Vendredi 20 mai Patrick Devedjian, député et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, est venu poser la première pierre de la résidence Jules Guesde à Boulogne-Billancourt, en présence de Pierre-Christophe Baguet, député-maire de Boulogne-Billancourt et président de la Communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest, de Judith Shan représentant Jean-Paul Huchon président du Conseil régional d’Île-de-France et de Jean-Pierre Duport, ancien préfet et président de Domaxis.

Judith Shan, Patrick Devedjian en action, Philippe de Nijs et Jean-Pierre Duport

Situé place Jules-Guesde dans le nouveau quartier de la ZAC Rives de Seine, sur les anciens terrains Renault, le site prévoit la construction de 18 logements neufs pour un public diversifié puisqu’il comprend 7 logements PLS (Prêt Locatif Social), 9 logements PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) et 2 logements PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration). Les loyers devraient donc s’échelonner environ entre 5€49 et 9€26 le m² hors charges.

La résidence Jules-Guesde photo Domaxis

L’ensemble sera complété d’une surface commerciale en rez-de-chaussée, et répondra aux normes environnementales en vigueur : label THPE 2005 (Très haute performance énergétique) et certification Habitat et Environnement.

«  Je me félicite que soit respecté un équilibre de vie entre les bureaux, les habitations dont font partie ces logements sociaux intégrant un commerce, ce qui va rendre très vivante cette place qui le fut autrefois et qui l’est un peu moins actuellement, dit Pierre-Christophe Baguet député-maire. Nous allons rendre à la place Jules-Guesde son caractère d’agora, de lieu d’échange et de rencontre. Elle sera réaménagée et retraitée dans sa globalité pour devenir le lien entre les nouveaux quartiers et la ville. Vous pouvez voir ici les portes des Usines Renault, et en perspective les immeubles Pouillon, nous avons tous les styles d’architectures et toutes les époques qui se marient, et cela fait partie des richesses de Boulogne-Billancourt »
A terme, l’ensemble de la ZAC Rives de Seine prévoit 5 300 logements (dont 1/3 de logements aidés) pour une surface totale de 382 300 m² ainsi que 281 100 m² de bureaux. Le quartier devrait également accueillir de nombreux commerces, équipements publics ainsi que des espaces verts et de loisirs. La livraison de la résidence Jules-Guesde est prévue en avril 2012.

A son tour, Judith Shan joue de la truelle devant Patrick Devedjian, Pierre-Christophe Baguet, Philippe de Nijs et Jean-Pierre Duport

Le Conseil général finance ce projet à hauteur de 226 741 € pour un budget total estimé à 3,6 M€. Les autres financeurs sont l’Etat (327 669 €) « qui a délégué la gestion de l’aide à la pierre au Conseil général », comme le rappelle Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Monsieur Devedjian salue cette opération urbaine menée avec le souci de la mixité sociale et souligne « l’aide du département apportée aux communes, afin de respecter les 20 % de logements sociaux exigés par la loi SRU, et de prendre en compte le besoin de logements intermédiaires pour toute une classe de population, qui ne peut prétendre aux logements sociaux et ne peut envisager des loyers de l’ordre de 30€/par mois comme on peut le voir à Boulogne »
Les autres financements proviennent de la Région Ile-de-France (128 489 €) et de la Ville de Boulogne-Billancourt (90 000 €). Le bailleur Domaxis a participé à hauteur de 762 720 € et a souscrit des emprunts pour une valeur de 2,07 M€. « Domaxis, rappelle P-C Baguet est un partenaire assidu de la ville puisqu’il compte 174 logements sur Boulogne-Billancourt et 550 logements sur l’ensemble de GPSO. Nous attendons pour bientôt l’inauguration de 48 logements sociaux avenue de Lattre de Tassigny construits par Domaxis dans le cadre du contrat de pôle Saint-Cloud/Boulogne-Billancourt. »

La première pierre

« Les demandes d’allocation de logement social sont, depuis la création du numéro unique en mars dernier, traitées au niveau départemental et les quotas d’attribution sont répartis entre 50 % pour les financeurs (offices et sociétés), 30 % pour la commune et 20 % pour le département. Néanmoins cette classification est assez rigide. Une commission de la Fédération des Entreprises Sociales pour l’Habitat travaille actuellement sur la possibilité de décloisonner ces quotas, au bénéfice des demandeurs, explique Dorothée Pineau directrice générale de la FESH . »

Actuellement à peu près 4000 demandes de logements sociaux sont en attente à Boulogne-Billancourt. En 2007 l’entrée en vigueur de la loi DALO (Droit au logement opposable) a modifié le mode de traitement des dossiers de requête.