Cette semaine, « Voir la mer », de Patrice Leconte, est à l’affiche du cinéma Landowski. Anae l’avait vu en avant-première au cinéma Pathé lors du festival qui donne des ailes, en avril dernier et l’avait beaucoup aimé, souvenez-vous…

« De l’optimisme, des rires et des sourires, de la joie de vivre, des films, des documentaires, des avant-premières, et des rencontres. »
Voilà ce que promettait l’annonce. Et c’est un pari réussi pour cette toute première édition du Festival International du film de Boulogne-Billancourt.

Les places étant à 3 euros, je savais d’ores et déjà que je pouvais me faire plaisir.
En arrivant devant le cinéma Pathé, une limousine garée à l’entrée donnait le ton ; cette séance n’allait pas être ordinaire.
Dans un coin, caché par l’escalier, les flashs crépitent tandis que le réalisateur se fait prendre en photo. L’ambiance est particulière dans la salle, les jeux de projecteurs colorent l’écran de rosaces multicolores. Un peu de jazz en musique de fond. Un des acteurs est en retard pour la présentation. On lui pardonne de bon cœur.

Enfin, Patrice Leconte, Pauline Lefèvre et Clément Sibony descendent les marches des escaliers. Silence. Le réalisateur nous présente son film, projeté pour la troisième fois seulement, dont le titre est déjà prometteur, Voir la mer :
« Ce festival est censé donner des ailes, c’est bien ça ? Alors la seule motivation que j’avais, était de faire un film qui rende heureux. » Applaudissements. Noir complet. La petite équipe s’éclipse le temps de la projection.

Voir la mer, c’est l’histoire de deux frères qui décident de louer un motor-home pour rendre visite à leur mère. Ils viennent de Bourgogne et doivent donc traverser la France pour arriver à Saint-Jean de Luz. Ils veulent passer des vacances tous les deux, tranquillement. Ils sont attendrissants.

Seulement, il y a cette grande blonde aux cheveux courts, c’est fille attachante qui n’a jamais vu la mer qui les accompagne. Elle est gentille mais juste, inattendue.
Et ainsi, un amour va naître, doux et passionné. Un amour partagé sans jalousie et qu’ils ne sont pas près d’oublier.

Applaudissement. Lumière. Admiration.  S’en suit alors une série de questions posées par les spectateurs, auxquelles les invités se font une joie de répondre.  Un véritable dialogue s’établit, et ainsi, nous faisons leur rencontre.
Patrice Leconte explique qu’après avoir tourné 27 films, il avait retrouvé l’ambiance du 1er film, cette excitation qui l’a animé en réalisant ce road-movie.

Patrice Leconte, Pauline Lefèvre et Clément Sibony

Pauline Lefèvre, ex-miss météo de Canal+, déclare « avoir eu confiance en Patrice, même pour les scènes les plus intimes. » « Et comme il est aussi cadreur, on croise son regard satisfait à la fin de chaque prise, et c’est très agréable,  » ajoute Clément Sibony.

Pour la première fois, le monde du cinéma nous paraît accessible, réalisé par des gens comme nous, tout compte fait, avec leurs faiblesses et leur joie de vivre.  Patrice Leconte résume son film de la meilleure manière qu’il soit, par une seule phrase « L’insouciance n’a pas de prix et mène à la liberté.  » Et il a bien raison.
A la sortie de la salle, on se sent bien, on a du soleil plein la tête, des rires dans les oreilles, et des étoiles dans les yeux.
On a envie nous aussi de louer un vieux camping-car pour «  faire la route au rythme du bitume, au gré des envies  ».
Les vacances approchent ; je voudrais voir la mer.

*Ceux qui auront vu le film comprendront.*
J’ai du mal à croire que Pauline Lefèvre ait réussi  à avaler 3 Petits Beurre en moins d’une minute, sans trucage  ! J’ai essayé eh bien, je n’y suis pas arrivée.
Je relève le défi, à celui qui réussit !