Le Conseil départemental des Hauts-de Seine vient d’inaugurer l’œuvre « Les Dessous Chics », du célèbre artiste contemporain Claude Lévêque. Installé sur le pont qui relie les villes de Boulogne-Billancourt et d’Issy-les-Moulineaux, ce projet a pour ambition de sublimer les berges de Seine.
Emprunté à Serge Gainsbourg, le titre de l’œuvre évoque un univers nocturne alliant mystère et  métamorphose. « Les dessous chics – C’est la pudeur des sentiments – Maquillés outrageusement -Rouge sang » comme le dit la chanson.

Le pont d’Issy nouvelle étape du circuit de la Vallée de la culture

 

« Cher Claude Lévèque dit Patrick Devedjian s’adressant à l’artiste,vous êtes venu réveiller  cette zone urbaine reliant Boulogne à Issy -les-Moulineaux avec cette œuvre magistrale qui nous apparaît comme suspendue au dessus de la Seine…Merci de nous faire regarder l’ordinaire de façon extraordinaire  »

Cette œuvre fait partie intégrante du parcours de la Vallée de la culture, un projet de grande envergure de la région Hauts-de-Seine, qui promeut l’accès à l’art et à la culture pour tous. Elle s’inscrit notamment dans la lignée d’une boucle d’art aux côtés de La Seine Musicale, les musées et jardins d’Albert-Kahn, la caserne de Sully… Un projet ambitieux replaçant au premier plan le patrimoine alto séquanais.

 

564 mètres de néon pour les dessous chics du pont d’Issy

 

La majorité des travaux de Claude Lévêque supposent une installation fastidieuse, « Les Dessous Chics » ne contournent pas cette règle. Seuls les insomniaques, ou promeneurs nocturnes ont pu assister à son montage. En effet pour ne pas gêner la navigation, un ballet de bateaux et de nacelles se sont succédés tout au long de la nuit durant plusieurs jours, pour installer les 188 néons nécessaires à la magie de l’œuvre.


Habillée de plusieurs kilomètres de néon rouge, dessinée par Romaric Etienne  la création de Lévêque illumine dans tous les sens du terme le pont et les berges de Seine.

À la nuit tombée, les reflets rougeoyants se mêlent à la lumière du crépuscule, des éclairages urbains, et semblent danser à la surface de l’eau.

En voiture depuis la route, à pied sur les berges, du tramway ou du RER, la lueur des néons est appréciable de tous les points de vues.

Mais ce n’est pas qu’une réussite artistique, c’est aussi un défi administratif relevé haut la main !
Après deux années de joute administrative le projet a enfin pu aboutir : « Notre pari a été relevé », déclare son galeriste Kamel Mennour.

Mais trêve de discours,  la meilleure façon d’en juger est encore d’aller voir de ses propres yeux.
Alors, empressez-vous au pont d’Issy, car les visites sont seulement autorisées de minuit à minuit du lundi au dimanche !

 

                                                                            Isaure de La Gorce et Paul Weinberger

The following two tabs change content below.