Pour la 3ème fois, le centre social a été vandalisé au Pont de Sèvres mardi.

Le centre social du Pont de Sèvres

Ce lieu, censé recevoir les jeunes en difficulté et les aider à trouver des compléments de formation et un travail était de moins en moins fréquenté. On pouvait espérer que c’était le signe d’une amélioration du sort des habitants du Pont de Sèvres.

Hélas, ces opérations de vandalisme, avec vol des ordinateurs, fracture du coffre, saccage et inondation par libération des extincteurs, se multiplient. En moins de 3 mois, en voici deux… La volonté de détruire le lieu est manifeste, et le centre est donc à nouveau hors d’état de fonctionner… Pour combien de temps ?

Et, surtout, en attendant les résultats de l’enquête, comment expliquer ce geste de colère ? On sait que le centre ne donnait pas toute satisfaction, l’élue en charge de la politique de la ville s’en est déjà inquiétée. Depuis 2008, cet établissement a été confié par délégation de service public à l’IFAC, une association nationale fondée en 1975 ayant pour objet « l’amélioration des services d’animation et d’action territoriale à destination des populations. » Elle dispose de tous les agréments imaginables.
Le choix a été fait par la Ville de lui confier les missions autrefois prises en charge par des associations locales. Depuis le début de l’année, ce centre est du ressort de la communauté d’agglomération GPSO. Son coût de fonctionnement est considérable, et ses performances n’ont pas encore été évaluées.

Ce geste de destruction répété, qui prive une fois encore les médiateurs, les assistants et les jeunes des moyens de travailler, ne doit pas être pris à la légère. Si on écarte la violence gratuite, qui n’est pas coutumière du Pont de Sèvres, on lit dans ce saccage un accès de rage, contre un établissement porteur d’espoir et qui ne donnerait pas satisfaction.
On ne peut pas en rester là. Retrouver les auteurs du saccage, les entendre et les punir est une priorité. Mais peut-être faudrait-il aussi remettre à plat le fonctionnement du centre, et surtout identifier pour de bon les besoins du quartier. On ne peut pas laisser ces actes graves, coûteux et dangereux se répéter. On ne peut pas laisser non plus, à Boulogne Billancourt, des gens dans une déshérence telle qu’ils se livrent à pareille destruction.

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