C’était la délibération la plus attendue du conseil municipal du 8 juillet dernier : celle qui allait lancer la révision du Plan Local d’Urbanisme afin de l’adapter au nouveau projet de l’Île Seguin. Les débats ont été vifs et longs, c’est le moins qu’on puisse dire, ce qui laisse augurer un conseil municipal extraordinaire passionnant, ce jeudi 21 octobre.

gauthier mougin

Au lendemain de la conférence de presse qui a dévoilé le projet Nouvel pour l’Île Seguin, c’est donc Gauthier Mougin, le maire-adjoint à l’Urbanisme, qui a présenté la délibération.
Monsieur Mougin est d’abord revenu sur le projet d’exception que constitue l’Île Seguin : projet d’exception en raison de sa situation (une île de 11 hectares sur la Seine à deux pas de Paris, au cœur de la « Vallée de la Culture » chère à Patrick Devedjian, dans l’axe fluvial de tant de bâtiments de prestige, de la BNF au Quai Branly, en passant par le Louvre, à mi-chemin entre les coteaux arborés de Meudon et le parc de Saint-Cloud), mais aussi en raison de l’ambition de ses porteurs. Le projet avoué de Jean Nouvel, en germe depuis sa tribune parue dans Le Monde en mars 1999, est de faire une ville sur l’île, avec une dynamique et une économie propres qui rayonneraient à diverses échelles, de Boulogne Billancourt au monde entier. La métaphore du paquebot, adoptée dès le début, filée et ciselée dans la maquette, ne dit pas autre chose : un paquebot est un monde à part entière. Pour Gauthier Mougin, l’essentiel sera d’implanter des activités permanentes sur l’Île (économie, commerce, formation, culture), propres à accueillir des visiteurs d’un jour comme des personnes en résidence plus longue (artistes, étudiants, et « actifs travaillant sur l’île« ).

La serre sera amovible - CR Ateliers Jean Nouvel

Le tout structuré par des exigences en termes de développement durable, avec des bâtiments autonomes en énergie, nombre d’espaces verts sur plusieurs niveaux, une cohérence avec le schéma directeur de la Région Île de France (SDRIF), et la priorité donnée aux modes de circulation douce : un transport en commun en site propre (comprendre un site qui lui est réservé) reliant Meudon à Boulogne Billancourt, des navettes fluviales, des passerelles piétonnes et des pistes cyclables, et l’espoir de voir l’île desservie par le futur giga-métro du Grand Paris.

Pour réaliser ce projet, estime Monsieur Mougin, une révision simplifiée du Plan local d’Urbanisme (PLU) s’impose. Il a bien précisé, ce jeudi soir de juillet, qu’une telle révision se ferait dans la concertation et prévoirait entre autres une exposition (en cours), des réunions publiques (la première a eu lieu la semaine dernière) et un conseil municipal extraordinaire (ce soir).

jean-pierre fourcade

Suite à cet exposé, Jean-Pierre Fourcade (UPBB) a été le premier à prendre la parole. L’ancien maire s’est montré à la fois critique et ironique quant à plusieurs aspects de ce nouveau projet, annonçant d’emblée que son groupe voterait contre cette délibération.
Il s’est tout d’abord félicité que le nouveau projet reprenne finalement, au prix de quelques modifications, cinq éléments du projet précédent : le jardin de Michel Desvigne (« ‘on va l’entourer de verre, mais enfin« ), la promenade autour de l’île, la résidence pour chercheurs et artistes, « un élément universitaire » ( ?) et l’hôtel contre lequel, il y a trois ans, Raphaël Labrunye, à présent conseiller municipal, avait déposé un recours. Et Monsieur Fourcade de commenter « On a perdu trois ans, mais bon, on reprend ces projets. »
Ensuite, les véritables motifs du vote contre sont apparus :

  • L’un des bâtiments phares du nouveau projet devait être une grande salle de concert pour la musique amplifiée, un projet du Conseil Général. Or, quelques jours avant le conseil municipal, le jour même où la cession de la pointe de l’île au Conseil Général était enfin signée, Christian Dupuy, maire de Suresne et vice-président du Conseil Général en charge de la Culture, annonçait, en présence de Patrick Devedjian, son président, que cette salle ne se ferait pas, compte-tenu de l’avancée du projet ARENA à Nanterre. Et pour ce qui est de la musique non amplifiée, qui devait également trouver sur l’île Seguin une salle à sa mesure, le projet de salle à la Porte de Pantin, qui devrait voir le jour en 2012, apparaît comme un concurrent sérieux.

