daussyLe Prix Chateaubriand a été décerné, mercredi 19 novembre, pour sa vingt-huitième édition, à Hugues Daussy pour son ouvrage Le Parti Huguenot, Chronique d’une désillusion 1557-1572, paru chez DROZ en 2014.
Le royaume de France aurait il pu devenir protestant ? Stimulés par leur foi, les Huguenots en ont réellement été convaincus  entre 1560 et août 1572, leur espérance s’est noyée dans le sang  de la Saint-Barthélemy. Cet ouvrage retrace l’histoire éphémère et tragique de cette illusion. Hugues Daussy l’a rédigé comme une chronique scandée par de multiples rebondissements avec des personnages tels que Condé, Coligny, Jeanne d’Albret ou le jeune prince de Navarre.
L’auteur analyse le processus de constitution d’une organisation politique et militaire afin de faire triompher la Réforme dans le royaume de France.
Hugues Daussy est agrégé d’histoire, ses recherches portent sur l’histoire du protestantisme français et européen au XVIe siècle. Professeur d’histoire moderne à l’Université de Franche-Comté et membre honoraire de l’Institut Universitaire de France.

Il a notamment publié  » Les huguenots et le roi. Le combat politique de Philippe Duplessis-Mornay (1572-1600)  » (Droz, 2002), « Le parti huguenot. Chronique d’une désillusion (1557-1572) » (Droz, 2014) et « Les protestants dans la France moderne » (Belin, 2006) avec Didier Boisson.
Les résultats ont été proclamés le 19 novembre au Domaine départemental de la Vallée-aux- Loups- Maison de Chateaubriand, à Châtenay-Malabry, par Marc Fumaroli, de l’Académie française président du jury en présence de Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et des membres du jury.
Le Prix Chateaubriand est doté de 15 000 euros par le Conseil général des Hauts-de-Seine et couronne une oeuvre de recherche historique ou d’histoire littéraire, une édition critique substantielle ou une fiction fondée sur des travaux historiques sérieux. Les ouvrages sélectionnés portent sur la période où vécut Chateaubriand, entendue dans un sens large : de la fin du siècle des Lumières jusqu’au XIXe siècle, ou sur des thèmes abordés dans ses oeuvres.

Ce prix, fondé en 1987 par le Conseil général des Hauts-de-Seine, a notamment été attribué à Jacqueline de Romilly, Gérard de Senneville, Paul Veyne, Emmanuel de Waresquiel, Anne Martin-Fugier, Roberto Calasso et Arlette Jouanna. Il s’inscrit dans une politique plus globale d’accès de la culture au plus grand nombre, une « culture pour tous ».

Une philosophie et un objectif au coeur du projet de la Vallée de la Culture des Hauts-de-Seine.