L’Insula Orchestra vient de s’installer dans ses murs, à l’intérieur de la Seine musicale. Et avec lui, le projet Insulab, ouvert aux jeunes de 17 à 26 ans. Un appel à projets leur est lancé pour une carte blanche en avant-première, le 18 mars, prochain.

Insula Orchestra, au plus près des publics

Ceux qui suivent l’Insula Orchestra, l’orchestre du département, depuis sa création en 2012 s’en sont bien aperçus. En quelques années, de concerts aux thématiques audacieuses comme Bataille et Victoire (2014) aux enregistrements de référence tels Orfeo ed Euridice (2015), la formation symphonique dirigée par Laurence Equilbey, associée au Choeur Accentus, a forgé sa réputation.

Mais non content d’être plébiscité par les amateurs, l’orchestre a toujours eu à cœur d’aller au devant de nouveaux publics. C’est la mission confiée à Thomas Meugnot, responsable de l’action culturelle, et Blandine Berthelot, musicologue chargée des nouveaux publics. Master Class et concerts pédagogiques lors des tournées, webséries pour accompagner les enregistrements, flashmobs artistiques en plein château de Versailles, concerts surprise dans les centres commerciaux… Un souffle de jeunesse et de liberté porte l’orchestre.

Insulab

Flashmob en plein château de Versailles : Marie-Agnès Gillot et Alice Renavand (Opéra national de Paris) interprètent la danse des furies

Au cours de ces cinq années, Thomas Meugnot et Blandine Berthelot ont tissé un petit réseau de jeunes, musiciens et mélomanes. C’est le premier noyau de leur nouveau projet, Insulab.

Insulab : ouvrir la Seine musicale aux jeunes

Le point de départ est aussi simple que généreux. Équipement de prestige, majestueusement mis en scène par Shigeru Ban et Jean de Gastines, la Seine musicale attire autant qu’elle intimide les non-initiés. Il en va de même de la « grande musique » inscrite au répertoire de l’orchestre. C’est donc aux jeunes que s’adresse Insulab : « Il s’agit de réinjecter du spontané dans certains espaces intimidants » explique Thomas Meugnot.

Rapprocher les jeunes de la musique

InsulabLe projet a pris la forme d’un collectif que tout jeune, de 17 à 26 ans, est libre de rejoindre. « Insulab ne s’adresse pas qu’aux jeunes musiciens ; il est ouvert aux mélomanes comme aux simples curieux » précise Thomas Meugnot. L’idée est de multiplier avec eux les allers-retours entre la scène, le public et les artistes.  « Notre envie est de créer du lien entre ces jeunes et l’orchestre. Les rendez vous proposés aux membres du collectif auront lieu quand l’orchestre sera dans les murs. Il sera principalement basé à La Seine Musicale, mais du hors les murs n’est pas à exclure car nos actions rayonnent en effet sur l’ensemble du département » ajoute-t-il.

Varier les approches

Pour l’ouverture de la salle, Insulab fourmille déjà d’idées, détaillées sur sa page internet. Classiquement, certains concerts sont recommandés aux jeunes, qui bénéficieront d’un tarif préférentiel.
De manière plus originale, des cartes blanches environneront ces concerts, et des événements festifs, after et alter, piques-niques et « classical rave » jalonneront l’année. Connecté à l’actualité des jeunes eux-mêmes, ce calendrier prévoit une « post-Bach party » après les écrits du bac, et un événement mêlant images et musique pour la fête du cinéma.

Insulab, laboratoire des écoutes de demain

Mais la grande originalité d’Insulab, c’est que la plupart des projets émanent des jeunes eux-mêmes. « Notre mission est essentiellement de les aider à les réaliser » commente Thomas Meugnot.

Insulab

A la soirée de lancement, le ton est donné… – CR T. Meugnot

Lors de la première soirée du collectif, fin janvier, la trentaine de jeunes présents ont débordé de créativité. « C’était extrêmement stimulant : des jeunes qui ne se connaissaient pas deux heures avant se sont mis à imaginer des choses ensemble. »

Parmi ces idées, certaines seront mises en œuvre d’ici l’été, à l’instar des performances images et musiques, organisées lors du concert-vidéo Mozart Maximum, en juin prochain. D’une proposition à l’autre, on retrouve l’esprit d’ouverture, et l’envie de mêler domaines et techniques dans une démarche créative.
A la rentrée, les jeunes seront également sollicités pour repérer d’eux-mêmes les concerts les plus intéressants pour eux, labellisés Insulab. Dans cette perspective, ils sont conviés à une présentation de la saison spéciale, le 2 mars prochain.

Surtout, c’est aux jeunes qu’il reviendra, avant les concerts inauguraux du mois d’avril, de fouler la scène pour la première fois, le 18 mars prochain.

Insulab

« On vous laisse la clé ? » Le message est clair, les jeunes sont chez eux à la Seine Musicale !

Le 18 mars, participez à la Scène/Seine ouverte !

Afin de bien marquer que les jeunes seront chez eux à la Seine musicale, Insulab lance un appel à projets. Le 18 mars prochain, la belle salle de concert acoustique les accueillera pour une Scène ouverte. Une soirée réservée aux moins de 26 ans, organisée par eux et pour eux.

Insulab

Montez sur scène ! – CR Département des Hauts de Seine

Si certains projets sont déjà en germe (une jam session participative, où chaque jeune musicien pourra emprunter un des instruments et joindre un set improvisé à partager pour commencer la soirée et se connaître en musique, et une performance-défilé associant les créations d’un étudiant de l’école Duperré en textile / design et des jeunes musiciens), le programme reste largement ouvert.
« Cette Seine Ouverte sera un évènement à la croisée d’une Fête de la musique et de Nuit Blanche, détaille Thomas Meugnot. Performances musicales et pas que, sets classiques et pas que… le but est de faire découvrir le bâtiment aux jeunes spectateurs et interprètes par la musique, en proposant d’investir différents espaces dans le cadre d’une soirée programmée avec les membres du collectif. Concrètement, des sets de 20 à 30 minutes se succèderont ou se répèteront au fil de la soirée dans divers endroits de La Seine Musicale. »

Alors, vous avez des idées, des envies ? Ou tout simplement le désir d’en être ? Rejoignez Insulab ! insulab@insulaorchestra.fr