    La maquette du projet actuel de l

  • Par ailleurs, il a mis en doute l’établissement sur l’île d’un autre projet phare, la Maison de l’Histoire de France, expliquant qu’à la suite de conversations avec le Ministre de la Culture, il était à peu près certain que ce projet s’implanterait dans un bâtiment déjà existant, probablement aux Archives nationales (Cette décision a été confirmée depuis par Nicolas Sarkozy lors des Journées du Patrimoine en septembre, NDLR).
  • Poursuivant, il a déploré l’ordre dans lequel s’étaient faites les choses : définition du projet et élaboration de la maquette interviennent en amont de la concertation avec les quinze associations qui suivent le chantier depuis des années. « C’est toujours gênant de partir d’un projet défini et de faire de la concertation après« , a-t-il conclu.
  • Enfin, l’élément principal qui motive la position du groupe UPBB tient à la densité accrue du bâti sur l’île. Monsieur Fourcade a expliqué que le projet précédent prévoyait à peu près 200 000 m² de bâti sur l’île, alors que Pierre-Christophe Baguet souhaitait le ramener à 100 000 m². Or, a-t-il ajouté, les tours prévues dans l’actuel projet sont l’assurance d’une densification du bâti, en opposition avec le plan antérieur qui limitait la hauteur des immeubles sur l’île à trois ou quatre étages, afin de dégager la vue sur les coteaux de Meudon depuis le Trapèze. Monsieur Fourcade a estimé que le projet actuel rappelait, pour ce qui est de la densité, le projet de l’entreprise Renault au début des années 1980. Il a répété ses craintes quant à la construction de logements sur l’île, à des prix très très élevés, plus proches de ceux pratiqués au centre de Paris (et notamment sur l’île Saint-Louis, évoquée par Jean Nouvel) que dans le reste de Boulogne Billancourt.

Judith Shan

Judith Shan (@lternance) est intervenue à son tour, au double titre d’élue locale et régionale.
Comme conseillère régionale, elle a tenu à souligner que la desserte Arc Express prévue pour relier Issy-les-Moulineaux était un projet piloté par le Conseil Régional. Elle a ensuite voulu se faire préciser le statut de l’association pour la préfiguration de l’Île des Deux Cultures, à laquelle la Région l’avait déléguée trois semaines auparavant. Enfin, s’étant vu refuser l’accès de la conférence de presse au motif que « la présence d’élus incommode les journalistes« , et alors que nombre d’élus de la majorité municipale étaient autorisés à y assister, elle a demandé s’il s’agissait d’une erreur de la part de la puissance invitante ou bien si cette dernière ne souhaitait pas travailler avec le Conseil Régional pour l’aménagement de l’Ile Seguin.
Comme conseillère municipale, revenant sur les documents de travail, elle a demandé si l’on disposait déjà d’une estimation au moins approximative du nombre de mètres carrés SHON (Surface hors œuvre nette  : grossièrement, on désigne par là les mètres carrés habitables ou utilisables pour des activités) prévus sur l’île. Enfin, elle a demandé si le nouveau projet maintenait le principe d’une île réservée aux piétons et aux circulations douces.

