En novembre 2010, l’e-bb avait demandé à un représentant de chaque groupe du conseil municipal de nous présenter sa vision de l’île Seguin. Gauthier Mougin (majorité), Dorothée Pineau (UPBB) et Marie-Hélène Vouette (@lternance) s’étaient prêtés à l’exercice. Trois mois plus tard, alors que l’enquête publique associée à la révision du Plan Local d’Urbanisme a débuté lundi 14 février, nous sommes revenus vers ces mêmes élus afin de commenter le projet.

La révision du PLU et le changement de projet

e-bb : Le débat sur l’île Seguin alimente la vie politique boulonnaise depuis des années. Depuis juillet 2010 et la présentation à la presse du travail des ateliers Nouvel, ce débat connaît un regain et pourtant, la population se fait toujours attendre  : environ 1900 visiteurs se sont rendus à l’exposition tenue à l’Hôtel de Ville du 21 septembre au 2 novembre 2010, une centaine de personnes ont assisté au conseil municipal extraordinaire, 650 personnes en tout auront assisté aux deux réunions publiques… Alors que la Ville lance une enquête publique pour la modification du PLU, pourquoi ce projet devrait-il intéresser les Boulonnais ?

Marie-Hélène Vouette - CR Le Parisien

Marie-Hélène Vouette : Je voudrais préciser que le conseil municipal extraordinaire a aussi été suivi par les internautes, bien que je ne sache pas dans quelles proportions.

Cela dit, j’ai le sentiment que ce sont toujours les mêmes personnes qui se déplacent lors des opérations organisées par la Ville, et cela se comprend. Tout d’abord, comme c’est un lieu symbolique, l’essentiel de l’information fait l’objet d’une parution dans la presse locale et nationale, avant même le conseil municipal. Dès lors, bon nombre de Boulonnais peuvent juger inutile de se déplacer, surtout les actifs qui auraient de toute façon du mal à se libérer pour les débats.

Ensuite, et c’est sans doute la raison majeure, les Boulonnais de longue date sont enclins à la lassitude : cela fait 20 ans qu’on parle de projets qui ne voient finalement pas le jour, l’effet de scoop en prend un coup ! Dans les esprits, l’île Seguin, c’est un peu l’Arlésienne.

e-bb : C’est un peu ce que vous exprimiez lors du conseil extraordinaire, « Espérons que ce n’est pas encore l’exposé de tout ce qu’on ne va pas faire… »

MHV : Oui, tout le problème est là : tant qu’il n’y aura rien de concret sur l’île, il sera difficile de motiver les Boulonnais, et une fois qu’il y aura du concret sur l’île, ce sera trop tard pour s’intéresser au projet…

e-bb : Question iconoclaste : vous dites que l’île est un lieu symbolique, mais à présent que l’usine a été rasée, qu’est-ce qui fait de l’île Seguin ce territoire de 11 hectares extraordinaire sur l’aménagement duquel on bloque 20 ans, quand les 60 hectares du Trapèze ne posent pas de problème ?

MHV : L’aménagement du Trapèze a aussi posé des problèmes, mais moins et dans un autre ordre. Ce n’est pas tout à fait terminé :  espérons qu’aucune crue de la Seine ne vienne bouleverser le quartier.

Quant à l’île, ce n’est pas parce que l’usine a été détruite que l’Histoire n’existe pas. Peut-être que certains souhaitent oublier ce pan de l’histoire sociale et industrielle de la France, mais cette histoire existe quand même !
D’ailleurs, la référence persiste, on voit souvent des personnalités invoquer Billancourt, de manière symbolique, et pas uniquement en France. L’île Seguin est un site mondialement connu.
A un autre niveau, il s’agit d’une emprise immense et exceptionnelle dans la toute proche couronne de Paris, on est presque intra-muros. On quitte l’ordre du symbole pour mesurer l’importance du projet au départ – et l’importance des appétits qu’il a aiguisés.

e-bb : Dans votre tribune pour l’e-bb, vous regrettez que l’aménagement de l’île Seguin n’ait jamais été reconnu comme « un projet d’intérêt national » : pourriez-vous préciser ?

