Tout au long de la campagne, l’e-bb a interrogé les acteurs quotidiens de la ville. Aujourd’hui, le point de vue des fédérations de parents d’élèves UNAAPE et FCPE.

Les écoles publiques de Boulogne-Billancourt comptent 5 fédérations de parents d’élèves : la PEEP, la FCPE, l’UNAAPE, EM-P et les Indépendants. La FCPE et l’UNAAPE ont bien voulu répondre à notre questionnaire spécial municipales, adressé à la mi-février. Merci à Pedro Ferreira et Anne Molard, présidents respectifs.

Effectifs dans les classes, options, état des établissements, rythmes scolaires… des convergences se dessinent, notamment dans l’attente de nouveaux établissements, les interrogations concernant la réforme des rythmes scolaires, et la possibilité de poursuivre une option du primaire au lycée.

Confort des enfants et offre scolaire

e-bb : Confort des enfants : êtes-vous satisfait de l’organisation des locaux, du niveau sonore, de l’espace alloué à chacun…. dans les établissements boulonnais ?

La flashmob' des parents d'élèves de Robert Doisneau en juin 2011

La flashmob’ des parents d’élèves de Robert Doisneau en juin 2011

UNAAPE : Il nous semble impossible d’avoir une réponse tranchée à cette question. On ne peut comparer les locaux et l’espace alloué à chaque élève dans un établissement neuf et vaste, comme l’Élémentaire Maître-Jacques ou le Collège Jacqueline Auriol et la situation beaucoup plus difficile dans une école vétuste comme l’Élémentaire Billancourt ou avec des espaces communs rares comme c’est le cas pour certaines vieilles écoles. Le parc scolaire est ce qu’il est et dans de nombreux établissements on ne peut pas le modifier. Néanmoins toutes les possibilités d’amélioration des aménagements sont à envisager pour augmenter le confort des enfants et des équipes éducatives.
Un des moments clés de la journée de l’enfant est le temps de cantine. C’est dans de nombreux établissements un moment compliqué du fait de la saturation des locaux. Ceci entraîne des repas pris très (trop) rapidement et dans l’agitation, avec une pollution sonore importante. Le projet de passage à deux heures de la pause méridienne dans toutes les écoles Maternelles et Élémentaires va dans le sens d’une plus grande fluidité des repas et d’une décongestion des réfectoires. Cela doit permettre aux enfants de manger plus posément et dans une ambiance moins bruyante. Cela nous semble une avancée très positive.
FCPE : La sous-estimation démographique du nouveau quartier a conduit à un sous-dimensionnement des équipements scolaires. Il en résulte un surpeuplement dans l’école Doisneau qui précarise les conditions d’accueil des élèves. La sectorisation très parcellaire décidée dans ce nouveau quartier n’a pas permis une répartition plus équilibrée des élèves dans les écoles environnantes moins chargées. Concernant les centres de loisirs, la plupart des écoles n’étant pas dotées de locaux spécifiques, les conditions d’accueil ne sont pas optimales et ne permettent pas toutes les activités souhaitées. La capacité d’accueil des centres de loisirs restent limitées et ne satisfait pas toutes les demandes. Autres problématique, les écoles privées boulonnaises n’organisent pas ,dans leurs propres locaux, l’accueil en centres de loisirs alors que leurs élèves ont accès aux centres de loisirs des écoles publiques. La municipalité devrait travailler à une meilleure répartition de l’offre d’accueil en centres de loisirs sur la ville.

e-bb : Les options vous semblent-elles bien réparties entre les différents établissements ?

