Avant le premier tour des législatives 2017, rencontre avec Fabienne Gambiez, candidate de l’UDE dans la 9ème circonscription des Hauts de Seine. 

Une élue locale

ebb : Pourriez-vous vous présenter ?

Fabienne Gambiez

Fabienne Gambiez

Fabienne Gambiez : Je suis conseillère municipale d’Issy les Moulineaux depuis 2009, mais je travaille à Boulogne-Billancourt depuis quinze ans. J’apprécie beaucoup cette ville que je connais bien. On voit cependant que des choses y seraient à améliorer, à commencer par les actions environnementales. Dans le cadre de mon mandat, je suis particulièrement investie dans les dossiers liés à la qualité de vie, aux finances et à a fiscalité.
Pour mener ma campagne, j’ai pris une semaine de congés avant le premier tour.

ebb :  Quel est votre parcours d’engagement ?

Fabienne Gambiez : J’ai suivi une formation en sciences politiques et je me suis engagée très jeune. Cet engagement est devenu plus actif lorsque mes enfants sont devenus assez grands pour me le permettre, en 2007. La démarche alors défendue par François Bayrou, qui défendait déjà un renforcement de la démocratie et la moralisation de la vie publique, m’a séduite. C’est sans hésiter que j’ai suivi sa consigne de vote en 2012. Au sein du Modem, je partageais la sensibilité de Jean-Luc Benhamias, qui souhaitait voir les démocrates s’engager réellement auprès de François Hollande. Je l’ai donc suivi en 2014 lorsqu’il a fondé l’UDE.

Le respect des engagements

ebb :  Qu’est-ce que votre parti, l’UDE ?

Fabienne Gambiez : C’est un mouvement fondé par des anciens du Modem de centre-gauche, qui réunit les démocrates européens et des écologistes. C’est au nom de l’UDE que Jean-Vincent Placé et Emmanuelle Cosse ont été ministres.

ebb :  En 2012, alors candidate pour le Modem, vous affichiez des objectifs proches des propositions de l’actuel gouvernement.  Pourquoi ne pas avoir rejoint En Marche ?

Fabienne Gambiez : Mon parti s’est engagé auprès du Parti socialiste dans la Belle alliance populaire. De même que nous sommes demeurés fidèles à François Hollande durant son quinquennat, nous respectons nos engagements à cet égard. Ce, bien que, philosophiquement, Benoit Hamon n’ait pas souhaité s’approprier la totalité du bilan du président sortant, contrairement à nous. Les résultats économiques aujourd’hui démontrent la validité de son action, qu’il ne faut pas renier.

Les propositions actuellement formulées me conviennent, même si je crois nécessaire d’aller encore plus loin. Il faut plus de transparence dans la vie politique au quotidien, avec des fonctions politiques clarifiées et un vrai statut de l’élu, qui fasse de son mandat un épisode de son cursus, et non plus une fin en soi. On doit pouvoir permettre à chacun d’être élu à un moment donné, puis de revenir à sa vie professionnelle. Et il en va de même, à mon sens, avec les fonctions syndicales.

Dans l’ensemble, il y a des choses intéressantes chez Macron, mais je conserve des points de désaccord. Ainsi, je désapprouve l’idée de légiférer par ordonnances. Il est très positif qu’il ait finalement décidé de dialoguer avec les syndicats. De même, s’il est certain qu’il faut toucher à la taxe d’habitation, qui en l’état est inégalitaire, il ne faut pas la supprimer.

Tout cela pour dire que, comme la plupart des Français, ce gouvernement me laisse dans l’expectative. S’il parvient à mettre en place des majorités de projets, comme au Parlement européen, il aura gagné.

Qualité de vie et qualité de service

ebb : Quelles sont d’après vous les trois priorités de la mandature ?

Fabienne Gambiez : Tout d’abord et sans hésiter, la transition écologique. On voit, avec la récente déclaration de Trump, que rien n’est acquis en la matière, alors que ces mesures sont vitales.
Ensuite, il faut définir une politique de l’emploi. Ceci passe par un investissement conséquent dans la formation et le développement des métiers du futur dans l’économie circulaire ou le numérique, notamment.
Enfin, nous devons à nos concitoyens le maintien de services publics de qualité, dans la santé, l’éducation ou la sécurité.

ebb :  Si vous êtes élue, quelle députée serez-vous ?

Fabienne Gambiez : Je suis quelqu’un d’accessible, de sincère et de volontaire. En conséquence, j’entretiendrai ma proximité avec les élus locaux et mes concitoyens. Il est décevant que les querelles d’ego entre les principaux candidats de cette circonscription ne permettent  pas aux dossiers d’émerger.

Quant à moi, je me montrerai exigeante et vigilante pour la circonscription. Je pense à des dossiers comme la fusion de Boulogne et Issy, qui nourrit les inquiétudes des associations et des habitants en général quant à la fiscalité à venir et au maintien de la qualité des services publics. Au conseil municipal, j’ai voté contre le projet faute de concertation et d’information suffisantes. Les réunions publiques ont été tardives et infructueuses, je le sais pour y avoir participé : loin d’être constructives, elles se sont bornées à un état des lieux par les services. Ce n’est pas ainsi que je conçois la concertation.
Dans le même temps, personne n’a cherché à savoir si une meilleure mutualisation à l’échelle de GPSO serait possible, c’est dommage de ne pas utiliser davantage cette structure.

De même, on ne parle pas suffisamment de la Métropole du Grand Paris : les maires de nos communes ne manquent pas une occasion de la dénigrer, alors que je pense qu’elle représente une véritable opportunité pour nos communes. A l’heure actuelle, la MGP est une coquille vide, mais c’est aux élus de la faire vivre ! On a besoin d’une métropole pour tenir notre rang international ; c’est aussi la bonne échelle pour traiter de certains dossiers tels que le rééquilibrage des logements et des flux en Ile de France, et l’amélioration globale de la qualité de vie.

La candidate sur Twitter :@fabiennegambiez – Son site.