MHV : Je pense qu’on a fait une erreur en croyant qu’une ville seule, même de la taille de Boulogne Billancourt, pourrait faire face aux intérêts financiers, aux intérêts de Renault, à la portée symbolique du site et à l’ampleur du projet. On aurait dû laisser ces terrains devenir un projet d’intérêt national.

C’était une proposition qui figurait je crois dans le rapport de Michel Rocard à l’époque, quand Renault a annoncé son désengagement du site. Pour justifier l’option locale, on a invoqué le mauvais exemple de la Défense, mais ce n’est pas parce qu’un projet n’est pas très réussi que tous les projets de même nature sont voués à être ratés !

Toujours est-il que l’on en a subi les conséquences : les projets du temps de Jean-Pierre Fourcade n’ont pas été soutenus. Quelles que soient les raisons réelles qui ont poussé François Pinault à abandonner son projet de fondation, le fait est qu’il n’a eu aucun mal à se justifier en public par l’absence de projet réel autour du sien. Si l’Etat avait soutenu le projet, Pinault aurait été obligé de s’engager davantage, et aurait donc eu plus de mal à abandonner. Et ça, c’est le choix de l’Etat : je pense que Monsieur Fourcade a cherché à se faire soutenir par tous les moyens et que l’Etat a choisi de ne pas nous aider, ni sur ce projet, ni sur la préservation du patrimoine du site.

D’ailleurs ça continue, l’épisode de la Maison de l’Histoire de France le montre bien.
Je ne vois pas où est l’appui de l’Etat aujourd’hui.

La maquette de l'ile Seguin, au coeur du débat sur la révision du PLU

e-bb : Vous regrettez que l’aménagement de l’île ne soit pas l’occasion de construire de nouveaux équipements publics, culturels et sportifs notamment. Pouvez-vous revenir sur ce point ?

MHV : Oui, on n’arrête pas de le dire ! en particulier sur la question sportive, c’est vraiment dommage, c’est un raté depuis le début. Et j’ai du mal à comprendre comment on en est arrivé là, pourquoi aucun des maires et des maires-adjoints au sport n’a pris la mesure du problème, alors que l’on sait bien qu’il y a un problème de saturation des équipements sportifs.

On a une population qui augmente, un nombre de salariés qui augmente et qui pourraient faire du sport le midi et on perd toutes nos capacités d’extension des équipements sportifs ! Sans compter qu’on n’arrive même pas à se mettre d’accord avec la Ville de Paris pour utiliser les leurs…

C’est un véritable échec.

e-bb : Aux conseils municipaux d’octobre et de novembre, le maire a expliqué qu’il ne pouvait en construire, compte-tenu d’engagements pris en 2003. De quoi s’agit-il ?

MHV : Il doit faire référence au pourcentage des différentes structures sur les terrains Renault, défini à la création de la SAEM. Mais si c’est cela, ce n’est pas une raison suffisante : il aurait tout à fait pu renégocier la répartition des structures compte-tenu des besoins de la population. Ce serait d’autant plus curieux qu’on n’arrête pas de changer la programmation de l’île Seguin.

e-bb : Le projet de Jean Nouvel suscite des commentaires relativement opposés, pourquoi à votre avis ?

une figure controversée pour un projet controversé

MHV (rires) : C’est normal, Jean Nouvel n’est pas n’importe qui, ses créations ne laissent personne indifférent. En ce qui nous concerne, je dirais que si son projet concernait un terrain coupé de la ville, en-dehors de tout, à la limite on pourrait le trouver plutôt sympa. Mais la réalité n’est pas là : il s’agit d’un projet qui concerne les Boulonnais, et dans ce cadre, je trouve qu’il ne correspond pas aux attentes.