"Point du jour school", par Flavie Solignac

« Point du jour school », par Flavie Solignac

UNAAPE : Au primaire on ne peut pas forcément parler d’options. Il s’agit plutôt d’orientations vers des cursus spécifiques : musique ou danse, d’une formation bilangue sectorisée sur une école spécifique et d’une classe internationale qui n’est pas accessible uniquement aux élèves Boulonnais. Dans le secondaire, ces cursus se poursuivent à J. Renoir pour la danse et à Landowski pour la musique. On peut davantage parler d’options pour les langues (bilangue ou classes européennes) ou certains sports. Il y a dans chaque collège des options bilangues ou de classes européennes.
FCPE : Les options proposées en primaire et au collège sont bien reparties. En Lycée notre ville propose aussi des options attractives. Nous regrettons un manque de continuité des classes à horaire aménagés pour les lycées.

e-bb : L’éventail vous semble-t-il satisfaisant ?
UNAAPE : Il est particulièrement dommage que les cursus spécifiques qui permettent à de nombreux élèves de suivre en horaires aménagés leur apprentissage de la musique, de la danse ou la pratique de sports ne se poursuivent pas au lycée. Les élèves sont alors obligés de quitter Boulogne en direction de Paris notamment, délaissant par là même les infrastructures artistiques et sportives de qualité que propose la Ville. La poursuite au lycée de ces cursus très appréciés permettrait de satisfaire de nombreuses familles boulonnaises. Quant à l’expérience d’enseignement bilangue entamé à Robert Doisneau, il serait formidable qu’il puisse servir d’amorce à un projet d’apprentissage des langues encore plus global et toujours plus ambitieux dans le primaire comme dans le secondaire.
FCPE : Les options permettent aux élèves d’élargir leurs centres d’intérêts et de pratiquer des activités culturelles ou sportives variées. Pour autant, le développement de ces activités optionnelles génère de réelles contraintes dans l’organisation des plannings scolaires des établissements mais aussi des enfants.

Cantine

e-bb : La qualité des repas dans les cantines scolaires vous semble-t-elle satisfaisante ?
UNAAPE : La restauration scolaire à Boulogne-Billancourt est globalement satisfaisante. On ne peut qu’apprécier la variété des menus proposés. Néanmoins certaines questions de fond restent à débattre : Un menu de 4 ou 5 plats ? Le grammage des portions doit il être revu à la baisse pour suivre les préconisations des nutritionnistes (risques d’obésité) et réduire le gâchis alimentaire ? Quelles options sont à privilégier pour l’approvisionnement : AOC, bio,… pour améliorer encore la qualité des repas proposés.
FCPE : En général les repas proposés par les cantines centrales de la Mairie et du département sont satisfaisants. Nous avons quelques soucis avec des sociétés prestataires de services dans des établissements qui ne bénéficient pas des services de restauration centrale.

e-bb : Le temps alloué à la prise des repas vous semble-t-il suffisant ?

Infographie des nouveaux rythmes scolaires - CR Ministère de l’Éducation nationale

Infographie des nouveaux rythmes scolaires – CR Ministère de l’Éducation nationale

UNAAPE : Aujourd’hui les réfectoire de nombres d’établissement sont surchargés et donc bruyants. Les enfants sont pressés de manger et n’ont pas le temps de se poser dans le calme. La perspective d’un passage à une pause méridienne de 2h semble pouvoir permettre à chaque enfant de manger sereinement et à son rythme. Déjà en 2010 la Conférence Locale de la Famille préconisait ce passage à 2h au moins pour les élémentaires, sinon pour tous les enfants.
FCPE : Le surpeuplement dans certaines écoles et l’augmentation croissante du nombre de demi pensionnaires occasionnent de l’attente pour les élèves mais aussi un manque de confort certain lié aux nuisances sonores etc. L’allongement de la pause méridienne permettrait d’organiser deux services et des conditions de restauration plus confortables pour les enfants.