gérard askinazi

A sa suite, Gérard Askinazi (UPBB) est également revenu sur les circonstances de la conférence de presse de la veille. Ayant lui-même été arrêté à l’entrée de l’île, Monsieur Askinazi, très fâché, a protesté contre ce qu’il considérait comme « un déni de démocratie« . Il a évoqué la « stupéfaction » des Boulonnais, de leurs élus et des associations, d’être informés du projet après la presse, estimant que cette logique était « très révélatrice de la considération que [le maire] portait à [ses] élus« . Il a indiqué qu’il avait attiré l’attention du préfet des Hauts de Seine sur ce point, d’autant plus, a-t-il ajouté, que l’île Seguin est un lieu public et que lui est un élu municipal. Il a conclu que le maire ne respectait « ni les représentants des électeurs, ni les électeurs eux-mêmes« .
Passant ensuite à l’événement en lui-même, Monsieur Askinazi s’est étonné que l’organisation de cette conférence de presse n’ait pas été confiée aux services de communication de la Ville, mais à l’une des plus grosses agences de communication et de relations publiques, généralement « en charge de la communication du CAC40. » Il a demandé à connaître non seulement le type de contrat passé avec cette agence, mais aussi le montant de la prestation, les modalités selon lesquelles elle a été sélectionnée, et a voulu savoir si d’autres prestations étaient programmées dans les mois à venir.
La repartie du maire sur ce point n’étant pas très élégante, on ne la reproduira pas ici.

jean-michel tisseyre

Jean-Michel Tisseyre (@lternance) s’est à son tour montré assez sévère, avec une nette désapprobation de la primeur donnée à la presse. Au-delà, « j’ai l’impression de revenir au passé« , a-t-il déclaré, évoquant rapidement les éléments déjà cités par Jean-Pierre Fourcade. Ce qui le préoccupait surtout, ce soir-là, était la gestion des flux. Se fondant sur les équipements mentionnés dans les journaux, il a additionné : 3 000 places pour la salle de musique amplifiée, + 2 000 en plein air, + 900 pour la musique non amplifiée, + 3 500 pour le multiplexe, + 1 400 pour le cirque numérique, soit 10 800, sans compter le nombre de lits de l’hôtel et de chaises dans les bureaux, la galerie d’art, le conservatoire, la rue commerciale et le musée. Il en a conclu que « cela représente énormément de personnes qui convergeront vers l’île pour des raisons différentes. »
Or, a-t-il rappelé, le trafic automobile dans la ville est déjà saturé, alors que le projet présenté au conseil demeure « très imprécis » quant aux modes d’accès à l’île. Il souhaitait donc connaître en détail les mesures prises, tant au plan des transports en commun que de la circulation automobile dans l’île puisque, dans ce nouveau projet, les circulations douces ne sont plus que « privilégiées », là où elles devaient régner sans partage.
Par ailleurs, il a demandé si le nouveau projet prévoyait la présence définitive sur l’île d’un lieu de mémoire industrielle.

marie-hélène vouette

Marie-Hélène Vouette (@lternance) a complété en insistant sur le caractère « peu clair » de la délibération. Bien que « assez réservé, voire très réservé« , elle a annoncé que son groupe s’abstiendrait afin de ne pas retarder encore un projet qui traîne depuis vingt ans. Elle a ensuite posé deux questions, l’une, qui reprenait en substance l’interrogation de Jean-Pierre Fourcade en juin sur la construction d’un cinquième collège sur les terrains Renault, et demandait donc si le nouveau PLU maintiendrait une parcelle pour cet établissement, et l’autre portant sur le destin d’un bâtiment du Trapèze, le bâtiment Vasconi : ce lieu, actuellement occupé par Renault qui songerait à le quitter, pourrait être rasé. Madame Vouette voulait des précisions sur ce point.

agnès bauche

Agnès Bauche (UPBB), enfin, a tenu à rappeler que les règles de modification du PLU étaient « très précises« , et ne sauraient remettre en cause le programme de construction des terrains Renault arrêté par le Conseil municipal en juillet 2006. En ce qui concerne l’île Seguin, la superficie à bâtir est de 175 000 m², dont 30 000 m² de résidences et foyers, 50 000 m² de bureaux et 95 000 m² de commerces et d’équipements collectifs.
Compte-tenu du programme annoncé par Monsieur Mougin, elle s’est interrogée sur l’opportunité de modifier ce jour-là le PLU « à la marge« , alors qu’une modification « substantielle » est d’ores et déjà annoncée pour les mois à venir.