Notre problème est le suivant : ça fait 20 ans que l’île est en friche, et ça ne peut pas continuer. Nous souhaitons donc que les choses avancent. De plus, les réalisations de Jean Nouvel sont en général de qualité. Mais, et c’est très important, le maire n’a pas reçu de mandat pour ce projet, qui ne correspond pas au programme de sa campagne électorale et qui en plus ne correspond pas aux besoins des Boulonnais.

A cela s’ajoutent un certain nombre d’éléments de doute : je ne reviens pas sur le sport, mais pensons à la circulation automobile, qui serait autorisée pour certains et pas pour d’autres, ou encore à la question des tours, les fameux châteaux. qui mériterait un vrai débat, ou enfin au caractère très minéral de l’ensemble, malgré le « parc ». Surtout, je ne suis pas certaine de l’unité de ce projet, et la majorité va avoir d’autant plus de mal à emporter la conviction qu’on n’aperçoit pas de projet porteur. Nous les premiers, nous éprouvons une certaine lassitude.

Peut-être qu’à la fin on aura une bonne surprise, si ce projet se fait. Mais pour l’instant, l’image qui se dégage est celle d’une île réservée à quelques uns, qui n’est pas à la hauteur du symbole Billancourt.

e-bb : Justement, de loin en loin revient la question du « lieu de mémoire des usines Renault » sur l’île : pouvez-vous nous en dire plus ?

MHV : A priori, il va vraiment exister puisqu’il figure toujours dans le CRACL. La Ville a travaillé avec les associations des anciens de Renault, mais je ne sais pas où ils en sont. Il y a eu des pré-pré-études, mais ça n’avance pas très vite. On comprend bien pourquoi, dès lors que le projet d’ensemble n’est pas défini : le lieu de mémoire ne prendra véritablement sens, lieu et forme que dans le projet d’ensemble.
Tant que le lieu figure dans les documents, il ne faut pas s’inquiéter, mais on veille chaque année à bien l’y retrouver.

e-bb : Comme Dorothée Pineau, dans votre tribune vous redoutez une île fermée, alors que Gauthier Mougin insiste sur son caractère ouvert et accessible. Comment expliquer cette divergence de point de vue ?

MHV : Je ne sais pas ce que Gauthier Mougin pense exactement, mais comme membre de la majorité, il peut difficilement dire autre chose.

Sur le fond et sur l’argument des équipements ouverts à tous, je vais être très terre à terre : tous les parents dont les enfants font de la musique me comprendront quand je dis qu’installer le conservatoire sur l’île n’est pas judicieux. La perspective de devoir y emmener ses enfants toutes les semaines, par tous les temps, éventuellement avec leurs instruments, ne me fait pas rire. Mais quand j’en ai parlé en conseil, on m’a opposé que l’emplacement sur l’île n’était pas plus excentré que l’emplacement actuel, rue de la Belle-Feuille ! là, il y a un concept mathématique qui m’échappe, il suffit de prendre un compas pour s’apercevoir que ce n’est pas vrai.

Et il en va de même pour les cinémas : en plein hiver, aura-t-on vraiment envie de traverser un pont à pieds, en plein vent ou sous la pluie, pour se rendre à la séance de 20h30 ? Autant aller à Paris en métro ! Bien sûr, si on peut compter sur des infrastructures de transport performantes, y compris au milieu de la nuit, la donne change, mais pour le moment, il n’y en a pas.

e-bb : Tous les groupes du conseil municipal ont salué le concept d’île durable. Qu’entendez-vous par « île durable » ?

la circulation sur l'île version 1, par Flavie Solignac

MHV : C’est vrai que dans le projet, ce n’est pas très concret. Mais certains points sont notables, à commencer par l’effort sur l’alimentation énergétique. On n’a rien fait de semblable sur le début du Trapèze, j’aurais donc tendance à dire que c’est déjà bien, parce qu’on vient de loin ! Ce n’est qu’à la fin de son dernier mandat que Jean-Pierre Fourcade a pris conscience de l’enjeu, c’était très manifeste lors des derniers jurys de concours.