e-bb : La tarification en vigueur vous semble-t-elle satisfaisante ?
UNAAPE :
La CLF avait eu connaissance de chiffres qui indiquait qu’en 2009 près d’un tiers des familles boulonnaises appartenaient à la tranche tarifaire la plus haute. Une remise à plat de la tranche la plus haute pourrait être envisagée pour avoir des sous-groupes moins nombreux et une facturation plus équilibrée par rapport aux revenus.
FCPE : La municipalité devrait accorder la gratuité de la cantine pour les familles en grande difficulté. Dans les collèges, la tarification devrait être basée sur un quotient familial comme pour les écoles maternelles et élémentaires.

e-bb : L’interaction entre l’école et la Ville vous semble-t-elle bonne ? Avez-vous des attentes à cet égard ?
UNAAPE :
Les élèves de la ville bénéficient de nombreuses opportunités tant artistiques que culturelles ou sportives. Cela leur permet de voir des spectacles, de découvrir des activités et de pratiquer des sports variés. Les classes de découverte sont aussi une formidable opportunité proposée aux enseignants et à leurs élèves. C’est un formidable moteur pour une classe. En revanche il y a assez peu d’échanges entre les écoles de la ville. Des centres de loisirs partagent certaines activités sportives (tournois de foot par exemple) et le Challenge Michel Butet de handball fait s’affronter tous les CM2 de la ville, mais on pourrait imaginer plein de projets qui permettent de créer des liens entre maternelles et élémentaires, ou entre élémentaires voisines ou de différents quartiers.
FCPE : Notre ville propose une offre d’activités très conséquente. Des efforts de communication de certaines activités de la ville (manifestations sportives et culturelles) en direction des écoles seraient souhaitables.

Effectifs et carte scolaire

e-bb : Quel commentaire pouvez-vous faire sur les effectifs par classe à Boulogne ?
UNAAPE : Il y a parfois une grande disparité des effectifs d’une classe à l’autre dans un même établissement. Cela tient à la variété des effectifs selon les classes d’âge. La politique de l’Éducation Nationale est de prendre en compte une moyenne par établissement. A chaque directeur de composer ses classes ensuite… On peut disserter éternellement pour savoir s’il vaut mieux des classes homogènes mais chargées ou des doubles niveaux multiples à effectifs restreints. Aucune situation n’est en fait réellement à préconiser. Les parents d’élèves n’ont pas à rentrer dans ces considérations qui dépendent des équipes éducatives. En revanche, les directeurs savent qu’ils ont notre soutien pour défendre leurs demandes d’ouvertures de classes qui on le sait ne se font qu’au compte-goutte.
FCPE : Si les établissements scolaires classés en ZEP disposent d’effectifs par classe raisonnables, il n’en est pas de même pour les autres établissements ou on atteint facilement la trentaine d’élèves par classe. Le lycée Jacques Prévert compte en moyenne 36 élèves par classe. Cela n’a malheureusement rien d’exceptionnel. Ces niveaux élevés d’effectifs rendent les conditions d’apprentissage difficiles pour les enseignants comme pour les élèves et porte atteinte aux objectifs de réussite scolaire.

e-bb : La carte scolaire est revue chaque année. À votre avis, quelles évolutions sont à prévoir dans les années qui viennent ?

La cour du collège Jacqueline Auriol

La cour du collège Jacqueline Auriol

UNAAPE : Dans le passé, une révision tous les 4 ou 5 ans de la carte scolaire était suffisante. Mais depuis quelques années la forte activité de construction dans Boulogne-Billancourt et l’arrivée de nombreuses familles avec enfants, conduit à repenser la carte scolaire annuellement. Néanmoins, il faut garder en tête une cohérence et une continuité dans les sectorisations. En effet, les modifications ne sont pas neutres pour des familles qui ont plusieurs enfants et pour stabiliser une nouvelle zone il faut attendre entre 3 et 5 ans. Une valse des sectorisations peut rendre la situation explosive à long terme. Aujourd’hui le quartier de Boulogne où la sectorisation est la plus sensible est forcément le nouveau quartier du trapèze où l’ajustement est difficile à faire du fait du manque de visibilité quant à l’arrivée d’enfants dans les immeubles en cours de livraison.

