé a largement repris les éléments livrés en juin, lors de la phase de diagnostic. Les grands axes du PADD sont :

  • L’attractivité économique d’entreprises créatrices d’emploi et le renforcement de l’armature commerciale ;
  • La qualité du cadre de vie :
    • la limitation de la densification urbaine, contre vents et marées (ou plutôt, contre les tentatives étatiques). Boulogne entend garder ses pavillons et des plans masse raisonnables. Plutôt que de construire plus de logements, l’objectif est de renouveler le parc existant et de faire porter l’effort sur l’accueil des familles nombreuses et des personnes en situation de handicap, et sur le maintien des personnes âgées. En une phrase : « On veut pouvoir s’interdire de construire. »
    • l’amélioration de la circulation : promouvoir des espaces partagés comme cela va être expérimenté av. JB Clément, revoir l’offre de stationnement et réaménager les grands axes. L’évocation d’une promesse de campagne de 2008 (le tunnel sous l’av. du Général Leclerc) a fait rire.
  • L’ouverture sur la Seine : en collaboration avec le Département, ouvrir la ville sur le fleuve et vice versa, pour en refaire un axe structurant.

Il a rejeté la proposition de Vincent Guibert (PS) d’inscrire la piétonnisation du Centre-Ville et de la place Marcel Sembat dans ce cadre, faute d’un développement massif de l’offre de transports en commun. Face à Pierre Laurencin (DVD) et Pierre Gaborit qui regrettaient ce débat très en aval, il a revendiqué le caractère politique du document, et défendu qu’on y retrouve des points du programme de la majorité. A Pierre Laurencin qui s’étonna en commission qu’aucun nouvel espace vert ne soit prévu, il a expliqué que toutes les « zones vertes » de la ville le demeureraient, et que certaines n’avaient pas encore été aménagées. Il a également précisé que certaines zones privées contribuaient à la végétalisation de la ville. Mais il n’y aura pas de nouvelle zone verte. L’adjoint a rappelé la présence de parcs et de bois limitrophes. Judith Shan (PS) s’est étonnée que la notion de « biodiversité » ne soit pas mentionnée dans le PADD. Il paraît qu’elle est sous-entendue puisque GPSO travaille à une « trame verte et bleue » (mesure préconisée par le Grenelle de l’environnement).

La fin des bains-douches confirmée

Chloé Jaillard

Chloé Jaillard

Chloé Jaillard s’est enquise de l’avenir des bains-douches municipaux, fermés avant l’été. Réponse de Béatrice Belliard : la Ville a été contrainte de les fermer parce que, situés en sous-sol, ils n’étaient pas équipés d’un ascenseur. Elle en a profité pour indiquer qu’ils coûtaient 30 000 euros par an en entretien, et pour insister : ils ont été fermés en avril, avant le dépôt de la proposition de loi. Mais la Ville n’a envisagé aucune alternative, Madame Belliard expliquant que, comme GPSO avait une compétence sociale, c’est à ce niveau qu’une réflexion « devrait être engagée. » En attendant, méditons sur cette incongruité : parce qu’un équipement n’est pas accessible à tout le monde, il n’est plus accessible à personne, sans solution de substitution.

La dalle du Forum envahie par les véhicules

A une question de Judith Shan, Marie-Laure Godin s’est dite très préoccupée par l’invasion du Forum par les véhicules. Madame Shan avait rappelé que seuls les véhicules d’urgence auraient dû y avoir accès, et que la passerelle Constant Lemaître, piétonne, était devenue une rampe pour voitures depuis l’inauguration de City Lights. Tout le monde est d’accord, il faut faire quelque chose. Mais quoi ?

Le calendrier de la fusion se dilate

fusion-UneEn juillet, le calendrier semblait clair : des groupes de travail en septembre, un ultimatum à l’État et un vote en novembre. En cette fin septembre, Pierre-Christophe Baguet a communiqué sur l’appel d’offres pour la communication autour du projet. Les prestataires seront prochainement connus et, si un groupement de commandes n’a pas été possible avec Issy-les-Moulineaux, les deux villes pourront partager les contenus et les outils. DONC la fusion est bien programmée ? Nenni ! S’il était important d’avoir les outils, le projet est à l’horizon 2018 et « entretemps il va se passer plein de choses, il va y avoir des primaires à gauche, à droite, des présidentielles… on a le temps » a annoncé le maire avec légèreté. Avant de noyer le poisson : « On est dans un flou institutionnel considérable. On n’arrive déjà pas à définir l’intérêt métropolitain ! » La Métropole du Grand Paris, on l’aura compris, est l’une de ses bêtes noires.

Démission de Xavier Denis

Enfin, on a appris à l’issue du conseil la démission de Xavier Denis. Le conseiller municipal délégué à la Jeunesse, qui était absent ce soir-là, sera remplacé par Olivier Carage.