Là, le virage a été pris, la mention « développement durable » est partout, et on ne peut que s’en féliciter car nous ne sommes pas à la pointe : quand on parle de l’éco-quartier du Trapèze, il faut comprendre que les constructions sont conformes à des normes vieilles de dix ans ! On se gargarisait du HQE alors que, dans le même temps, des villes en région parisienne construisaient des quartiers à énergie positive.

e-bb : Dans quel délai pensez vous que la première pierre sera posée sur l’île ?

MHV (rires) : Mais il y a déjà eu la première pierre ! il y a un petit jardin… Sérieusement, du point de vue du maire, il faudrait que ça intervienne avant la fin du mandat. Si tout se fait, si rien ne bloque, si aucune nouvelle crise ne vient tout annuler, ce sera au minimum dans deux ans et demi. Mais ce serait très rapide. A moins qu’un investisseur privé soit vraiment intéressé et donne un coup d’accélérateur, et ce à condition que les sols soient prêts à recevoir les fondations, par exemple.

Le financement et la gouvernance

e-bb : Comment fonctionne le fonds de concours versé par GPSO à la ville de Boulogne Billancourt ?

MHV : Je ne peux pas vous répondre exactement. Une somme a été arrêtée, mais elle pourrait changer. Elle ne porte pas sur un projet d’aménagement précis, mais sur les terrains Renault dans leur ensemble. Boulogne Billancourt n’est pas la seule à bénéficier d’un tel fonds, Issy les Moulineaux aussi par exemple. Ce qui guide la logique du fonds de concours, c’est l’intérêt communautaire, et on peut en effet considérer que si l’île devient attractive, elle peut présenter un intérêt communautaire.

e-bb : Comment est composé le conseil d’administration de la SAEM ? Toutes les parties-prenantes du projet siègent-elles à la SAEM ?

MHV : En fait il y a, ou il y avait, deux instances, puisque l’Agence pour la vallée de la culture a aussi fait des propositions de projets. Je ne critique pas la qualité des gens qui y travaillent, mais notre groupe vote systématiquement contre les subventions versées à cette agence pour des questions de principe : comme je l’avais expliqué à Daniel Janicot (le directeur de l’agence, ndlr), d’un point de vue démocratique, je ne suis pas d’accord qu’une agence prenne des décisions pour l’île Seguin et les fasse avaliser par le conseil municipal.

Quant à la SAEM, ce sont les actionnaires qui y siègent. La Ville est actionnaire, mais en termes de représentation, on aurait pu espérer que l’opposition municipale y figure, comme au temps de Jean-Pierre Fourcade où Pierre Gaborit siégeait à la SAEM.

e-bb : Quel serait l’intérêt de disposer d’une telle représentation ?

L'agence pour la vallée de la Culture, en perpétuelle restructuration

MHV : Ce type de projet est tellement lourd et tellement emblématique qu’il n’est pas normal que tout le monde ne soit pas représenté, ce serait la moindre des choses. Quand bien même on ne tiendrait pas compte de ce que l’opposition dit, ça permettrait d’évoquer des sujets différents, et différemment.

e-bb : C’est ce à quoi vous faisiez allusion en juillet 2008, quand vous rappeliez en conseil municipal que « l’opposition n’a pas que des mauvaises idées » ?

MHV : Oui. En plus, c’est une obligation de transparence vis-à-vis des administrés, d’autant que, contrairement à ce que le maire a dit à l’époque, il n’a pas de problème de majorité : en quoi la présence d’une opposition minoritaire empêcherait la conduite du projet ?

L’absence de l’opposition à la SAEM comme à l’agence pour la Vallée de la Culture pose pour moi un problème de transparence et un problème de débat d’idées. Le CRACL est très bien fait mais il n’est pas suffisant : les PV de la SAEM ne sont pas disponibles, par exemple, comment se prononcer dans ces conditions ?

e-bb : Seriez-vous à même de chiffrer l’investissement, direct et indirect, de la Ville pour l’aménagement de l’île ?