carte scolaire primaire 2012

carte scolaire primaire 2012

FCPE : La carte scolaire à Boulogne fait apparaître un déséquilibre important entre les écoles surchargées du sud de Boulogne et les écoles au nord de la ville qui se dépeuplent. Cela pose la question du redécoupage global de la carte scolaire mais pas seulement. La municipalité devrait réfléchir à sa politique d’accueil des nouveaux habitants dans notre ville notamment dans le nord de Boulogne où la coût des loyers rend difficile l’installation, voire le maintien, des familles modestes ou de catégorie moyenne. Cela participe à la désaffection des écoles du nord de Boulogne.
Il serait également nécessaire de revoir la sectorisation des collèges Jean Renoir et Jaqueline Auriol afin de mieux répartir l’affectation des enfants issus des cités pierre Grenier et du Pont de Sèvres qui sont, aujourd’hui, tous sectorisés sur Jean Renoir.
La sectorisation actuelle des écoles du nouveau quartier est un frein réel à la mixité sociale. La construction d’un nouveau collège, toujours sur ce nouveau quartier, a été annoncée par le maire. La municipalité ne doit pas reproduire les mêmes erreurs et doit veiller à une sectorisation équilibrée qui prenne en compte toutes les composantes du quartier. Dans le cas contraire, nous risquons d’avoir dans un périmètre restreint le collège des cités et le collège du haut standing.

e-bb : Les itinéraires et modes de transport pour rallier les établissements vous semblent-ils satisfaisants ?
UNAAPE : La pertinence de la sectorisation devrait permettre à la plupart des enfants de rejoindre leur établissement scolaire à pieds. La question se pose davantage pour les élèves du collège et du lycée. Avec 5 stations de métro et plusieurs lignes de bus on peut considérer qu’il est facile de circuler dans la ville. Néanmoins, on peut regretter que le SUBB qui dessert les différents établissements de la ville ne circule que dans un seul sens, ce qui rend les trajets beaucoup plus longs soit à l’aller soit au retour puisqu’il faut faire le tour de la ville à chaque fois… Une circulation en double sens serait un vrai plus pour les élèves comme pour l’ensemble des Boulonnais.
FCPE : Tout élève doit avoir la possibilité de se rendre à l’école et au collège à pieds ce qui est le cas pour la plupart des établissements de la ville. Une réflexion sur des adaptations des 2 lignes SUBB pour pouvoir rendre un meilleur service aux élèves doit être menée.

Rythmes scolaires

e-bb : La réforme des rythmes scolaires sera appliquée à Boulogne à la rentrée prochaine : avez-vous pris part à son élaboration ?
UNAAPE : L’UNAAPE a été très fortement impliquée dans l’élaboration des propositions de nouveaux rythmes de l’enfant. En tant que Présidente de l’UNAAPE Boulogne j’ai été rapporteur de la Commission sur la journée de l’enfant mise en place par la Mairie et est membre du comité de pilotage de la mise en œuvre de la réforme pour Boulogne-Billancourt.

Pedro Alexandre-Ferreira, président de la FCPE

Pedro Alexandre-Ferreira, président de la FCPE

FCPE : Nous déplorons le manque de concertation réel sur cette question. En dépit des divers ateliers et échanges auxquels nous avons participé, la municipalité n’a pas écouté les fédérations des parents d’élèves et a soumis au vote des propositions qui ne reflètent pas les débats. On peut se poser d’ailleurs la question de la recevabilité de la consultation dans les écoles puisque certains conseils d’école ont eu à se prononcer sur projets et d’autres sur projets. A ce jour , nous n’avons aucun retour sur cette consultation et encore moins d’information sur l’organisation des activités péri scolaires, ni leur contenu et encore moins leur prix. Cette situation nous préoccupe.

