Comme chaque année, des lycéens de 1ère, accompagnés par Robert Créange, ont fait un voyage d’une journée à Hartheim et Mauthausen.

Depuis plus de trente ans, soutenu par la Fondation pour la mémoire de la Déportation et la ville de Boulogne-Billancourt, Robert Créange accompagne des élèves sur les lieux de la Déportation. Cette année, les lycéens de 1ère ont foulé les sols si troublants du château d’Hartheim et du camp de Mauthausen.
 
Ce qui frappe en arrivant à Mauthausen est la petite dimension du camp. Nous sommes loin de l’impression que procure la découverte du camp d’Auschwitz.
Mauthausen

Plaque commémorative au château d’Hartheim

Enfermé dans une forteresse qui pourrait cacher tout autre chose, on a du mal à imaginer les souffrances de ceux qui sont arrivés ici, en traversant comme nous l’avons fait, le village situé en contre-bas, dans cet espace entouré de collines occupées par des fermes aux couleurs chatoyantes, avec les Alpes autrichiennes qui se découpent à l’horizon. Et pourtant plus de 300 000 personnes sont mortes ici. Chaque cm² que nous foulons est plein de la mémoire de ceux qui furent considérés comme ennemis politiques du Reich et exterminés par l’exploitation de granit. 

 
Mauthausen

Le château d’Hartheim en Autriche

 
L’expérience est tout autre à Hartheim. Il s’agit en effet d’un joli château comme beaucoup d’autres, entouré d’un parc fleuri et d’un enclos avec des animaux que des familles avec poussettes viennent nourrir. Un paysage bien éloigné de notre imaginaire de la déportation. Si on ne lit pas l’allemand, il faut faire un sérieux effort pour comprendre ce qui a pu se passer dans ce camp d’extermination qui a été parmi les plus durs.
 
Il y a ainsi des lieux marqués, et d’autres qui laissent le temps passer, couche après couche, sur eux. Passer mais pas effacer, et c’est toute l’importance de ces voyages pour les générations d’aujourd’hui.
 
Judith
 
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