Le PLH quinquennal de GPSO a été présenté au conseil municipal du 21 février dernier, après avoir été validé lors du conseil communautaire du 20 décembre 2012. Alors que Vélizy et Marnes la Coquette s’apprêtent à nous rejoindre, il est à noter que ce nouveau PLH, préparé par CODRA, ne les intègre pas à son périmètre. Le rapport complet devrait être publié sur le site de la communauté d’agglomération. En attendant, en voici une brève analyse.

Etat des lieux

GPSO comporte plus de 300.000 habitants, soit 9.000 habitants au Km2, avec une croissance démographique soutenue de 0,73 % par an.
177.000 personnes y travaillent, dont 77.000 à Boulogne- Billancourt.

Mais l’attractivité certaine de ce territoire a un prix élevé. Ceux qui y travaillent trouvent difficilement à s’y loger. Les logements y sont généralement petits ( 68 % ont moins de 4 pièces, 39 % de T1 T2 ) et des ménages sont souvent contraints de s’en éloigner, lorsque la famille s’agrandit.
C’est pour tenter de répondre aux attentes en matière de logement, notamment social, qu’un Plan local de l’habitat, couvrant la période 2013/2018 est en cours d’élaboration. Il a fait l’objet d’un débat au Conseil Communautaire le 20 décembre 2012.

Des logements requalifiés en HLM rue Gambetta.

Des logements requalifiés en HLM rue Gambetta.

Le parc actuel compte 153.123 logements dont 19,55 % de logements sociaux.
Leur taux de rotation moyen est de 16 % par an. 4 fois moins dans le logement social, alors qu’il y a en moyenne 8.000 demandes de logements sociaux en attente.
22.000 logements, dont 1.135 logements neufs, en moyenne annuelle entre 2000 et 2009, sont mis ou remis sur le marché chaque année. Les mises en chantier ont dépassé le chiffre de 2.000 en 2010, après trois années marquées par la crise. La demande est telle que tout produit trouve encore acquéreur. L’offre est nettement insuffisante dans les produits intermédiaires.47.000 logements, soit un tiers des résidences de GPSO, se situent dans le parc locatif privé.
19,55 % (27.618) sont des logements sociaux. Toutes les communes dépassent sensiblement le seuil de 20 % de logements sociaux imposés par la loi SRU, à l’exception de Ville d’Avray, 8,5 % et Boulogne-Billancourt, 13,4 %. Mais un tiers des constructions de la ZAC Seguin Rives de Seine, soit 1.800 logements, relèvent de programmes sociaux.

Les projections du PLH 2013/2018

Le scénario initial, présenté au comité de pilotage du 25 juin 2012, n’avait identifié que 1.200 logements annuels neufs possibles sur l’agglomération, dont 30 % de logements sociaux. La Préfecture des Hauts de Seine a rappelé, par écrit, les engagements de l’accord cadre du contrat de développement territorial visant un objectif de 2.000 nouveaux logements annuels. GPSO a donc revu sa copie, avec un objectif de 10.000 à 11.000 logements nouveaux sur 6 ans, soit 1.800 appartements par an, dans les hypothèses les plus favorables.

Un effort particulier de rattrapage sera entrepris en faveur du logement social.

Leurs programmes se répartiront en trois catégories :

  • Logement très social (PLAI) 18 % Loyers : 6 € le m²
  • Logement social (PLUS) 50 % Loyers : 7 € le m²
  • Locatif (PLS) 32 % Loyers : 13€ le m²
Le Trapèze, vaste périmètre de logements neufs.

Le Trapèze, vaste périmètre de logements neufs.

Soit 500 constructions neuves auxquelles s’ajouteraient 150 logements en acquisition/rénovation du parc privé actuel. 40 logements par an relèveraient de l’accession sociale à la propriété.Au total la part des logements sociaux de GPSO pourrait augmenter de 1,39 %, à l’issue de la période 2013/2018.
Cette politique du logement, contrainte par la disponibilité et le coût du foncier, coûterait pour l’ensemble des collectivités contribuant à GPSO, 24 millions d’€, sur la durée du PLH dont 18,6 millions consacrés aux investissements.

Le principal objectif affiché est de favoriser l’accès aux logements des actifs, afin de réduire les déplacements domicile / travail. Mais toute projection doit intégrer des préoccupations liées au vieillissement de la population, de la dépendance et des diverses formes de handicaps.

L’amélioration de l’habitat diffus, en termes de confort et de maîtrise de l’énergie, fait l’objet de mesures spécifiques dont le coût demeure difficile à chiffrer.

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Gilbert Veyret

Gilbert Veyret

Il pensait ne rester que peu de temps à Boulogne-Billancourt. Cela fait plus de 40 ans que ça dure. 5 de ses petits enfants y vivent. Il commence donc vraiment à se sentir Boulonnais et à en connaître les contours ! Mais il aime aussi en sortir (Bordeaux, en arrière plan)