Isabelle Goïtia, candidate du Front de Gauche dans la 9ème circonscription, nous a donné rendez-vous au Café Renaud, quai Georges Gorse.

Isabelle Goïtia est la candidate du FdG dans la 9ème circonscription

e-bb : Qui êtes-vous ?

Isabelle Goïtia : J’ai 47 ans, comme profession je suis conseillère commerciale dans une société d’assistance, je travaille à Saint Cloud, j’ai 2 enfants. J’habite au Pont de Sèvres, j’ai toujours habité Boulogne, je suis une vieille boulonnaise si on peut dire.
J’ai très tôt été engagée dans la vie militante puisque je suis au Parti Communiste depuis de nombreuses années. J’ai toujours été intéressée par la vie politique, l’engagement et j’ai été conseillère municipale sous la précédente mandature dans le groupe Alternance Gauche Vert qui à l’époque comportait des conseillers socialistes, communistes et verts.

e-bb : Pourquoi êtes-vous candidate ?

IG : Aujourd’hui, je ne suis plus au conseil municipal mais je continue mon engagement politique. Je suis assez impliquée dans des associations du Pont de Sèvres, je suis également syndicaliste dans mon entreprise et les militants du Front de Gauche m’ont fait cette confiance et me présentent en tant que candidate parce qu’à Boulogne comme ailleurs, le Front de Gauche souhaite présenter des candidatures.
Nous avons des idées à faire passer, des propositions. Même si la campagne électorale est très courte, c’est l’occasion d’aller à la rencontre des gens. Le débat démocratique va être très intéressant. Pour le Front de Gauche l’objectif est d’avoir le maximum de députés.
A Boulogne cela n’est pas tout à fait le même objectif, mais au final sur le plan national, le pourcentage de voix qui se seront portées sur le Front de Gauche auront un impact. Donc chaque voix va compter pour des petits partis comme pour ma candidature.

e-bb  : Qui est votre suppléante ou suppléant ?

IG  : C’est Pascal Mausoléo. Il est militant parti de Gauche. A Boulogne nous avons un collectif Front de Gauche animé par le Parti Communiste et le Parti de Gauche et nous avons souhaité avoir une candidature plurielle. Il est infirmier de profession et c’est la première fois qu’il se présente. Cela fait longtemps qu’il habite à Boulogne.

e-bb : Et vous-même vous aviez déjà été candidate ?

IG : Oui, j’étais déjà candidate aux précédentes cantonales ainsi qu’aux législatives où nous avions enregistré un score d’environ 3 %.
Aux présidentielles, le Front de Gauche a réalisé au premier tour 6,21 % à Boulogne ce qui représente 3.200 voix à peu près, ce qui pour nous est un bon résultat. Ce que nous souhaiterions c’est que ceux qui ont voté pour le Front de Gauche aux présidentielles votent aussi pour nous nous aux législatives. Il est clair qu’à Boulogne nous n’aurons pas un député de gauche, donc il faut voter au premier tour pour le candidat qui a les idées les plus proches des électeurs qui ont voté Front de gauche.
Malheureusement je ne pense pas que dans la 9ème circonscription il y ait la possibilité d’avoir un député de gauche, ce qui n’est pas forcément le cas dans la 10ème circonscription (ndlr : Boulogne sud, Issy, Vanves, Meudon Nord) où Monsieur Santini est quand même plus en difficulté.

e-bb : Dans la 9ème qui voyez vous élu ?

IG  : C’est l’interrogation. Toutefois Claude Guéant a l’investiture de l’UMP et à Boulogne c’est important, et généralement c’est toujours celui qui a reçu l’investiture qui est passé. Mais au fil des contacts et des rencontres, des portes à portes j’entends beaucoup de questions sur l’homme, qu’est-ce qu’il vient faire à Boulogne Billancourt. Je sens comme un rejet.
Pour le Front de Gauche, Claude Guéant c’est un personnage qui incarne vraiment les passerelles vers l’extrême droite. Cette banalisation des idées du Front National est quand même inquiétante. Après que ce soit Claude Guéant ou Thierry Solère, à l’Assemblée Nationale, ils voteront la même chose, ce sont tous les deux des candidats de droite. Et je n’ai jamais entendu Thierry Solère condamner les propos de Claude Guéant.

e-bb : Si vous étiez élue, dans quelle commission siègeriez vous ?

IG  : Je siègerai sur les services publics car je pense qu’il y a beaucoup de travail à faire. La politique de Nicolas Sarkozy a été très douloureuse en termes de politique de santé, politique de l’éducation, la situation des postes, le non-remplacement. Ce sont des choses qui touchent le quotidien de tous les Français.
A Boulogne on a perdu des équipements publics. On a perdu par exemple des PMI (ndlr : protection maternelle et infantile), l’antenne sociale au Pont de Sèvres. La Sous Préfecture ne remplit plus le rôle qu’elle avait et pour certaines démarches on est obligé d’aller à Antony ou à Nanterre. A l’hôpital Ambroise Paré, il y a eu des suppressions de lits, des services ont été fermés ou délocalisés.
Je suis très attachée à la notion de service public car ce sont des conditions d’accès à des services pour tous vraiment essentiels dans la vie et aux logements sociaux. Ce sont des sujets qui m’intéressent vraiment beaucoup.

Je serai également intéressée de travailler sur les nouvelles institutions, la 6ème république comme l’appelle le Front de gauche, car il y a beaucoup de progrès à faire pour que les gens se sentent mieux représentés dans des institutions plus proches du citoyen et redonner confiance dans les institutions de la République.