Le regard est d’abord attiré par les larges baies vitrées, avec des coins terrasses en renfoncement, de ce nouvel immeuble élégant de 7 étages, dans cette partie calme au 52 de la Rue du Point du Jour.

Les progrès techniques au service de l’élégance de la ligne

Ce n’était plus la tendance de ces dernières années, marquées par les exigences de maîtrise de l’énergie.« Nous avons voulu profiter de l’exposition sud de nos appartements. C’est devenu possible avec les nouveaux matériaux, vitrages en particulier, haut de gamme parfaitement isolants que nous avons utilisés » nous explique Benoît d’Halluin, cofondateur d’ESPRIMM, promoteur de ce petit immeuble de 19 appartements conçu par l’architecte Vincent Eschalier , et mis en vente dès le lendemain de l’inauguration.
L’immeuble dispose au demeurant d’un parking équipé de bornes électriques qui participe au renouvellement du parc automobile en permettant l’accueil de véhicules propres.

Une terrasse arborée au dessus des parties habitables et des jardins, côté cour, ont une végétation encore hivernale.
Le prix moyen des appartements, entièrement équipés, est de 11.500 € le M2, ce qui correspond à des prix parisiens, pour des prestations généralement inférieures. Les travaux ont duré 18 mois.

Avec un rythme de livraison de 5 à 6 programmes par an, la société ESPRIMM compte à son actif plus d’une quarantaine de réalisations, majoritairement financées avec l’aide de la Caisse d’Epargne Ile de France.

La façade est revêtue de Corian, matériau composite de 2/3 de charges minérales et 1/3 de résines acryliques, mis au point par Du Pont dés 1967, mais encore rarement utilisé pour des façades d’immeubles en France.


« La double frise, tête bêche », gravée par Daniel Buren, dans le hall d’entrée. DR

L’inimitable style Buren

« C’est un matériau que j’aime bien travailler » nous explique Daniel Buren, présent avec les personnalités boulonnaises, les promoteurs, des entreprises, lors de cette inauguration.
Il n’avait pas d’a priori ni de contraintes particulières pour personnaliser avec son style mondialement connu, mais adapté in situ, le hall d’entrée de l’immeuble. En accord avec le promoteur, présent à l’entretien, ils ont choisi le noir et blanc et non les couleurs vives souvent caractéristiques de son œuvre, comme on a pu le voir récemment à la Fondation Vuitton.
Sa notoriété ne semble pas lui interdire de se consacrer à des projets de taille et de prestige très différents. Ainsi il rentre de Mexico où il a inauguré un complexe commercial et culturel qui porte sa griffe. Il travaille actuellement sur des stations de métro de Taipei.

Daniel Buren a crée le décor du hall dans le cadre du programme du Ministère de la Culture : un immeuble, une œuvre . Cr. GV

Même si les Boulonnais peuvent être flattés de savoir que Daniel Buren a aussi œuvré dans leur ville, ils auront peu l’occasion d’aller voir ce hall d’immeuble, probablement fermé quand il sera habité.
L’e-bb est donc heureux de pouvoir vous en offrir, au moins un aperçu.

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Gilbert Veyret

Gilbert Veyret

Il pensait ne rester que peu de temps à Boulogne-Billancourt. Cela fait plus de 40 ans que ça dure. 5 de ses petits enfants y vivent. Il commence donc vraiment à se sentir Boulonnais et à en connaître les contours ! Mais il aime aussi en sortir (Bordeaux, en arrière plan)