Jeudi soir, lors du conseil municipal, une quinzaine de personnes ont brandi, tout au long de l’exposé et du débat de la délibération n°7, des panneaux affichant leur opposition à la destruction de l’école Billancourt. Le matin même, 17 enseignants du groupe scolaire Billancourt avaient adressé au maire et à chaque groupe du conseil municipal une lettre ouverte pour exprimer leur désaccord avec ce projet de destruction.
On reviendra sur le sujet, dont les principaux éléments sont les suivants :

  • L’école, bâtie en 1916, a connu des aménagements successifs mais partiels. Aujourd’hui, une réhabilitation s’impose.
  • La municipalité a fait le choix, entériné hier au conseil, non pas de réhabiliter le site, mais de détruire l’école afin d’en construire une nouvelle, qui devrait accueillir davantage de classes.
  • Cette décision est d’autant plus mal accueillie par la communauté scolaire qu’il a été confirmé qu’une partie du terrain (20 %) serait vendue à un promoteur immobilier. La future école aurait donc une moindre surface au sol, mais compterait un étage de plus. Problème essentiel, d’après les parents et enseignants : la vente du cinquième de la surface au sol conduit à amputer la cour de récréation, alors même que l’école accueillera davantage d’enfants.
  • Autres points de litige : l’incompréhension quant à la destruction d’un édifice témoin de l’histoire locale et nationale, et le fait que la concertation avec les représentants au conseil d’école ait porté sur la réhabilitation, et non sur la destruction du site.