Réaliser des bilans de compétences c’ est le métier d’ Yves Lériadec , mais l’écriture c’est sa passion . Ce breton boulonnais vient de  participer pour la 3ème fois  au Salon du livre de Boulogne-Billancourt  où l’e-bb l’a rencontré pour parler de son dernier ouvrage Jardinière du SeigneurLes hommes  aussi savent écrire des histoires d’amour.

Couv1JardinièreduSeigneurl’e-bb -Vous avez publié aux Editions Gallimard un recueil de nouvelles intitulé Les Hommes aussi ont besoin d’amour .  Ce recueil a fait partie de la sélection finale du Goncourt de la Nouvelle. Plus récemment, votre premier roman, Jardinière du Seigneur, est paru aux Editions Anne Carrière. Comment êtes –vous arrivé à l’écriture ?

Yves Lériadec – D’abord par la lecture. J’ai lu beaucoup de romans contemporains, j’en ai relu un certain nombre. Et cela m’a donné envie d’essayer d’écrire à mon tour. J’ai commencé par la poésie, une forme brève compatible avec des activités professionnelles très prenantes. Puis j’ai voulu essayer la prose et suis passé à l’écriture de nouvelles. Ayant participé à des concours de nouvelles, j’en ai remporté plusieurs. Cela m’a donné la confiance nécessaire pour tenter de publier.

Un jour, j’ai envoyé un manuscrit par la poste aux Editions Gallimard. Trois mois après, il était accepté. C’est ainsi qu’est né le recueil Les Hommes aussi ont besoin d’amour.

l’e-bb – Quel est le thème de Les Hommes aussi ont besoin d’amour  ?

 Y.L – Ce recueil de treize nouvelles parle des hommes, au sens masculin, de leur besoin d’aimer et d’être aimé et de leur difficulté à exprimer ce besoin. Ainsi, cet adolescent qui éprouve son premier émoi amoureux dans une salle de cinéma. Ou cet homme qui veut se faire aimer grâce à sa grosse moto et sa belle voiture. Ce garçon qui veut photographier ses parents main dans la main pour s’assurer qu’ils s’aiment. Et cet enfant ébloui par une demoiselle d’honneur dans un mariage. Quel que soit leur âge, tous ces êtres ont une sensibilité intense mais enfouie : même s’ils le proclament rarement, les hommes aussi ont besoin d’amour.

L’e-bbJardinière du Seigneur est votre premier roman. Pouvez-vous nous le présenter ?

Y.L. – C’est l’histoire d’une rencontre et d’un amour. Par une belle matinée de printemps, un étudiant à la Sorbonne décide de sécher les cours. Il flâne dans le Quartier Latin, pousse la porte de l’église Saint Séverin. Seul dans les lieux, il découvre la beauté des vitraux et des colonnes en pierre. Les bras chargés de fleurs, une jeune femme entre à son tour et commence à décorer l’église. L’étudiant l’observe et tombe fou amoureux d’elle. Il décide de l’appeler Jardinière du Seigneur. C’est le début d’une histoire d’amour nomade et poétique qui conduira les héros en Inde, au Pérou et en Afrique du Sud.

L’e-bb – Avez-vous visité les lieux évoqués dans le roman ?

Y.L. – Oui. J’ai eu la chance de voyager en Inde et au Pérou, et de vivre quelque temps en Afrique du Sud. Je connais les lieux évoqués dans le roman et ai donc fait appel à mes souvenirs et sensations pour évoquer le Machu Picchu et l’Inde du Sud, par exemple.

 L’e-bb : Comment avez-vous conçu Jardinière du Seigneur ?

Yves Lériadec au Salon du Livre de Boulogne-Billancourt 2014

Yves Lériadec au Salon du Livre de Boulogne-Billancourt 2014

Y.L. – Un jour, sur une feuille d’information que je parcourais rapidement, j’ai lu trois mots : Jardinière du Seigneur. Ces mots m’ont touché. Je les ai trouvés si beaux, si poétiques que j’ai décidé d’écrire un roman dont le titre serait Jardinière d’une Seigneur. Plus tard, en redécouvrant l’église Saint Séverin que j’avais bien connue dans mon enfance, j’ai trouvé le cadre de départ du roman. J’ai alors « plongé en écriture » sans connaître la fin de l’histoire. Ce furent  des heures et des heures pour imaginer, trouver les premiers mots, écrire et réécrire encore et encore. Il faut être persévérant pour aller au bout d’un roman. Mais quelle joie quand il est terminé !

l’e-bb – Savez-vous qui sont vos lecteurs ?

 Y.L. – Oui, grâce aux séances de dédicace où je les rencontre  et discute avec eux.  Pour Les Hommes aussi ont besoin d’amour , les lecteurs sont d’abord des femmes. En effet, les lectrices qui prennent en majorité le livre me disent qu’elles vont le lire puis l’offrir à un homme, qu’il soit leur conjoint, leur fils, leur gendre ou un bon ami. On fait passer des messages ! Jardinière du Seigneur est demandé par tous les publics, j’ai remarqué que les 18-30 ans s’y intéressent particulièrement.

Très récemment, j’ai été heureux de retrouver les lecteurs  au Salon du Livre de Boulogne, les 6 et 7 décembre à l’Espace Landowski.

 

 

 

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