Hier soir, le jury au grand complet a célébré la clôture du 3ème festival du film avec une bonne humeur communicative. Retour sur la soirée et le palmarès !

Avec les enfants de Tom le cancre, rien ne se passe comme prévu

Avec les enfants de Tom le cancre, rien ne se passe comme prévu – CR K. Nakayama

Tiré à quatre épingles ou presque, Patrick Massiah, le maître de cérémonie, a appelé au pied de la toile le jury du festival au grand complet : Hugo Gelin, Mélanie Bernier, Camelia Jordana, David Foekinos et Baptiste Lecaplain. Fatigués mais heureux (« Pour nous, le week-end s’est terminé ce matin ! »), les jeunes gens ont commencé par décerner une mention spéciale aux tout jeunes enfants de Tom le Cancre. Deux d’entre eux, présents, les ont rejoints pour lancer le début d’une folle improvisation : avec les enfants on ne sait jamais à quoi s’en tenir ; on croit qu’ils ne viendront pas et ils viennent, on croit qu’ils parleront et ils ne parlent pas… Pour dissiper la confusion, Hugo Gelin lança une nouvelle idée, en demandant à Camelia Jordana de se mettre à chanter. Chapeau à l’artiste qui s’est exécutée d’une voix pure et puissante, entrecoupée de fous rires ! Plus bateleur que jamais, le président du jury annonce alors un sketch de Baptiste Lecaplain. Mais, comme les enfants du film, ce dernier ne réagit pas comme prévu : ce sera non.

Après avoir remercié Caroline Mitchell, Virginie Dunet et le cinéma Pathé, le jury se lance alors dans le dévoilement du palmarès.

Meilleur film : Song for Marion, de Paul Andrew Williams, que nous avons aussi beaucoup aimé !

Françoise Charpiat reçoit le prix du public

Françoise Charpiat reçoit le prix du public – CR K. Nakayama

Meilleures actrices : les deux têtes d’affiche de Cheba Louisa, de Françoise Charpiat. Isabelle Carré et Rachida Brakni sont récompensées ensemble, ce qui est allé droit au coeur de la réalisatrice.
Meilleur acteur : Fabian Krüger, dans Der Sandmann, de Peter Luisi, qui propose, la tête dans le sable, une sacrée performance. Faute de représentant officiel, c’est Jonathan Cohen qui s’est improvisé récipiendaire. Il a fallu un certain temps à la salle incrédule pour comprendre la blague.
Ce fut le dernier tour d’un jury dont la fraîcheur a été appréciée, conformément aux déclarations de son président lors de l’ouverture  : sérieux sans se prendre au sérieux, pique-niquant sur les bancs de la Grand Place entre deux projections, mais d’un avis très sûr quant à la qualité des oeuvres et artistes présentés.

Adrian Wills et son producteur, "charmés" par le festival

Adrian Wills et son producteur, « charmés » par le festival – CR K. Nakayama

Isaure de Beauval a ensuite pris le relais pour décerner le prix du public, attribué lui aussi à Cheba Louisa. L’occasion d’entendre plus longtemps la réalisatrice, aux anges pour son premier festival (« je m’en souviendrai toute ma vie !« ), nous parler de son travail et de tous ceux qui ont accompagné « ce tout petit film, au tout petit budget, qui a été bien produit. » Un film qu’elle a voulu généreux, bienveillant, optimiste et fédérateur, en parfait accord avec la thématique du festival. 

Xavier Thomas, du Fonds Cinéma Vérité, est alors descendu pour remettre le prix du documentaire. C’est Toucher le ciel, d’Adrian Wills, qui a été récompensé. Le film accompagne Guy Laliberté dans son voyage vers la station spatiale. Venu spécialement du Québec avec son producteur, le réalisateur a salué le travail des autres documentaristes avant de conclure : « Nous avons été vraiment charmés par ce festival, on comprend pourquoi il souffle positif ! »

Dernière récompense, d’un genre un peu particulier : la directrice du Club Med a remis à un participant tiré au sort un bien joli lot, une semaine en club aux Bahamas !
Ravi, Monsieur Mongin, l’heureux gagnant, a expliqué qu’il était dans un état « jubilatoire, » à l’image du festival.
Avant de lancer la projection du film de clôture, Mud, Caroline Mitchell a ensuite pris la parole, pour remercier son équipe bien sûr, mais aussi les bénévoles, le jury « sérieux et dissipé, mais très présent, » la Ville, le cinéma et les nombreux sponsors souvent boulonnais qui ont soutenu le festival : le Club Med, Michel&Augustin, l’hôtel Marriott, Monoprix, l’association des commerçants des Passages, Caterpillar et les véhicules Doltime, entre autres.
Le maire a eu le mot de la fin, pour se réjouir de cette fête du cinéma en train de s’achever. Il a salué la qualité de la programmation et l’implication des équipes de tournage, dont 8 se sont déplacées pour échanger avec le public.