thierry solère

Les oppositions s’étant exprimées, place aux élus de la majorité pour le second round. Thierry Solère, premier adjoint et conseiller général, a tenu à répondre au sujet de la remise en question de la salle de concert, en des termes à la fois rassurants et prudents. En habile praticien de la cautèle, Monsieur Solère a tout d’abord rappelé que, si le Conseil Général tout entier, du temps où Nicolas Sarkozy en était le président, s’est engagé dans le projet ARENA de Nanterre, son actuel président, Patrick Devedjian, a répété qu’il tenait à la salle de concert sur l’île Seguin.
Monsieur Solère a expliqué que le débat battait son plein au sein de l’assemblée départementale, et qu’il faudrait faire des arbitrages. Dans ce cadre, a-t-il ajouté, les trois conseillers généraux boulonnais veilleront à défendre les intérêts de la Ville, et donc la menée à bien de ce projet qui, d’après lui, n’entre pas en concurrence avec le projet ARENA, la capacité des deux salles variant du simple au décuple.

pierre-christophe baguet

Enfin, le maire, Pierre-Christophe Baguet, a pris la parole. A la suite de Thierry Solère, il a insisté sur la pertinence du projet de salles de concert sur l’île : en ce qui concerne la musique harmonique, il a estimé que GPSO à soi seule, avec 5 000 élèves dans ses conservatoires et le profil de sa population, trouverait un intérêt à cet équipement de 800 à 900 places. En ce qui concerne la salle de concert pour la musique amplifiée, il a rappelé que Patrick Devedjian, lors de la conférence de presse de la veille, avait réaffirmé son souhait. Considérant le panorama parisien des salles de concert, et se référant à une conversation récente avec un gros producteur de spectacles, Monsieur Baguet a expliqué que le Palais des Sports, construit en 1960, n’était plus adapté, tandis que le projet ARENA, qui envisageait une jauge de 18 000 à 30 000 places, n’était pas de la même ampleur. Bref, il croit au maintien de ces projets sur l’île, des projets approuvés par vote au Conseil Général : « J’ai toute confiance dans ces votes successifs et ces engagements renouvelés« , a-t-il déclaré.
En ce début de juillet, le maire croyait également très fort à l’installation sur l’île de la Maison de l’Histoire de France, compte-tenu de la beauté de sa proposition (une galerie modulable suspendue au-dessus de l’eau) par rapport aux autres candidats. L’histoire, justement, l’aura déçu sur ce point.

Patrick Devedjian, Pierre-Christophe Baguet et Jean Nouvel - photo A. Carbonnet

Pour le reste, Monsieur Baguet a affirmé que le projet présenté à la presse était « absolument conforme à celui présenté lors de [sa] campagne électorale« , et qu’il n’y avait donc pas de mépris des électeurs, comme le prétendait Gérard Askinazi. A l’adresse de Jean-Pierre Fourcade, il a ajouté que si certains éléments du projet antérieur étaient conservés, notamment afin d’éviter « d’aller au procès« , d’autres, et quels !, s’y étaient ajouté, modifiant en profondeur l’esprit du projet. A cet égard, il a attiré l’attention du conseil municipal sur les retombées essentiellement positives de la presse et des professionnels, qui tous ont salué ce nouveau départ. Il a expliqué que les représentants de grosses entreprises présents lors de la conférence de presse (Pathé, Renault, Cartier, Madona Bouglione…) ne se seraient pas déplacés s’ils n’avaient pas cru au projet.

