Jeudi soir, les galeries Exit Art et MondapArt conviaient les visiteurs au vernissage de leurs nouvelles expositions, Paragone et Sous le signe du temps qui passe.

C’est le talent de nos galeristes d’associer œuvres et artistes sur le fil d’un thème qu’ils rendent évident. Jeudi soir, les amateurs se pressaient aux vernissages d’Exit Art et MondapArt.

Les amateurs se pressent au vernissage de Paragone

Les amateurs se pressent au vernissage de Paragone

Chez Exit Art, les chemins de l’abstraction

 

L'association des œuvres de Christophe Goutal et de Delphine Brabant doit-elle tout au hasard ?

L’association des œuvres de Christophe Goutal et de Delphine Brabant doit-elle tout au hasard ?

Florence Provost remet au goût du jour l’antique notion du Paragone, ce débat qui fit les beaux jours des maîtres de la Renaissance : quelle forme d’art remporte la suprématie ?
En cette rentrée 2015, la galerie Exit Art dépasse le débat pour célébrer le dialogue, autour des œuvres de Christophe Goutal et Delphine Brabant. L’un, peintre, pratique l’abstraction lyrique et ses tracés polychromes qui voilent autant qu’ils révèlent des éléments signifiants. L’autre, sculpteur, pratique la terre, le béton ou le bronze, en creux et en plein, pour  conjuguer abstraction et construction.
Des manières et des supports différents, qui problématisent pourtant également l’abstraction, et finissent par se faire écho tout au long de l’exposition.

Chez MondapArt, l’art comme réenchantement

 

Isabelle Lefort a réuni quant à elle dans Sous le signe du temps qui passe deux artistes qui réenchantent par leurs créations ces rebuts, lieux et objets, dont on se détourne trop vite. C’est La machine à remonter le temps, peinture sur métal qui laisse parfois la plaque à nu, pour mieux ailleurs célébrer la consistance de la matière, qui ouvre l’exposition.
Marie-Laure Mallet-Melchior peint, sur toile ou sur métal, des lieux sinistrés, désertés ou hostiles, à l’image de ces barils rouillés bornés par des filets de chantier effondrés. Son travail agit comme un révélateur de beauté. Autour vibrionnent les « vistemboirs » de Caroline Zelnik, objets imaginaires assemblés au moyens de vestiges : bobines, résistances, fil de fer ou d’acier cambré… Sur le mur des miniatures, ils semblent être les balises ou les embrayages de la série des trains de la peintre, qui correspondent d’un hors-cadre à l’autre, avec un effet cinétique saisissant.

Le mur des miniatures pour l'exposition Sous le signe du temps qui passe

Le mur des miniatures pour l’exposition Sous le signe du temps qui passe

Jusqu’au 10 octobre, entrée libre.