La saga des trésors du Centre National du Jeu continue, avec la découverte aujourd’hui de Verdict. Toujours  en provenance de la magnifique collection de 4500 jeux de l’Américain Bruce Whitehill, acquise en 2007 grâce au mécénat des différents partenaires.*

Verdict Photo JSP

Publié en 1959, Verdict est le quatrième titre du mythique éditeur américain Avalon Hill, publié un an après la création de la compagnie. Révélateur de la ligne éditoriale désirée par Charles Roberts et Tom Shaw – des jeux « réalistes » et « authentiques »-, les joueurs sont conviés à prendre part à un procès. Dans une ambiance chère à Sidney Lumet et ses douze hommes en colères…

Procureur ou avocat ? Tel est le premier choix auquel vous serez confronté une fois les règles de Verdict ingérées. Tenterez-vous d’appeler les témoins à la barre pour prouver la culpabilité de l’accusé ou alors parviendrez-vous à récuser les témoignages de chacun d’entre eux dans une brillante plaidoirie ? Pour rendre compte de cette atmosphère, les mécanismes de Verdict sont assez novateurs pour l’époque. Il ne s’agit aucunement de trouver le coupable ou de prouver son innocence, mais d’utiliser le système juridique dans ce qu’il a de plus technique pour convaincre les jurés !

Verdict les règles du jeu photo CNJ

So… realistic


Créé par deux avocats du Maryland – Ray Theime et Tom Nissel -, développé par Charles Roberts, Verdict affiche clairement son désir de retranscrire au plus juste une situation du réel, jusqu’à préciser dans les règles que certaines déclarations de témoins ne sont pas valables dans tous les Etats d’Amérique, mais n’affectent en rien le réalisme du jeu. Clairement destiné à un public adulte, ce « legal Game » aura droit à une suite –sobrement appelée Verdict II – entièrement revue par Tom Shaw. Loin des petits cubes de ressources en vogue actuellement, Verdict plonge les joueurs dans des mécanismes de pensée propres aux salles d’audience américaine. Phoenix Wright, succès vidéoludique, se targue toujours d’être l’une des premières simulations d’avocats : c’était sans compter sur une version plateau de plus de quarante ans son aînée !

Verdict le plateau photo CNJ

*L’achat de cette collection américaine a été intégralement financé grâce au mécénat de ces différents partenaires :
Conseil général des Hauts-de-Seine    La Française des Jeux    Asmodée    Days of Wonder    Gigamic    Interlude    Jeux sur un Plateau    Ravensburger    Sentosphère    TF1-Games
Dujardin Tric-Trac    Ubik    Ystari

Merci à Manuel Rozoy du Centre National de Jeu et à la revue Jeux sur un Plateau