Sur l’épineux problème de la densification, Monsieur Baguet a eu cette sentence définitive : « Le problème de la densité est un faux problème. » Niant avoir jamais songé, et encore moins fait voter, une dédensification de l’île par rapport au projet précédent, il a expliqué que si les projets extraordinaires proposés par les grandes entreprises et leurs talentueux architectes le requéraient, il n’allait pas brider leurs ambitions architecturales pour des histoires de densité limitée. Se référant de nouveau à l’île Saint Louis à Paris, complètement reconçue au XVIIème siècle et aménagée alors pour l’habitat au grand dam des chanoines de Notre Dame, il a répété qu’une île très dense pouvait être très belle. Cela étant dit, pas question, a-t-il assuré, d’installer des espaces résidentiels sur l’île, dont les seuls habitants ne seront là que pour des temps courts : artistes du pôle d’art contemporain ou en tournée dans les salles de concert, et chercheurs, essentiellement. Il a répondu à Agnès Bauche que la révision se faisait dans les règles, comme deux cabinets de conseil l’en avaient assuré. Dernier point au sujet de la densification et des tours, qu’il n’a pas nommées ainsi, leur préférant la dénomination nouvellienne des « châteaux » : le maire estime que l’essentiel est que le socle prévu par Jean Nouvel s’élève à 15 mètres au-dessus de l’eau, contre 18 mètres dans le projet précédent. Peu importe, dès lors, la hauteur des tours, qui s’élèveront « au gré des demandes des utilisateurs. »

Premiers pas sur le jardin de Michel Desvigne

Revenant sur la question non moins épineuse des transports, Monsieur Baguet a rappelé qu’autour de l’île on trouverait trois parkings de respectivement 800, 600 et 600 places, soit 2 000 places en tout, sans compter les liaisons du tramway T2, les passerelles piétonnes, les navettes fluviales et, il l’espérait, la desserte d’Arc Express. Cela étant dit, ce nouveau projet consacre le retour des automobiles sur l’île, et même d’au moins un parc de stationnement, puisque « un des grands patrons qui envisage de s’installer sur l’île [lui] a demandé légitimement d’avoir un parking au bas de ses bureaux. » Monsieur Baguet estime, là encore, que « quelques voitures par jour » ne sont pas un problème, tant que la priorité est donnée aux circulations douces.

Les toits-terrasses seront en grande partie accessibles au public - CR Ateliers Jean Nouvel

Aucun problème, donc, mais un projet extraordinaire, qui démarre d’autant mieux que le secret a été bien gardé. A cet égard, le maire a tenu à présenter ses excuses aux élus de l’opposition pour ne leur avoir pas présenté le projet avant la conférence de presse : il redoutait les fuites, nuisibles à « l’effet-fusée » qui devait conditionner la réussite de l’opération. Quant au coût de la conférence de presse, on ne le connaîtra pas. Après avoir été longuement relancé par le groupe UPBB, le maire a fini par révéler que ce coût avait été assumé non par la Ville, ni par la SAEM, mais par l’Agence pour la Vallée de la Culture.
Répondant ensuite rapidement aux autres questions, il a confirmé à Judith Shan que l’association pour la préfiguration de l’Île des Deux Cultures avait été dissoute il y a trois ans et qu’il le ferait savoir au Conseil Régional, et répété à Marie-Hélène Vouette ce qu’il avait déjà expliqué à Jean-Pierre Fourcade au sujet du cinquième collège. Il a précisé qu’en revanche, 10 000 m² étaient réservés sur le Trapèze pour un nouveau lycée, et que si le Conseil Régional ne se manifestait pas, il ferait construire un lycée privé. Quant au bâtiment Vasconi, Monsieur Baguet a dit tout ignorer de ces rumeurs et a promis de se renseigner auprès de Renault.

Trois mois se sont écoulés depuis le conseil municipal du 8 juillet. Entretemps, les choses ont évolué, que l’on pense à la maison de l’Histoire de France ou à l’avancée des projets de salles de concert. Les riverains de l’île et les associations ont également eu le temps de prendre connaissance du projet Nouvel et de ses litigieuses tours. L’assemblée extraordinaire de ce soir, en présence de Jean Nouvel et de Michel Desvigne, promet donc d’être riche de débats.