MHV : Non, je n’en ai pas les moyens avec les documents dont je dispose. On est inquiets en ce moment car on a l’impression qu’il y a beaucoup de sorties et pas suffisamment de rentrées, mais on n’a pas les documents de base qui permettraient de le vérifier.

e-bb : Dorothée Pineau dans sa tribune écrit que « 6 permis de construire avaient été délivrés et étaient devenus définitifs » avant les municipales de 2008. Comment commentez-vous leur annulation ?

MHV : Je dirais que c’est le résultat des élections. Pierre-Christophe Baguet avait annoncé la couleur, on peut le regretter, mais pour le coup il avait une certaine légitimité pour ça. En outre, peut-on être sûr que ces permis allaient aboutir à quelque chose ? Ce n’est pas parce qu’on a un permis définitif que l’on va construire.

L’intégration dans son environnement

e-bb : A combien évaluez-vous le nombre de visiteurs moyen par jour sur l’île Seguin toutes activités confondues ?

MHV : C’est très difficile à évaluer pour le moment, cela dépend de la population dans les tours de bureaux, de la distribution selon les étages. Disons plusieurs milliers de personnes en permanence.

e-bb : Quel sera le profil de cette population ?

MHV : De nouveau, difficile à dire pour l’instant ! Des salariés, des spectateurs, les clients des commerces, peut-être les parents du conservatoire, mais ce n’est pas encore fait… En plus, il y aura une variation saisonnière, c’est certain.

Les toits-terrasses devraient être en grande partie accessibles au public - CR Ateliers Jean Nouvel

e-bb : Comment envisagez-vous le partage des tours entre activités privées et accès public aux terrasses ?

MHV : C’est impossible de répondre à cette question sérieusement. Ce n’est pas à partir de la maquette de Jean Nouvel et de deux-trois plaquettes publicitaires que l’on peut se faire une idée réelle de ce qu’ils ont derrière la tête. On n’arrive pas à s’approprier ce projet, tout le problème est là.

e-bb : L’accès à l’île est une question récurrente, indépendante d’ailleurs du projet, sur laquelle votre groupe a mis le doigt en conseil municipal. Pour que l’île vive, cette question de l’accès et des transports doit être résolue, quelles sont vos propositions ?

MHV : Je pense qu’on aurait dû y penser avant. Je pose souvent une question qui a le don de mettre tout le monde en colère : pourquoi cela demande-t-il autant de temps de mettre des bus en place ? Je ne crois pas qu’on ait besoin de tant d’études pour installer déjà un transport de base.

Le projet de transport en site propre n’est pas encore certain, le chantier du Grand Paris Express sera long, entretemps les gens seront arrivés, et rien n’est prévu pour leur transport.
C’est pathétique d’en arriver là ! On attire plein de monde sur l’île sans se préoccuper de l’engorgement ! Il faut aller à l’urgence maintenant, et installer des transports de base qui auront au moins le mérite de fonctionner, sans nécessiter dix ans d’études, comme l’hypothétique « bus à haute qualité de service » qu’on attend toujours. Nul doute que le jour où il sera lancé, il sera merveilleux… !

e-bb : Vous disiez que le projet de Nouvel, hors la ville, était séduisant. Or Jean Nouvel explique que l’aménagement de quartiers de plusieurs hectares est un problème qui se pose dans le monde entier, et qui n’a pas encore trouvé de solution satisfaisante. Dans sa bouche, on comprend que son projet pour l’île Seguin pourrait être une réponse.
Comment le projet Nouvel s’intègre t-il dans l’urbanisme d’ensemble ? Comment comprenez-vous sa notion de « ville dans la ville » ?

MHV : Je ne suis pas d’accord avec ça. L’île fait partie de la ville, elle est aux Boulonnais qui l’ont payée, ce n’est pas une instance indépendante, ou son symbole. On ne le suit pas là-dessus. Il faut construire un quartier de vie, qui soit bien intégré à l’existant.

e-bb : Pour vous personnellement et le groupe que vous représentez, quel est l’élément le plus important qui doit être pris en compte sur le projet de l’Ile Seguin ?

MHV : Incontestablement, le concept d’île durable. Nous tenons à ça.