e-bb : Le projet arrêté par la Ville vous satisfait-il ?
UNAAPE : Fin janvier, le Maire a pris la décision de demander à l’Inspecteur d’Académie de ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires à Boulogne-Billancourt à la rentrée prochaine. Cette décision nous semble très préoccupante car rien n’indique aujourd’hui que la réforme ne devra pas s’appliquer en septembre 2014. Bien sûr la mise en œuvre de cette réforme n’est pas simple et nécessite de faire des choix éclairés, ne serait-ce que du fait des multiples activités extrascolaires proposées et de la saturation des équipements. C’est pour cela que plutôt que de tout arrêter, il nous semblait plus pertinent et plus constructif de se préparer activement et passer à la mise en place concrète au plus vite.
FCPE : Le Maire nous a transmis sa lettre au DASEN par laquelle il demande la suspension de la réforme et communique ne pas avoir réussi à établir un consensus. Cette prise de position laisse les familles dans l’incertitude par rapport à la rentrée de Septembre prochain. Nous demandons qu’une décision sur l’organisation du temps scolaire soit prise de toute urgence et que cette organisation soit en accord avec le but de la réforme qui est d’adapter les temps d’enseignements aux rythmes des enfants.

Nouveaux établissements

e-bb : L’ouverture de nouveaux établissements est-elle en adéquation avec la demande boulonnaise ?

Rue Maître Jacques : école - pierre bolze et eric puzenat

Rue Maître Jacques : école – pierre bolze et eric puzenat

UNAAPE : La population boulonnaise est en croissance rapide et de nombreux enfants vont être scolarisés dans les années qui viennent dans les établissements actuels. L’offre est aujourd’hui globalement suffisante, malgré des disparités entre les quartiers. Cette année a ouvert la deuxième école du quartier Rives de Seine. Une troisième est à venir rapidement, ce qui devrait suffire pour le quartier. Mais c’est tout de même 54 nouvelles classes de la petite section de maternelle au CM2 qui ont dû ouvrir sur ce quartier pour absorber la demande… C’est pourquoi il faut dès maintenant préparer l’avenir et de nouveaux projets doivent rapidement voir le jour. Un cinquième collège et un second lycée d’enseignement général seront très rapidement indispensables pour accueillir les enfants de notre ville et éviter une évasion de ces enfants vers les communes limitrophes, Paris notamment.
FCPE : Nous sommes inquiets pour les établissements d’enseignement public sur le trapèze. Les projections démographiques ont été démenties par la réalité dans le passé. Il faudrait lancer au plus vite la construction des nouveaux établissements dans le sud de Boulogne. Idem pour le lycée supplémentaire d’enseignement général que nous attendons depuis si longtemps.

e-bb : Le maire a poursuivi un long débat avec le Conseil Régional sur le profil du nouveau lycée. Le projet actuel correspond-il à vos attentes ?

Carte scolaire maternelle 2012

Carte scolaire maternelle 2012

UNAAPE : Il est difficile aujourd’hui d’avoir des certitudes sur quoi que ce soit à propos de ce nouveau lycée… La valse hésitation, les on-dit et les rumeurs, les ébauches non abouties et les malentendus ont malheureusement été le lot commun de ces 3 dernières années… Et le temps passe, laissant entrevoir une ouverture de plus en plus lointaine… Il semble aujourd’hui nécessaire d’être réalistes et de ne pas prendre le problème à l’envers. Aujourd’hui Boulogne-Billancourt a besoin d’un second lycée d’enseignement général pouvant accueillir les enfants de la ville. La question d’un éventuel cursus post-bac ne doit ni faire perdre de vue ce point fondamental ni biaiser le dossier. Aujourd’hui il faut (enfin) avancer et même avancer vite car les délais sont longs entre l’accord et l’ouverture aux élèves de l’établissement.
FCPE : La bataille que le maire a livrée au conseil régional sur ce sujet n’a servi à rien si ce n’est à perdre du temps et à nous retrouver dans une situation très compliquée. La question du post bac était superflue au regard des besoins des Boulonnais en un lycée supplémentaire d’enseignement général. Le lycée Jacques Prévert, en dépit de sa réhabilitation, est aujourd’hui saturé. Nous savons que le lycée ne sera pas en capacité d’accueillir les élèves du baby boom. Où vont-ils aller ? Le manque d’anticipation sur ce sujet est déplorable et surtout préjudiciable aux jeunes. Enfin, nous espérons que ce futur lycée accueillera les filières CHAD et CHAM qui sont aujourd’hui obligées de quitter la ville pour poursuivre leurs études.

