25 points étaient à l’ordre du jour de ce conseil, qui compta aussi plusieurs prises de parole non délibératives. On vous propose donc un compte-rendu en deux temps : ces prises de parole, puis les délibérations.

Pour un conseil de rentrée, il n’était pas si copieux. Du reste, depuis 2008, le nombre de conseils s’est amoindri, passant de 9 par an en moyenne sous Jean-Pierre Fourcade, à 8 par an en moyenne sous Pierre-Christophe Baguet. Une tendance à la baisse, puisque depuis 2 ans, on est même passé à 7 conseils par an.

Hommage à Hervé Gourdel

pierre-christophe baguet

pierre-christophe baguet

L’actualité a dominé les prises de paroles liminaires. Le maire a tout d’abord tenu à rendre hommage à Hervé Gourdel, enlevé et assassiné en Algérie le 24 septembre dernier. Il a été « lâchement assassiné par des hommes dont la barbarie et la violence sont sans limite » a dénoncé Pierre-Christophe Baguet, soulignant qu’à travers cet attentat, « ce sont toutes les démocraties qui sont visées. » Le maire a ensuite réaffirmé les valeurs républicaines, adressé un message de soutien « à toutes [les] communautés religieuses [de la ville] » et invité le conseil et l’assistance à observer une minute de silence, en mémoire d’Hervé Gourdel et des tous les autres otages exécutés depuis le 19 août.

Métropole du Grand Paris

Les membres du comité de pilotage

Les membres du comité de pilotage

Le maire a embrayé sur un sujet institutionnel : la configuration de la Métropole du Grand Paris. En juin dernier, Hervé Marseille, vice-président de GPSO, avait annoncé que sous la pression des élus locaux, le gouvernement avait accepté de revoir le litigieux article 12 de la loi sur la réforme des collectivités territoriales. C’est cet article qui définissait la Métropole du Grand Paris. Réunis le 8 octobre, les membres du comité de pilotage de la mission de préfiguration, soit 55 élus dont 3 de GPSO (Denis Badré, Pierre-Christophe Baguet et André Santini), ont présenté une réécriture du texte, approuvée à 86,5 %. Cette nouvelle mouture préserve l’existence des communautés d’agglomération dans la Métropole (initialement, elles auraient dû se fondre dans le Conseil métropolitain), avec leur statut et leur fiscalité propre (elles conserveront leur part de CVAE). De plus, les élus locaux ont obtenu le maintien des OPHLM communautaires, au détriment d’un grand office public à l’échelle de la Métropole. Ils conservent ainsi en partie leurs prérogatives en matière de logement. Enfin, et ce n’est pas le point le moins important, ils ont arraché l’abandon d’un PLU métropolitain, ce qui signifie qu’ils resteront maîtres de l’aménagement de leur territoire, dans le cadre, toutefois, d’un schéma de cohérence territoriale (SCOTT) métropolitain.
Pour le maire, cette négociation est « historique. »
Pierre Gaborit (PS) s’est lui aussi félicité du résultat de cette négociation. « Je trouverais convenable, a-t-il ajouté, que l’on salue la souplesse du Premier Ministre et la sagesse du gouvernement. »

Soutien à LCI

Eric Revel - tous droits réservés

Eric Revel – tous droits réservés

En juillet dernier, le CSA a refusé à TF1 le passage de la chaîne d’info LCI en diffusion gratuite sur la TNT. TF1 espérait ainsi sauver la chaîne, pour l’instant accessible sur abonnement, et qui connaît un déficit depuis plusieurs années. Devant le refus du CSA, conforté le 23 octobre par la décision du Conseil d’État, les salariés de la chaîne sont en péril. En effet, TF1 prévoirait le départ de 148 personnes, sur 247.
Eric Revel, le directeur général de LCI, se démène pour sauver sa chaîne. Il a notamment rencontré Pierre-Christophe Baguet le 7 octobre, puisque TF1 est implanté dans la ville. Faute de mieux, le maire lui a proposé d’accompagner socialement les salariés qui en auraient besoin. L’affaire n’est pas close cependant, puisque le groupe Le Monde a adressé le 17 octobre une offre de reprise formelle à TF1. A suivre !

Deux vœux adoptés à l’unanimité

C’est suffisamment rare pour être souligné : deux vœux, l’un émanant de la majorité, et l’autre de l’opposition, ont été adoptés à l’unanimité ce soir-là.

Le premier, présenté par la majorité, portait sur l’état désastreux du commissariat de police. Pour les élus, on est « en situation de crise. » « L’État ne verse pas un centime à la ville pour l’entretien du bâtiment, Boulogne est au bout des propositions possibles » a résumé le maire. Si tous les élus se sont accordés sur l’urgence d’obtenir une réfection du bâtiment pour le moins, on n’a pas échappé à la querelle sur le partage des responsabilités. Pierre-Mathieu Duhamel (UMP) a dénoncé « le révisionnisme sur la gestion de ce dossier » tandis que Pierre Gaborit (PS), sans vouloir entrer dans le débat, a souligné que « si l’actuel maire n’a pas réussi en 6 ans, c’est que c’est difficile. » Il a ajouté que son groupe tenterait d’intervenir de son côté auprès du Ministre de l’Intérieur pour pousser le dossier.
skate parkLe second vœu, présenté par le groupe La ville citoyenne, portait sur l’aménagement d’un véritable stade de glisse, ouvert à toutes les pratiques associées. Depuis juillet 2013 et l’adoption d’un schéma d’orientation pour les sports de plein air, on sait qu’un projet de skate park avec trois bols avait été acté près du parc de Billancourt. Le vœu visait à redéfinir le projet en l’élargissant, et à obtenir la formation d’une mission de préfiguration. « Parce que ça a l’air simple, mais c’est complexe. » a justifié Pierre Gaborit. Pierre-Christophe Baguet a confirmé le projet qui devrait trouver place près du pont Daydé. Il s’est dit favorable à ce que des utilisateurs futurs participent à la réflexion, et a annoncé que la SAEM allait mettre en place « un groupe de concertation. » Ce n’est pas exactement la même chose qu’une mission de préfiguration. Les amateurs sont invités à suivre cela de près, et donc à se rapprocher de la SAEM rapidement !