Mushi, vous connaissez ? Pas encore ? Ça ne saurait tarder…

02-MUSHI-Flyer-105x105-Light-bleuCe groupe de musique boulonnais a sorti récemment son premier EP composé de 6 morceaux d’une grande qualité. A tous les fans de la tendance rétro, des belles mélodies, et aux nostalgiques des années ’80 comme aux adeptes des ambiances électro, venez découvrir les morceaux de Mushi.

Je vous propose donc de faire connaissance avec le groupe à travers l’interview que je leur ai proposée…

Mushi : un groupe de musique boulonnais

Mushi, c’est un groupe qui a déjà dix ans, et plusieurs vies. Aujourd’hui, cet EP est bien sûr un commencement, mais aussi l’aboutissement d’une longue expérience musicale.

Quels sont les membres du groupe ?

Aujourd’hui, Mushi se compose de 3,5 personnes ! Il y a d’abord Mathilde (M), qui travaille sur les mélodies et les textes. C’est la chanteuse du groupe. Puis, il y a Thomas, le guitar-hero. Romain (R) quant à lui travaille à la réalisation des morceaux (arrangement, choix des sons, etc…) et sur scène il assure le finger drumming. Enfin, l’homme de l’ombre, Selsyn, qui travaille sur les compositions (d’où le 0.5).

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

R : Au départ, Selsyn et moi travaillions sur des projets très électros. C’est alors que nous nous sommes rencontrés, avec Mathilde, et que nous avons commencé à travailler quelques compos, fait les premiers arrangements et mélodies, à Lyon. Cela a abouti à un « mini album », qui nous a mis le pied à l’étrier pour monter à Paris.

M : C’est là que j’ai été sollicitée pour un casting. J’ai tenté ma chance et me suis retrouvée face à un jury si loin de moi que je ne discernais pas les visages. j’avais seulement repéré une femme aux cheveux longs.

R : Oui, en fait c’était Thomas ! C’est sur cette anecdote que nous avons sympathisé et qu’il a voulu embaucher Mathilde comme chanteuse sur un de ses projets. Finalement, c’est nous, Mushi, qui l’avons débauché !

Quelle est l’histoire du groupe ? Mushi a-t-il toujours été Mushi ?

R : Oui et non, il y a dix ans le style était différent, plus pop-rock. Et nous étions 5. On n’assumait pas notre penchant pour les années 80. le style était forcé, rempli de trop nombreuses influences. On partait dans tous les sens.

M : En tant que femme, au milieu de 4 hommes, s’imposer n’était pas si facile. Cela n’a pas aidé à propulser le groupe, mais on en retire une bonne expérience. Aujourd’hui nous sommes 3 et c’est la confiance qui nous lie. On se connait par cœur, et on essaye de recréer cette osmose en musique.

R : C’est peu à peu qu’on s’est mis dans le style des années 80. Notre défi : garder les influences musicales, et abandonner le look !

Pourquoi avoir choisi le nom « Mushi » ?

M : On ne sait pas vraiment, c’est un nom inventé… Nous l’avons créé parce que nous sommes fans d’animation japonaise, très poétique. J’avais envie d’un nom aux sonorités douces, mais acidulées. On a donc trouvé Mushi. J’aime parce que c’est un son neutre qui me rappelle le ronronnement du chat !

R : Après coup, on s’est rendu compte que « Moshi Moshi » en japonais signifiait « Alô. » Quant à Mushi, il paraît que cela veut dire insecte, et qu’un manga porte ce nom. Nous l’ignorions au moment où nous avons baptisé le groupe.

Et le chat qui vous accompagne sur facebook ? !

Chat MushiM : Le chat est là depuis nos débuts ! Il a tout vu, tout entendu… Il a d’ailleurs inspiré notre premier logo. Après coup, nous l’avons appelé Mushi. Ça lui va bien, non ? !

R : Il est devenu une mascotte un peu par hasard. Nous annoncions nos « concerts sauvages » via Facebook par effet d’annonce. Le premier indice était délivré par mes soins, le second par Mathilde, et le troisième… et pourquoi pas le chat ? !

Qu’est ce qui vous attache à Boulogne Billancourt ?

M : Au départ, c’est Thomas qui y habitait. Nous avons quitté les tumultes du XIXème arrondissement de Paris il y a 6 ans pour l’y rejoindre. Il est parti, nous sommes restés. J’aime le calme et la quiétude de la ville, mais aussi ce côté « tout le monde se connaît » C’est sûr, je ne veux plus quitter Boulogne !

R : Cette ville nous a donné une chance. C’était un QG d’amis, puis nous avons eu la chance de jouer pour la fête de la musique il y a 3 ans. Cette année, grâce à Pascal Bouaziz qui nous a beaucoup soutenus, nous avons pu jouer deux fois. C’est un réel honneur. La convivialité de Boulogne est indéniable, en témoigne l’accueil que nous a réservé Maurice Gille.

La musique années ’80 de Mushi

Qu’est ce qui définit le style de musique de Mushi ?

