Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui je vous emmène à la rencontre d’un assemblage d’éléments assez hétéroclites. Un patchwork d’hommes qui au fil des années ont formé une famille et ont donné vie à un petit coin de votre ville.

Cette escapade boulonnaise se construit autour de divers personnages et personnalités qui à des moments de leurs vies vont croiser des chemins rugbystico-artistiques.

C’est donc « l’heure du loup » non pas le film d’Ingmar Bergman, mais un autre scénario près de la Seine, sur le plateau du Saut du loup. Maintenant clap de départ pour ses ouvriers, pros du sport, artiste, comédien, cadre ou encore DG et surtout rugbyman.

Allons-y gaiement et remontons un peu le temps.

Des amis qui en imposent

Des pros chez les amateurs, la solidarité de voisinage signe un esprit totalement rugby.

Nick Mallet

Avec un fait marquant dans cet épisode, le passage de légendes. N°8, Nick Mallet qui a été joueur entraîneur en Afrique du Sud : un Springboks ou un wallaby venus chez les loups de l’ACBB. Si ce n’est pas du courage et de l’entraide ça y ressemble. Pour ceux qui ont suivi la coupe du monde 2011 Nick dirigeait en tant qu’entraîneur l’équipe Italienne. Le club-house, la salle des trophées, ce lieu convivial du club en témoigne encore.

Il y a eu aussi nos célèbres voisins du Racing club de France, ces hommes qui ont osé un jour jouer avec un nœud de papillon rose. Jean-Piere Genet évoluant au poste de talonneur (1,81 m pour 93 kg),  et Michel Tachdjian évoluant au poste de deuxième ligne (1,96 m pour 111 kg), tous deux internationaux ont contribué en 1992 à l’accession en 1ère division de la section rugby de Boulogne. J’aurais voulu vivre ce temps et passer le casting pour pouvoir jouer avec eux. Mais j’ai de la chance quand même car il y a aussi ceux qui n’ont pas quitté le terrain et avec qui je partage la « beuchigue » le mercredi soir. Eugénio Stéfan de nationalité Roumaine, ancien joueur du Racing club de France et qui a joué la  finale du championnat de France 1987 contre Toulon au Parc des Princes. C’est notre sophrologue maison. Il nous aide à gérer une pression quelquefois surdimensionnée pour des joueurs amateurs et nous apporte son expérience du haut niveau. Que du bonheur !

Clap !

Clap !

Du terrain à la scène même combat : le rugbyman défie la toile

Darren Adams, Maori de Nouvelle-Zélande est venu pour entraîner l’équipe fanion de l’ACBB. Ancien joueur de Grenoble et du Racing club de France.  En janvier 2011, il fut à l’affiche du film «  Le fils à Jo » de Philippe Guillard où il tient le rôle de Jonah Tukalo, le Néo-Zélandais venu entraîner le club de Doumiac. C’est drôle parce que moi aussi j’ai été à l’affiche d’un film, même que c’est vrai. Celui de Yves Mérillon joueur aussi mais avec l’équipe des « vieilles cannes ». Yves se passionne pour le cinéma et vient de faire son premier court-métrage dont le titre est «  Un dernier pour la route » avec Jonathan Lambert tourné à Boulogne. Je vous invite à le regarder et si vous voyez un homme en cuir noir accoudé au comptoir, c’est moi ! ! ! ! J’y suis figurant, pour un soutien dans l’axe à un coéquipier.

Vous souvenez-vous aussi de ce colosse candide et timide dans le film « La ligne verte  » ? Et bien Mathieu, agent de sécurité dans une grande surface, est son sosie. Il a posé ces crampons à Boulogne, a  rejoint la famille ACBB et je vous assure pour l’avoir testé, 120 kg lancé ça fait mal.

Oups ;) Comment oublier le David Guetta des tribunes Léo Léothier dirigeant du club qui tous les dimanches apporte une superbe ambiance musicale aux matchs. Léo est à l’affiche du film « Derrière le périph  » avec Omar Sy (en plein tournage à l’heure ou je vous écris) et vit un rêve d’enfant.

L’amalgame d’une bonne communication et d’un bon jeu fera du Rugby et du cinéma une fratrie. On sait que la troisième mi-temps est faite pour libérer les mots juste après la rudesse d’un match.

Clap clap

Clap clap

Un one man show avec un master-chef au saut du loup

Monsieur Paulo, mesdames et messieurs, est le légendaire spécialiste du confit de canard pommes de terre sarladaise après l’entraînement. Cet ancien arbitre de fédérale nous régale. On pourrait lui décerner le loup d’honneur pour son premier rôle dans la longue série « l’auberge du bord de Seine ».

Tout rugbyman qu’il est, Arnaud se transforme en Jean d’Art d’Art

Arnault Bruyère, brillant 2e ligne de l’équipe première, franchit la porte chaque fois qu’il quitte ses crampons pour prendre ses pinceaux et exprimer son talent et sa passion. Il signe du prénom Jean qui est aussi celui de ses aïeux depuis 4 générations. La toile nommée les  « 4 boats »  est ma préférée. Paradoxalement rugby et artiste font bon ménage.

La relève est déjà sur le petit écran

Et puis il y a des hommes qui ont été formés au club. Le plus célèbre est Jules Plisson, joueur Pro du stade français et international des moins de 20 ans. Donnant de son temps libre à l’école de rugby de l’ACBB en tant qu’éducateur. On peut le croiser chaque dimanche de match au stade du Saut du Loup. Une solidarité qui l’honore comme si la tradition ovale n’avait pas de frontière.

Les 90e rugissants de passion

4boats par "Jean" Bruyère

Une des fiertés des rugbymen de l’ACBB mis à part son STADE, c’est aussi ces 90 bénévoles qui œuvrent en coulisse, de véritables pépites d’or pour le club. Leurs motivations sont tout d’abord celles de vouloir faire partie d’une aventure sportive et humaine. Venant donner de leur temps libre et qui font vivre le club lors des événements sportifs. Certains viennent dès 9 heures du matin le dimanche de match et ne quittent le club que vers 18h. Il y a  aussi tous les bénévoles qui encadrent les équipes et qui font un boulot de fourmis au quotidien et sans qui rien ne serait possible. La liste est longue de personnages qui marquent et marqueront ce club. Si les philosophes s’accordent à dire que le secret du bonheur, c’est le lien – ce sont les liens tissés entre hommes qui font avancer. Et ça les rugbymen l’ont compris depuis très longtemps.

Bien il est temps de reprendre la route et de quitter ce bord de Seine où mon village résiste aux assauts des légions Parisiennes gouvernées par un général sans cœur, ni loi voulant les déloger.

Son trésor tant convoité, une simple terre où une population de 765 habitants dont 300 gamins continuent à écrire l’histoire de ce club. Tout cela pour y loger ses vassaux. Seront-ils bientôt orphelins ? Ce n’est pas très rugby ! ! ! ! !

Affaire à suivre.

Anecdote ou réalité ? voilà la «  Dernière pour la route ».

Le discours d’un entraîneur à la mi-temps d’un match

« Aujourd’hui les gars, vous avez de la merde devant les yeux !
Derrière j’ai les frangins de Ray Charles ! Devant j’ai les frangines de Gilbert Montagnier ». Drôle non ! !

À très bientôt, pour une nouvelle aventure,

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