e-bb : Le Conseil Général ne considère pas comme une priorité d’ouvrir un 5ème collège à Boulogne, les autres établissements ayant encore une large capacité d’accueil. Quel est votre point de vue sur cette position ?
UNAAPE : Aujourd’hui il est vrai que les capacités d’accueil des quatre collèges publics existants ne sont pas atteintes, mais là encore il faut du temps entre l’ébauche du projet et l’ouverture. La population scolaire croissante en primaire laisse présager une arrivée massive d’élèves dans les années à venir. C’est le moment d’en prendre conscience et de se préparer à les accueillir. Le cinquième collège sur le quartier Rives de Seine sera réellement nécessaire dans les années à venir.
FCPE : La construction d’un collège supplémentaire dans le sud de la ville est une nécessité compte tenu de l’arrivée des 13 000 nouveaux résidents. Cela aurait dû d’ailleurs être un peu mieux anticipé.

NDLR : depuis, le 20 mars, Patrick Devedjian a annoncé officiellement que le Conseil Général engageait le budget pour le cinquième collège

e-bb : Si vous étiez consulté, quel nom donneriez-vous à la future école de la biodiversité ?
UNAAPE : Peut-être pourrait-on lui donner le nom d’un écologue mondialement reconnu, spécialiste de la biodiversité, décédé en décembre dernier : Robert Barbault.
FCPE : Georges Charpak

e-bb : Réussite éducative : les dispositifs mis en place par la Ville vous semblent-ils convenir ?

Anne Molard, présidente de l'UNAAPE

Anne Molard, présidente de l’UNAAPE

UNAAPE : La réussite éducative est un projet vaste et ambitieux. Il s’agit de donner leur chance à tous les enfants et de leur donner les moyens de devenir des adultes libres et autonomes. Certains établissements bénéficient d’un statut spécifique qui leur permet de soutenir et d’accompagner leurs élèves, mais dans toutes les écoles de la Ville certains enfants ont besoin d’une aide supplémentaire. Les projets menés autour de l’apprentissage de l’anglais, notamment grâce à la présence d’un locuteur natif dans chaque école, semblent favorables pour un apprentissage précoce de l’anglais. Les stages de soutien scolaire proposés aux enfants de CM1 et CM2 en difficulté durant les vacances de printemps et d’été permettent également de leur donner un coup de pouce positif.
FCPE : Nous regrettons que les actions proposées dans le cadre du plan Borloo se réduisent d’année en année faute de financement. Le dispositif mis en place par la Mairie pour les collégiens en décrochage est très intéressant mais s’adresse à un nombre restreint de jeunes. Il faudrait mettre en place un dispositif similaire à celui de la ville d’Issy-les-Moulineaux, qui permet d’accueillir tous les élèves faisant objet de mesure d’exclusion temporaire de leur établissement.

e-bb : Souhaiteriez-vous être sollicités sur certains sujets parascolaires ?
UNAAPE : A la rentrée prochaine, si la réforme des rythmes scolaires se met comme prévu pour le moment en place, nous espérons être partie prenante dans la mise en place et le suivi concret de la nouvelle organisation.
FCPE : Circulation et aménagement de l’espace public, activités extra-scolaires. Campagnes de prévention santé à destination des jeunes.