La guerre est déclarée. Boulogne-Billancourt est envahie. L’occupant s’installe.

Les hordes asiatiques déversent leurs cultures culinaires sous le commandement des généraux Eat Sushi, Panasia, Korean, etc… Mais le combat fait rage et les grecs aussi veulent être de la partie : Midi express et les Quebabs, sans oublier les Italiens qui eux également aspirent au contrôle de notre ville. Leurs pizzas déclinées à l’infini sont parachutées sous le slogan Pizza Del Arte ou bien même plus américanisées avec Speed Rabbit ou Dominos Pizzas.

On ne sait plus où donner de la tête mais les forces de l’estomac en redemandent et à ce moment-là, les Etats-Unis d’Amérique entrent dans cette troisième guerre mondiale. Il y a tout d’abord le Subway, envoyé en première ligne. Forts de son influence, les USA raflent toute la mise, bouleversent les petites chaînes de restauration rapide tels une armée de tanks pour laisser place à l’affrontement des deux grands.

La guerre des fastfood, vue par Flavie Solignac : gare au lancer de frites !

Burger King s’est déjà fait évincer et Quick a tenté de s’imposer, en vain. C’est le début de la Guerre Froide. Mac Donald’s et le Kentucky Fried  Chicken se font face place Marcel Sembat. Imposants aussi bien l’un que l’autre. Hamburger et poulet. Aucune attaque directe car chacun a peur des représailles. Mais ils s’espionnent, se copient, le Ptit-Wrap et l’I-Twist, les nuggets et les pots de hot wings, le Mac-Fleury et la Kream Ball.
Les jeunes acceptent la propagande médiatique amusante de Ronald le clown et son « Venez comme vous êtes » et viennent avec joie goûter à la cuisine historique du papy Colonel Harland Sanders. Leurs esprits manipulés par des publicités, un dilemme s’impose à eux lorsque midi sonne et que les fast-foods ouvrent leurs portes, parés au déluge. MacDo se réclame de son ancienneté alors que KFC prône la modernité. De l’autre côté du rond-point, la sandwicherie française Pomme de pain observe tout cela d’un mauvais œil.

La place Marcel Sembat, pareille à un champ de bataille, est mise au grill et à l’huile à tel point que la circulation se fait difficile, les automobilistes tournent autour du pot, ne sachant que décider. Rien ne peut départager les grands, car au final, ils se ressemblent tous et sont basés sur le même concept ; rapide et pas cher.
Heureusement, aucun bloc Boulogne nord et Boulogne sud ne s’est encore formé. Seuls les Boulonnais pourront décider du vainqueur. En attendant, ils ignorent le conflit et testent absolument tout, ravis d’avoir autant de choix afin de varier les plaisirs.