Jusqu’au 20 mai, l’Hôtel de Ville de Boulogne accueille Jardins en folie, l’exposition réalisée par les élèves de l’école des Sciences et de la Biodiversité.

Depuis le 13 mai et jusqu’à la fin de la semaine, de curieux épouvantails accueillent les visiteurs dans la nef de l’Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt : assis dans des chaises longues ou bien debout, ils règnent sur des jardins plus ou moins sauvages où se mêlent authentiques végétaux en pleine santé et produits de récupération.

Jardins en folie

L’un des épouvantails qui attendent les visiteurs – CR École de la biodiversité

Bienvenue dans Jardins en folie, l’exposition issue d’un projet mené par les élèves de l’école des Sciences et de la Biodiversité dans le cadre du projet Traverses 92. Chaque classe a conçu son petit jardin, selon des thématiques et des démarches plastiques propres : là, on assiste à la manifestation des fleurs sauvages en colère – mal vues dans les villes, elles se réfugient à l’école où « les enfants les protègent. » Au pied des pancartes, poussées dans des bottes de caoutchouc et autres souliers, lesdites plantes arborent fièrement leur cartouche botanique.
Un peu plus loin, c’est un petit monde de bouchons qui a été créé : bleus pour le cours d’eau, verts pour l’herbe… et par-dessus évoluent des insectes de toutes sortes et de toutes couleurs.
Au quatre coins de la nef, quatre arbres de plus d’un mètre de haut, marquent les saisons. L’arbre d’été, fait de savants assemblages de coquillages, l’arbre d’automne et sa nichée de chouettes… On consultera utilement le livre de recettes tiré des légumes du jardin, un bon moyen de découvrir que, contrairement à ce que pensent spontanément les enfants (qui ne le tiennent pas de personne), on peut en faire autre chose que de la soupe… Un peu partout, le détail des projets par classe est consultable, et c’est très instructif.

Faune y compris aquatique, flore, rapport à la terre, aux déchets, à l’alimentation, le tout abordé par la création, c’était ambitieux mais le résultat est là. Bravo à ces véritables artistes… en herbe !

Jardins en folie, nef de l’Hôtel de Ville, jusqu’au 20 mai 2016.