Il règne un froid polaire dans la rue du Château et la rue de l’Est où quatre pôles lumineux happent les passants qui s’engouffrent vers la chaleur en redressant les épaules. Les quatre galeries de Carré sur Seine fêtent Noêl avec leurs artistes.

La veste rouge d'Isabelle Lefort à la Galerie Mondapart

Les vingt artistes de la Galerie Mondapart ont été invités à s’exprimer sur le théme : « Small is beautiful” donc dans un format différent de leurs œuvres. L’une d’entre eux, Pilar du Breuil, photographe, explique sa démarche : « Au départ j’ai fait une suite d’oeuvres que j’ai intitulée « Comme des Natures Mortes. »
Pour l’exposition de « Small is Beautiful », avec les mêmes photos prises au départ j’ai réalisé une série que j’ai appelée Photos-graphisme, en leur donnant de la couleur, faisant en sorte que ces couleurs correspondent entre elles pour garder ma série entière. On sait que le photographe, par son geste, rend provisoirement définitif un moment éphémère d’histoire : la sienne, celle des autres, celle du monde qui « s’agite autour de lui »… Il fait une halte dans sa trajectoire personnelle pour tenter de provoquer un impact sur le spectateur.

Pilar du Breuil et ses Photos-graphisme

Comment raconter à travers une photographie des moments forts, cruciaux, sur les plans émotionnel, intellectuel ou artistique ? J’ai posé sur une table de mon studio, en les mettant en scène « comme des natures mortes », des objets symboliques de ces moments : les livres qui m’ont marquée, les photos de famille qui m’ont accompagnée, les outils avec lesquels j’ai travaillé… Et je les ai photographiés. Mais les photos m’ont paru bien réalistes. C’est pourquoi je les ai retravaillées une à une, afin de leur imprimer une dynamique et un rythme qui leur confèrent un sens universel et contemporain (…) »
Small is beautiful du 7 décembre au 6 janvier à la galerie Mondapart avec ouverture exceptionnelle dimanche 16 décembre de 15 à 19 heures.

Le Lapin rose et sa suite de Captain Fluo



Valérie de Lauzon-Bacques, au mur les formes pleines de B Philippe

A la VOZ’Galerie, Ivane Thieullent et Audrey Turpin invitent l’art au pied du sapin et suggèrent : « Offrir une oeuvre d’art, c’est faire le choix de l’exception, de l’originalité et de la pérennité. C’est sortir des sentiers battus de la grande consommation. » et proposent différentes formules d’acquisitions pour particuliers ou entreprises, de la liste commune au chèque cadeau. A l’honneur notamment pendant les « Christmas Happy Hours » de 15h à 19h30 les 15 et 16 décembre, les artistes de l’exposition collective « Art in progress » une sélection de photographies autour de l’urbain, du chantier et du street art. Parmi eux, Grégory Brandenbourger, jeune photographe belge amateur de paysages industriels et zones de constructions tels quels, sans effets de mises en scène mais toujours esthétiques, poétiques et interrogateurs. A l’opposé, l’imaginaire de Captain Fluo à l’humour décalé, rationnel ou extravagant.

Florence Provost-Christophe Goutal-Maria Giovanna Gilotta devant Les Faux-Culs"

Green Flowers Art Gallery expose sur le thème « Curiosités de Noël » le travail des artistes : Rémi Amoir, Rosy Lamb, Rada Tzankowa, Miquel Wert, B.Philippe et Arnault Joubin .
Et pour finir cette balade au Carré, « Le rouge est dans tous ses états » à la galerie Exit-Art contemporain . Focus sur une œuvre délicieusement provocante, d’après une gouache pleine d’esprit de Carmontelle(18ème siècle) ou figurent six gentilshommes ,redingotes rouges et bas noirs en habit de campagne de la Maison d’Orléans, revisitée avec une grande liberté d’expression par Christophe Goutal et rebaptisée : « les Faux culs »
« Oh mais ce pourrait être nos hommes politiques ! » s’exclame une invitée très chic devant le tableau iconoclaste.
Dehors, la neige commence à tomber…