Mercredi 25 octobre, 100 ans jour pour jour après la prise de Petrograd par les bolcheviks, l’OJIF célébrait l’événement au CRR de Paris.
Les jeunes musiciens avaient retenu deux œuvres de Chostakovitch, le poème symphonique Octobre (1967) et la symphonie n°12, L’année 1917 (1961). Cette dernière allait permettre de sonoriser le film Octobre d’Eisenstein, réalisé 40 ans plus tôt.

25 octobre 2017 : l’OJIF à sa manière le centenaire de la révolution russe – CR OJIF

C’est pour une salle comble que les jeunes musiciens ont interprété ces œuvres qui ont transcendé leur vocation de propagande. Compositions de commande, elles allient l’âme russe des thèmes traditionnels à la foi soviétique galvanisante.
Emmené par le chef David Molard et des aînés aguerris installés à chacun des pupitres, l’orchestre en a livré une version bouillonnante, montant en puissance jusqu’à un finale d’anthologie, annonciateur de « L’aube de l’humanité. »

Vasili Nikandrov est Lénine dans le film Octobre d’Eisenstein (1928)

De cette musique de combat qui retrace les journées d’octobre, les musiciens ont retenu toute la tension et l’énergie collective, les coups d’archets vifs et courts, la cohabitation des instruments en un grand tout. Une symphonie, littéralement, mais une symphonie révolutionnaire célébrant la puissance du peuple.

Le concert était émaillé d’extraits choisis de Lénine bien sûr, mais aussi de Blok et Maïakovski, récités en russe d’une voix chaude par Adrien Djerbetian. Des harangues et chants de louange aussi lyriques que brutaux propres à nous replonger, le temps d’une soirée, dans le chaos de cet automne glacial qui bouleversa le monde.

Retrouvez l’OJIF le 15 février à la Seine musicale ! Accueilli par Insula orchestra, la formation y donnera en création deux sérénades du compositeur libanais Bechara El-Khoury.

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