WE DID IT !

Un an de préparation, 9000 euros, 6500 km, 600 litres d’essence, 24 kg de fournitures scolaires, 3 pays et 3 équipages, voilà comment résumer une aventure inoubliable.

1 gtl 81Retour au 2 février 2013… les papiers signés, la 4L est à nous. Une GTL de 1981 avec 71000km au compteur, et le « gros moteur » sous le capot pour éviter les galères dans les côtes !

Le plus dur commence : la recherche de partenaires. Il faut réaliser une plaquette, passer des coups de fils, envoyer des mails, démarcher les commerçants, et se prendre un nombre incalculable de réponses négatives.

En attendant, il faut préparer sa monture et mettre les mains dans le cambouis : plaques de protection, moteur, amortisseurs… Cela nous amène courant décembre, il ne reste donc que deux mois avant le départ pour le Maroc.

Mercredi 12 février 2014, départ pour le Futuroscope à Poitiers, un an après l’achat de la 4L… Chargés, le plein d’essence, les premiers kilomètres sont timides, 90 km/h, pas plus. Il faut prendre confiance dans sa voiture, en sa capacité à aligner les kilomètres sans broncher. Ce trajet, c’est aussi la première fois que l’on roule avec les autres, les premiers souvenirs des désormais célèbres « convois de 4L ».3 voiture maroc (2)

L’arrivée à Poitiers se fait en douceur : direction les vérifications techniques et administratives : chassis, équipement de sécurité, permis de conduire… Une première journée dans la peau d’un Trophiste, en partie gâchée par un temps pourri à base de vent et de pluie.

Le lendemain, ça continue : cérémonie de départ et discours de – mister – Jean-Jacques REY annulé pour cause de « mauvaises conditions météorologiques » et donc… tout le monde en voiture. En compagnie de l’équipage 179, Marine et Alice, direction l’Espagne et le Maroc ! La route vers Algesiras, c’est 1600 km en deux jours à 90 de moyenne, comment dire ? Pour passer le temps, on se double et se redouble, grimaces et sourires au programme.

Ah et paraît-il qu’il fait toujours beau en Espagne : balivernes…

3 voiture maroc (1)Samedi 15 février, après avoir bravé les vents et les pluies, Algesiras est en vue : remise des Roadbook, la 4L roule toujours aussi bien !

L’embarquement pour le Maroc se fait le lendemain à 3 heures du matin, après les deux pires heures de notre vie à tenter de dormir dans la voiture, en vain. Nous commençons donc avec les filles notre périple sur les routes marocaines, qui nous emmènent dans le Moyen Atlas pour cette première journée.

C’est magnifique : neige le midi et désert le soir pour le premier bivouac de Boulajoul. « Fini la douche sidi », place au sable, au thé à la menthe et au couscous. La première nuit sous la tente est froide, on est content de se lever le lendemain pour prendre la direction de Merzouga, où commencent les étapes de piste tant attendues.

La première chose qui vient à l’esprit lorsque l’on quitte l’asphalte, c’est « ça va jamais tenir… ». Ca vibre, ça couine, ça bouge, on a l’impression que la voiture va se désintégrer dans les 10 prochaines minutes. Il faut regarder en permanence où l’on met ses roues, éviter les cailloux plantés sur la piste et, accessoirement, la 4L de devant.

Mardi 18 février, nous sommes arrivés la veille au soir au bivouaque de Merzouga au pied des dunes, mon Dieu que c’est beau ! Nous y restons 3 nuits consécutives. C’est ici 5 etape marathon (2)qu’a lieu la remise des dons, en présence des enfants. Cela fait plaisir de voir qu’ils sont contents de voir débarquer 1320 4L ! Tous les équipages déchargent ce qu’ils ont apporté, environ 60 tonnes de fournitures scolaires en tout genre pour cette édition 2014.

Le matin, c’est le départ de la très célèbre boucle « bac à sable » et là, premier problème technique : carburateur bouché. Aïe ! Cette étape de 100 km, c’est « vas-y à fond de première » Mais si ça ne passe pas, il y a toujours 5 ou 6 trophistes pour t’aider à sortir de l’oued. Le soir, ce n’est pas terminé, il faut faire le plein d’essence, passer à la mécanique si besoin, installer le campement bref, l’apéro est mérité.

Jeudi 20 février, c’est le départ de l’étape marathon. Nous partons cette fois pour deux jours en complète autonomie : direction Marrakech. Les premiers kilomètres passent vite : bonne humeur, pas de problème technique, on s’arrête pour faire des photos, manger un bout, le but étant de s’approcher le plus de Zagora le premier jour.

Nous avons traversé des paysages incroyables – du désert à perte de vue – dormi au milieu de nulle part, un sentiment de liberté se dégage de tels moments. Le lendemain, après un bivouac  « improvisé » en compagnie de 600 autres 4L, nous quittons définitivement la piste pour rejoindre la route, et que c’est bon de rouler sur une surface lisse ! !

5 etape marathon (1)Nous passons successivement par Zagora, Ouarzazate et surtout  par le dangereux col du Tichka (2260 m), pour enfin arriver à Marrakech sous un beau soleil. Nous profitons alors d’une douche plus que méritée et d’une bonne bouffe.

Samedi 22 février : Marrakech, soirée de clôture et départ dimanche pour le trajet retour.

Nous avons profité d’une journée de repos en ville, assisté le soir à la cérémonie de remise des prix, mangé un dernier couscous tous ensemble, et dansé jusqu’au bout de la nuit (minuit en fait, le lendemain il fallait rouler). L’avantage du Maroc, c’est que ce ne sont pas les clients qui font la queue pour rentrer en taxi, ce sont les taxis qui font la queue pour nous ramener à l’hôtel.

Le dimanche donc, c’est le départ pour Tanger, l’Espagne puis enfin, la France. Nous faisons désormais la route à 3 4L : les filles, l’équipage 1441 et nous.7 le retour (2)

Le trajet retour, rude pour la mécanique, est malheureusement le moment où beaucoup de 4L tombent en panne. Mais c’est aussi et surtout le moment où fierté, joie et tristesse de fin d’aventure s’entremêlent. C’est l’occasion de rire une dernière fois, de faire une dernière grimace ou un dernier coup fourré aux filles au volant de notre bolide.

Mais quoi qu’il arrive, personne ne peut nous enlever ce que nous avons vécu pendant deux semaines. Nous pouvons désormais clamer haut et fort que nous, nous avons fait le 4L Trophy.

7 le retour (1)

 Grégoire & Marc, équipage 897

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