R : C’est bien sûr les sonorités des années 80 que nous assumons pleinement. Pour autant il ne s’agit pas de « faire des années 80, » il s’agit plutôt de s’en inspirer, en tirer le meilleur, et créer, à partir de là, quelque chose de moderne, bien des années 2014 ! Mais on n’essaye pas non plus d’être original pour être original, on essaye de rendre hommage aux artistes qu’on adore, en essayant toujours de rester dans le bon goût. On fait avant tout ce qui nous plaît. C’est pour cela que malgré les tons festifs des années 1980, Mushi reste feutré et pourrait aussi bien être écouté en club qu’en fond musical pour un dîner.

Quelles sont vos inspirations musicales ?

R : Personnellement je m’inspire beaucoup de certains artistes des années 80 comme The Rah Band, Yellow Magic Orchestra et évidemment Michael Jackson. Dans les artistes actuels j’aime beaucoup Toro y Moi et Sbtrkt. Thomas a plus une influence rock, et ses modèles seraient plutôt les Guns’N roses ou Paul Gilbert.

M : Pour ma part, j’aime beaucoup de styles. Par exemple, j’ai été très influencée par des chanteuses à voix comme Jill Scott ou Erykah Badu, aussi bien que par des univers pop comme Kylie Minogue ou encore Aluna Georges.

R : Ce qui nous intéresse avant tout dans une chanson, c’est sa mélodie. Il faut que ça nous reste en tête !

Abandonnés sur une île déserte, quel serait le seul instrument que vous garderiez pour continuer à jouer ?

Pochette EP MushiR : Je serais tenté de dire ordinateur ou synthé, mais sans électricité, ce sera difficile. Alors je dirais une percussion.

M : J’opte pour l’enregistreur à énergie solaire !

Les paroles, l’âme de Mushi ?

Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais ?

M : Même si je suis fan de certains artistes qui chantent en français comme Zazie, j’ai toujours été plus influencée par la musique anglo-saxonne. C’est surtout une habitude, une facilité à faire résonner les sons.

R : Cela ne lui vient pas aussi naturellement en français, ce n’est pas son truc. L’interprétation est différente dans les deux langues, et on ne les chante pas de la même manière.

Comment fait-on pour créer une mélodie ?

M : Ça part souvent de rien… Un air, quelques sons, des mots clés qu’on réutilise. J’enregistre alors les mélodies qui me servent de base. La création de la mélodie, c’est vraiment ma partie préférée du processus créatif. Ça peut d’ailleurs aller très vite : la chanson « Not today » a été écrite 30 minutes avant son enregistrement.

R : Il faut bien l’avouer, au départ, tout part d’un « yaourt » qui se métamorphose.

Qu’est ce qui inspire les textes que vous chantez ?

Photo MushiM : Cela dépend. La plupart sont des histoires vécues. D’autres sont inspirées du quotidien, comme Living in the zoo. Cette chanson a été très inspirée de mes expériences dans le métro ! Elle paraîtra dans le prochain EP, c’est une exclu pour l’e-bb !

R : Parfois aussi, il s’agit d’hommages. Mathilde adore les thèmes de James Bond. L’un d’eux, Licence to kill, a inspiré notre LTF (F pour feel).

Mushi, son public, ses concerts

Que pensez-vous de l’expérience de la scène ?

M : Elle est très formatrice et exceptionnelle. C’est l’accomplissement pour un artiste.

R : Nous, nous essayons de rester naturels. C’est pour cela que nous proposons des « concerts sauvages » dans Paris, annoncés sur notre compte Facebook. Le dernier était au flow sous le pont Alexandre III. Voir s’arrêter les gens était magique. Mais nous avons aussi tenté l’expérience folle de la place des Victoire : Mushi sur le rond-point, c’est à voir !

M : Mais nous avons quand même une date à vous proposer. Nous serons le 4 octobre au Buzz, à Belleville. Le show est prévu pour 21h30. Au programme : 45 minutes de titres, dont certains du nouvel EP et des reprises…

R : Nous recherchons la scène. Notre idée serait de parcourir la France, chanter à des festivals, bref, vivre notre passion et la partager !

Et votre public, quel est-il ?

M : Nous aimons la rencontre avec le public, croiser des regards, échanger des sourires. C’est très important. Pour autant, il n’y a pas de « typologie de public. » Il est évident que les natifs des années 80 seront peut-être plus sensibles, mais les jeunes générations ne sont-elles pas adeptes des tendances rétros ?

R : Mais la vraie révélation pour nous a été l’interview sur la radioweb boulonnaise Airshow animée par Arno Koby. Un moment inoubliable, où nous avons pu sentir un certain enthousiasme pour nos musiques. Nous avons été très flattés de voir les retombées sur nos comptes sociaux, comme le facebook de Mushi par exemple. Quand des gens que vous ne connaissez pas s’adressent à vous, ça fait plaisir ! Merci à eux.​
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Perrine

Responsable éditorial & social media strategist
Boulogne Billancourt, c'est ma ville de coeur et d'adoption. Amoureuse de son dynamisme, j'aime parcourir ses rues pour découvrir les nouvelles initiatives. Pour l'e-bb, j'interviewe et je teste pour vous ! Retrouvez-moi sur Google +