Début septembre, l’e-bb a cru avoir une bonne idée en se demandant : quelle est l’offre politique à Boulogne Billancourt ? Vers qui pourrait se tourner un Boulonnais qui souhaiterait s’engager ?
Entre les échéances internes des grands partis (renouvellement des cadres, présidents et autres secrétaires) et les rendez-vous politiques de la rentrée avec l’opinion (vote de la règle d’or, manifestations), la période nous semblait propice pour se poser la question. Erreur…

Nous avons donc commencé par recenser les formations politiques représentées dans notre ville. A notre connaissance, elles sont au nombre de 18, 15 partis et 3 associations de politique locale : A2B2, AEI, Alliance centriste, Debout la République, EELV, Front national, Gauche Moderne, Génération 109, Lutte ouvrière, Modem, Nouveau Centre, Nouveau parti anti-capitaliste, Parti communiste, Parti pirate, Parti radical valoisien, Parti Socialiste, République solidaire, UMP, Vivre à Boulogne-Billancourt.

Près de 60 ans après l'octroi de leur droit de vote, les femmes sont encore minoritaires en politique. A BB, un tiers des formations est présidé par une femme, ce qui est sans doute supérieur à la moyenne.

Dresser cette liste nous permet déjà de faire quelques remarques intéressantes. Ainsi, un tiers de ces formations sont présidées par des femmes : le Modem par Jeanne Defranoux, le Nouveau Centre par Ségolène Missoffe, l’Alliance Centriste par Dorothée Pineau, Debout la République par Pascale Chrétien, le Parti communiste par Anne-Marie Vierge, et l’association Vivre à Boulogne-Billancourt, par Marie-Laure Godin. Ceci appelle une question subsidiaire : est-ce le Centre qui est féministe, ou bien les femmes qui sont centristes… ?
Plus amusant, près d’un tiers de ces responsables sont également des élus locaux : le maire, Pierre-Christophe Baguet, est également secrétaire de la circonscription UMP ; Marie-Laure Godin est adjointe et conseillère générale ; Ségolène Missoffe est adjointe et conseillère régionale ; Michel Amar, qui co-préside avec elle le Nouveau Centre, est également adjoint ; Dorothée Pineau est conseillère municipale ; Pascal Louap, le responsable du Parti radical, est également adjoint.

Certains Boulonnais se passionnent de politique locale et ont même fondé des associations pour ça. Bon, pas n'importe lesquels.

Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’existent à Boulogne-Billancourt des associations dont l’objet est essentiellement municipal, telle Vivre à Boulogne-Billancourt, fondée par Pierre-Christophe Baguet en 1993 et présidée par Marie-Laure Godin, ou bien A2B2, fondée en 2008 par les anciens colistiers de Jean-Pierre Fourcade et présidée par Pierre-Mathieu Duhamel depuis 2011.
Nous avons aussi noté que certains partis ne se refont pas : pour obtenir le nom des responsables du NPA et de LO, il a fallu joindre le siège, puis envoyer un mail transmis, paraît-il, en haut lieu, sans plus de réponse à ce jour… Nous dédions cet article à ce haut-lieu.

Vous voulez vous engager à BB ? Bon courage, la porte est souvent close !

Mais l’information principale que nous retirons de notre démarche est la suivante : contre toute attente benoîte, la plupart des partis ne semblent absolument pas désireux de se faire connaître et de recruter, et surtout pas en période de campagne interne ! Un responsable local a ainsi excusé son silence par la préparation d’un Congrès, mais on peut considérer que c’était déjà une réponse. Or, pour l’instant, ceux qui ont répondu ne sont pas si nombreux. On constate à ce sujet que le mutisme n’attend pas le nombre des années, 109, qui promeut de jeunes gens (de droite) en politique locale, observant le même silence que l’antique Lutte ouvrière.
Remercions donc pour leurs messages et leur disponibilité, chronologiquement, Philippe Blanc, du Parti pirate, Julien Dufour, du Front national, Frédéric Ramel, du Parti radical valoisien, Xavier Duplat, du Parti socialiste, et Jeanne Defranoux, du Modem. Tous sont disposés à répondre à nos questions, et nous publierons leurs réponses au fur et à mesure qu’elles nous parviennent. Mais pour les autres, jusqu’à présent, silence radio. Pour l’e-bb, la palme du meilleur militant revient sans conteste à Frédéric Ramel, qui s’est empressé de transmettre notre message aux cadres de son parti et qui, après plusieurs relances, a proposé de répondre à leur place. Proposition dont nous le remercions et que nous acceptons bien volontiers.

Dans cet océan de bonne volonté, notre homo politicus boulonnais parviendra-t-il à faire un choix ? aura-t-il toujours envie de s’engager ? Affaire à suivre !