Boulogne Evidence- projet

La fête de la Cérémonie du Drapeau s’est déroulée, le 20 juillet, au sein de la résidence des Toits de Boulogne pour célébrer la fin du gros œuvre du chantier Boulogne Evidence commencé en 2006 ! Tradition virtuelle en l’occurrence car personne n’est monté au point le plus haut de Boulogne Evidence pour y planter le drapeau qui signe la fin du gros œuvre. Par contre une centaine d’invités étaient présents pour déguster le fameux gigot cuit dans le bitume. Une tradition qui remonterait au… Déluge !

 

Pour célébrer la fin de la troisième phase du chantier de rénovation du site des Toits de Boulogne  le promoteur immobilier Sefri Cime représenté par Claude Cagol son PDG, François de las Cases, directeur général délégué au pôle logement et Rémy Chouffier, directeur du programme , ainsi que  l’entreprise du gros œuvre, Stefco  en la personne de Messieurs Chikki et Braure,  ont invité vendredi 20 juillet, les différents corps de métiers intervenant sur le site, à partager le traditionnel  « Gigot bitume ».
Autour de ce plat, qui se déguste exclusivement sur les chantiers pour fêter la pose de la première pierre ou marquer la fin du gros œuvre, étaient également convié le propriétaire du site, AXA immobilier,  mais aussi l’Association des locataires des Toits de Boulogne, représentée par Patricia Normand et Marie-Laurence Canevet, Catherine BOP  de Nexity, gestionnaire des Toits de Boulogne, Mame Diop de Sadel engenierie , coordinateur des travaux .
La municipalité avait délégué  Adèle Ba conseillère municipale .
A cette occasion François de Las Cases a fait part de sa satisfaction d’être parvenu à cette étape importante d’un chantier dont il a souligné le caractère exceptionnel  de part sa durée, plus de 6 ans, et ses contraintes liées à un site habité, et  aux inondations fréquentes dues aux résurgences de la Seine et aux pluies .  Il a réitéré  toutes les excuses de Sefri-Cime aux locataires des Toits de Boulogne pour les nuisances subies pendant un chantier aussi long  (et qui n’est pas terminé …NDLR).
Et c’est dans une ambiance conviviale, organisée sous le chapiteau édifié pour l’occasion au cœur de la dernière tranche des travaux de construction du nouvel ensemble de logements Boulogne Evidence  (livraison prévue le 1er trimestre 2013), que se sont retrouvées une centaine de personnes dont la plupart étaient impatients – et curieux ! – de découvrir en quoi consiste ce « gigot bitume » au nom peu évocateur de gourmandise car il s’agit de manger un gigot cuit… dans un  bain bouillonnant de bitume !
Fier de cette tradition, François de las Cases a rassuré les convives en décrivant la façon dont est réalisé ce met particulier. D’abord assaisonnés à la provençale, les gigots sont ensuite emmaillotés dans dix couches de papier aluminium puis dix autres de papier kraft avant d’être plongés dans le bitume pendant environ 2 h 30. Porté à 230°C, le bitume se liquéfie et permet la cuisson du gigot à l’étouffée. A leur sortie, les papillotes sont refroidies dans de l’eau. Il ne reste plus qu’à casser la croûte… formée par le bitume. A l’aide de gants, les différentes couches sont épluchées pour atteindre le gigot, qui dégage une odeur fort appétissante contrastant avec les effluves âcres du bitume.
Cette tradition remonterait au… Déluge ! En effet, Noé aurait eu l’idée de se servir du reliquat du bitume, dont il se servait pour enduire son arche, pour cuire les aliments et ainsi nourrir son hétéroclite colonie durant le périple. Une version plus récente  donne la paternité de cette technique de cuisson aux étancheurs français qui eurent l’idée, au début du XXème siècle, de fêter la fin des travaux d’étanchéité des toitures en utilisant leur fondoir à bitume pour y cuire un gigot d’agneau.
Quant à la dégustation ? Tous peuvent témoigner que point d’arrière goût de bitume n’est venu s’ajouter à l’onctuosité du met !
Maintenant gageons qu’avec le temps et l’agrément des nouvelles installations dont les espaces verts, les résidents du site des Toits de Boulogne oublieront toutes les nuisances subies et apprécieront leur nouveau décor…
Merci à Patricia Normand et à Marie-Laure Canevet pour le reportage et les photos
*ALTB Association des Locataires des Toits de Boulogne