Depuis plusieurs semaines, le syndicat Paris Métropole, qui réunit plus de 200 collectivités locales impliquées dans la préfiguration de la Métropole du Grand Paris, a lancé une consultation des citoyens. L’une de ces réunions avait lieu à Boulogne le 7 juillet.

« Proposer une synthèse de l’expression citoyenne, » c’est l’un des objets du syndicat Paris Métropole, présidé par Patrick Devedjian, et qui réunit les communes, les communautés de communes, les départements et la région Ile de France, appelés à intégrer prochainement la Métropole du Grand Paris. Créé en 2009 à la suite de la Conférence Métropolitaine, ce syndicat vise à porter la voix des acteurs locaux auprès des instances en charge de la configuration de la Métropole parisienne.

Mon Grand Paris  : une consultation des habitants

L’opération Mon Grand Paris consiste à solliciter l’avis des habitants du territoire sur des thématiques variées, arrêtées en amont par les collectivités en vue d’une synthèse finale. A ce jour, 18 réunions ont été organisées, à Paris et dans la petite couronne, dont 4 dans les Hauts de Seine. Celle qui s’est tenue à Boulogne-Billancourt hier était la dernière pour le 92.
Comme l’explique Patrick Devedjian sur le site du syndicat, « la réforme n’est pas encore aboutie, la loi NOTRe ne sera finalement votée qu’au cours de l’été. Beaucoup de points font encore débat entre la position du gouvernement et celle des élus de nos territoires, notamment sur le périmètre, le statut des futures intercommunalités, la répartition des compétences, les ressources des territoires… » La consultation des citoyens prend sa place dans l’élaboration d’un pré-projet métropolitain.

La Métropole du Grand Paris atteindrait 7 millions d'habitants - CR geographica.net

La Métropole du Grand Paris atteindrait 7 millions d’habitants – CR geographica.net

La future Métropole devrait compter 7 millions d’habitants, correspondant à la population de Paris et de la petite couronne, ainsi que des communes limitrophes volontaires et des zones aéroportuaires de Roissy et d’Orly. Ces populations devraient se regrouper en « territoires » de 300 000 habitants (à ce jour, seule GPSO a atteint cette échelle), les communes de la grande couronne étant invitées à former, elles, des regroupements de 200 000 habitants.

Animée par Marie-Catherine Bernard, de la fondation Res Publica, missionnée pour l’occasion, la session d’hier a réuni une petite centaine de participants, parmi lesquels de nombreux élus boulonnais, des conseillers de quartier, des représentants du CESEL, des entrepreneurs manifestement invités par Jean-Claude Marquez, et même quelques habitants curieux, de Boulogne et des communes avoisinantes.
Après la projection d’une vidéo très pédagogique retraçant la construction de la métropole parisienne depuis plus d’un siècle, avec la mise en évidence des enjeux de l’actuelle réforme – y compris en termes méthodologiques (le syndicat plaide pour « une réforme pas à pas, pour ne pas fragiliser ce qui marche aujourd’hui« ), les participants se sont répartis en groupes de travail de 6 à 7 personnes.

L’apport de GPSO à la Métropole du Grand Paris

Bernard Gauducheau, maire de Vanves et vice-président de GPSO, clôt la séance

Bernard Gauducheau, maire de Vanves et vice-président de GPSO, clôt la séance

En partant de leur contrat de développement territorial, les élus de GPSO avaient arrêté quatre thématiques, déclinées en plusieurs axes de réflexion :

  • L’apport de l’expérience numérique de GPSO à la Métropole et la gestion intelligente des ressources ;
  • La contribution de GPSO au rayonnement culturel de la Métropole, y compris en termes de développement économique ;
  • La constitution d’une métropole durable et la limitation de l’étalement urbain ;
  • La Smart City et la connexion des usagers aux services.

Un seul mot d’ordre : s’impliquer vraiment en tant qu’habitant et citoyen. D’où le choix de laisser les tables s’organiser d’elles-mêmes, sans animateur ni personnalité qualifiée, avec un sujet de réflexion attribué presque au hasard.
Les participants non avertis étaient quelque peu déconcertés, mais se sont prêtés au jeu, listant priorités et rejets sous les smileys idoines, avant d’aborder le vif du sujet.

Après trois quarts d’heure de brainstorming, place au tour de salle, chaque groupe étant appelé à présenter deux idées force.

Des smileys éloquents pour bien souligner les choses

Des smileys éloquents pour bien souligner les choses

On a noté à la volée l’idée de que la Seine pouvait être l’axe structurant d’un patrimoine commun, naturel et culturel, avec la nécessité d’aménager les berges au-delà de la capitale ; que la Métropole pourrait adopter un agenda culturel commun qui favoriserait la mobilité de ses membres et la diversité de ses actions ; qu’il fallait privilégier l’incitation à prendre les transports en commun sur la coercition ; que GPSO pourrait promouvoir à une plus vaste échelle les technologies éprouvées sur son territoire, telles le Pay by phone ou l’application permettant d’optimiser sa recherche de places de stationnement ; que la Smart City devait reposer sur l’ouverture des données et permettre des « parcours numériques citoyens personnalisés » et qu’il serait bon, dans le cadre d’une démocratie participative autant que connectée, d’assurer la traçabilité des contributions citoyennes de l’origine jusqu’à la prise de décision.

Prenez part au débat

Il est possible de contribuer en ligne sur l’ensemble des thématiques, sur le site Mon Grand Paris, j’en parle.
Et en attendant la synthèse par Paris Métropole, si vous voulez connaître les idées très inspirées de notre groupe sur le thème « Smart City et démocratie de proximité, » envoyez-nous un mail !