Du 5 avril au 1er mai 2011 dans les jardins du musée départemental Albert-Kahn à Boulogne-Billancourt, le Conseil général des Hauts-de-Seine présente, avec le soutien de Emporial, l’art en jardin, une exposition de photographies «  O  SUMŌ SAN ».


Elle met en lumière l’oeuvre du photographe français Philippe Marinig, née de deux années de travail passées au Japon.

Celui-ci a eu le privilège de pénétrer l’intérieur du monde privé des sumos et de suivre les élèves des écoles d’Isegahama et d’Oguruma. Vingt photographies en grand format permettent de partager son expérience.
Lors d’un voyage au Japon, Philippe Marinig est d’emblée fasciné par l’univers du Sumo qui, avant d’être un sport, est un art et une expression mystique de la religion Shinto (religion polythéiste, la plus ancienne de l’archipel).

À force de patience et d’humilité, il se fait accepter par les lutteurs et les initiés, privilège rare, et obtient l’autorisation exceptionnelle de les photographier pendant leurs entraînements

Lutteur dans les rues de Tokyo- Photo Philippe Marinig

Impressionné à la fois par la courtoisie des Rikishi (lutteurs) et par la sévérité de leurs entraînements, il livre ici cette émotion saisie avant, pendant et après le combat, de ces demi-dieux vivants au pays du soleil levant.
Le photographe a pu immortaliser les entraînements dès 5h du matin, les échauffements et le recueillement du lutteur dans les couloirs qui mènent au Dohyo (ring), les rituels immuables avant le combat,

Entrée en combat - Photo Philippr Marinig

mais, plus encore, il dévoile ici un autre visage du Sumo qui ne se résume pas juste à un sport de combat opposant deux forces primaires.
En saisissant ces moments intimes, d’attente, de suppliques aux forces divines, ces corps troublés par le doute et l’angoisse, Philippe Marinig offre un regard inhabituel sur ce monde si secret.
Pour ce travail, Philippe Marinig a obtenu le prix Roger Pic, prix photographique décerné par la SCAM (société civile des auteurs multimédia) en novembre 2010.

A l'école - Photo Philippe Marinig

Philippe Marinig est né en 1962 et a grandi dans le sud de la France, en Provence près de Manosque. À 12 ans, il manifeste déjà un vif intérêt pour la photographie. Il étudie les Beaux Arts à Boston puis s’installe à Paris en tant que photographe indépendant pour le quotidien Libération et le mensuel Globe.
Par la suite il intègre le laboratoire PICTO comme tireur puis se voit confier la responsabilité
des relations publiques et celle de la coordination des festivals.
En 1992 il fonde et dirige l’antenne du laboratoire PICTO à Cape Town en Afrique du Sud.
Depuis 2006, il se consacre entièrement à la prise de vue. Des projets personnels et des
commandes le conduisent à partager son temps entre l’Afrique australe, le Japon et
l’Europe.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre de l’exposition « Clichés
japonais, 1908-1930, le temps suspendu »
présentée au
musée jusqu’au 28 août 2011.